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Afrique : Est ce un choix ou une insulte?
C’est avec une très grande délectation que plusieurs africains en particulier ont eu le plaisir de regarder sur les antène de la chaine Panafricaine Telesud l’ emission “Mbengué” amimée et présentée par Hortence Penda avec notre très célébrissime et emblématique Denise Epote dans le rôle de l’invité.le mercredi 17 octobre 2012.
     Date de publication: 22-10-2012   10:33:14
Je suis sûr à plus d’ un titre que beaucoup de compatriotes, comme moi d’ailleurs, ont été ravi de redécouvrir ce visage radieux, hydilique et angélique de celle qui a bercé plus d’une génération de camerounais qui naguère ne bouda pas son plaisir à écouter cette grande voie suave, magique, ensorcellant, et surtout très dynamique du micro africain et dont la beauté du style et le charme ne suscitèrent aucune indifférence. Car nous devons le dire, Denise Epote est devenu un patrimoine de l’ afrique toute entière. Symbole vivant et incarné du savoir et savoir faire feminine dans son domaine de compétence dans une afrique totalement affirmée, exemple culte et incontesté dans la discipline journalistique, modèle et source d’inspiration pour beaucoup d’africains décidés à trouver leurs marques dans une Afrique en pleine mutation, spécimen superbement réussi de “l’émigration choisi”. Aucun éloge ne pourrait lui résisté et résumer ce personage qui impose le respect et surtout beaucoup d’admiration.

Denise Epote que tous les yeux admirent et qui à titre personnel reste une grande diva du microphone et pour laquelle mon affection et mon admiration ne souffrent d’ aucune ambigüité, m a personnelle très décu.

Comme toujours sa prestation scénique hors du commun force le respect, l’ admiration et voire la convoitise de beaucoup d’ autres personnes qui auraient souhaité la compter parmi leurs concitoyens.

Ma déception, aussi légitime soit elle, s’ inscrit dans le cadre d’ une vision culturellement africaniste et que beaucoup appelerait -à tord ou à raison- “afrocentrique”.
Si nous ne savons pas où nous allons, rappelons nous au moins d’ où nous venons!

Symbole accompli de l’ intégration réussie et de” l’ émigration choisie”, Denise, que j aime tendrement ne saurait m’ expliquer (peut être avec autant de brio et maestria comme elle sait si bien le faire devant les caméras et microphones), qu’ elle ne sache pas dire “BONJOUR” en sa langue maternelle Mbo, parlée dans son départment du Moungo natal.
Choix ou insulte à toute une nation et à tous les africains en particulier ceux qui l’idolâtrent?

Je suis sans voix de me render compte qu‘ une aussi grande voix émérite du microphone et du monde de la communication balbutie et se taise devant un de nos vecteurs, outil et fierté culturelle, qui, sans se singulariser exclusivement reste avant tout notre identité absolue, socle sur lequel tout vient se greffer.

Est ce un choix ou une insulte? Seule l’interessé saurait nous répondre.au moment où nous devons faire feu de tout bois pour faire rayoner le flambeau de la diaspora africaine en général en affirmant nos valeurs culturelles et linguistiques sans se dénier.

Chaque peuple, au dela de toutes les diffences perceptibles a sa langue comme facteur d’ unification.et d’identité. Refuser de parler sa langue en se targuant des qualités dans la langue de l’autre trahi une extraversion et un rejet quasi tacite de ses racines culturelles, ce sans quoi aucun être humain ne peut exister. Ceci me rappelle bien des compatriotes, avides du soi disant modernisme, qui ignorent très fierement et volontairement leur langues maternelles qu’ils taxent de tous les vocables dégradants. N’a t- on pas à cet effet vu ces derniers temps des camerounais qui ignoraient fierement les paroles de notre Hymne national et qui psalmodiaient avec une fièrté à nulle autre pareille et surtout avec un zèle indétronable les paroles de la Marsaillaise ou du God save the queen?

Alors en plus sérieux posons nous la question de savoir quels enfants issus de la diaspora africaine nous voulons pour demain. Vous me diriez certainement: “pas des enfants qui ignorent le berceau de leurs ancètres! Encore moins ceux qui exalteraient la méconnaissance de leur origine ou de leur patrimoine culturel”.
Alors ma chère Denise Epote, souvenez vous toujours des paroles du vieux laboureurdans la Fable de Lafontaine “Le laboureur et ses enfants”. Un patrimoine est là pour que la continuité soit assurée et garantie et non pour être bradé en refusant de parler sa langue maternelle, si tant est qu’il n y aucune honte à assumer sa culture, même si personne n’a demandé de naître dans une ère geographique plutôt que dans une autre. De ce point de vue je vous saurais gré de continuer d’être ce modèle, cette personne non seulement resource mais aussi et surtout celle de qui nos enfants issus de la diapora diront aussi “Eh bien! voila une à qui nous souhaiterons ressembler” au moins culturellement parlant.
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Source: camer.be - © Love Gustave Fondjo
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