MOUVEMENT NKUL BETI
Mobilisation
2014 ou l’année de business avec l’élite Ekang/Beti
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© Maurice Ze
En ces moments de joie et de fête, nous saisissons l’occasion de vous adresser ce message de fin d'année. Que l’année 2014 soit porteuse de bonheur et de réussite à tous les amis du Mouvement Nkul Beti. Que l’année 2014 vous interpelle à fortifier votre esprit de solidarité afin d’œuvrer avec passion pour les questions humanitaires qui nécessitent une participation de tous.
     Date de publication: 29-12-2013   09:07:34
Chers amis du Mouvement Nkul Beti

Adresser ce message de fin d’année est ce que nous faisons avec grand plaisir. En effet, nous voulons surtout préserver la tradition née des mots de clôture de nos activités annuelles. Tenons ! Nous sommes à notre cinquième édition de message de fin d’année pour retracer les moments forts du mouvement, dresser un bilan de nos actions et faire des projections.

Comme moment fort du Mouvement Nkul Beti, nous notons le retour son coordinateur au Cameroun au mois de Juin de 2013. Au regard des difficultés d’autofinancement que connait le mouvement, ce retour est d’une grande importance pour mieux ajuster les actions de mobilisation localement. Il est dorénavant question de mettre en place des nouvelles stratégies qui visent surtout un meilleur positionnement du projet FIE tant sur un plan financier que matériel. Soulignons que FIE est le projet clé qui apportera des facilités d’implantation du MNB…

Que dire du bilan du MNB en cette fin d’année 2013 ? Nous sommes d’avis que notre mouvement n’a pas vraiment fait un progrès considérable en 2013. Le niveau actuel du MNB ne reflète pas ce qu’on aurait voulu déjà atteindre. On note néanmoins que MNB a une forte notoriété. Son rôle pionnier dans le rassemblement ekang lui apporte le prestige, le mérite et la reconnaissance sociale. Toutefois, la question fondamentale à laquelle nous devons urgemment trouver une réponse est le problème d’autofinancement du MNB. C’est le nerf de la guerre !

Au-delà des questions financières auxquelles MNB fait face, pourquoi son évolution actuelle ne nous donne pas satisfaction ? Nous souhaitons une vraie participation de la communauté Ekang/Beti. Il est important de toujours revenir sur les maux qui minent la société Ekang/Beti pour que les uns et les autres prennent conscience et fortifient leur esprit de solidarité et d’engagement social. Car ce n’est qu’ensemble que nous serions en mesure de bâtir un monde exemplaire et dynamique. Le peuple Ekang/Beti, notamment celui du Cameroun, se retrouve face à un certain nombre de problèmes à résoudre impérativement :
  • L’individualisme, accentué chez les uns et les autres, empêche d’agir main dans la main pour édifier des œuvres qui auront des implications positives dans le quotidien des gens. Les Ekang/Beti sont moins solidaires entre eux et ceci constitue un grand handicap pour un développement durable de leur société.

  • Le manque d’engagement et l’indifférence des uns et des autres par rapport à la résolution des problèmes sociaux communs qui exigent des prises de mesures efficaces.

  • L’élite détentrice des ressources financières se retient à développer une stratégie globale de financement des projets porteurs visant à valoriser les régions Ekang/Beti, à créer des emplois locaux et à soutenir une émergence économique locale.

  • Dans la manière d’appréhender et d’aborder les grands enjeux économiques, un certain désintéressement de la part de ce peuple fait qu’il ne profite pas des opportunités économiques largement discutées par d’autres peuples et des multinationales.

  • L’inexistence d’une culture entrepreneuriale qui n’encourage pas les créations, les innovations sociales et la mise en place des structures locales de développement.

En 2014, nous opterons pour une approche plus réaliste tout en conservant nos objectifs. Nous opterons pour une stratégie qui se résume d’une manière générale par notre capacité à pouvoir négocier avec l’élite Ekang/Beti qui détient les ressources dont nous avons besoin. Pour assurer la continuité du MNB, nous allons traiter avec l’élite Ekang/Beti en terme de business afin qu’une initiative porteuse de bénéfices pluriels telle que MNB ne meurt pas. Notre plan de négociation s’enracine autour de la mise en place d’un comité de soutien au MNB. Les membres de ce comité seront des personnes susceptibles d’apporter une contribution financière considérable au MNB. En revanche, nous leur présenteront clairement le côté Gagnant-Gagnant de l’affaire.

Notre feuille de route en 2014 n’aura donc qu’un seul objectif majeur c’est-à-dire la mobilisation des ressources financières. En fin d’année 2014, on évaluera le résultat qu’on aura atteint de la négociation avec l’élite Ekang/Beti. Dans le pire des choses, un résultat négatif entrainera l’arrêt des activités du MNB. Car ce ne sera plus explicable de passer des années sur un même projet qui n'avance pas concrètement ou qui ne fait que consommer les ressources.

Ekang du Gabon et de la Guinée Equatoriale

À maintes reprises vous avez eu l’impression que MNB vous excluait de sa trajectoire et s’occupait seulement des Beti du Cameroun. Bien que cette impression paraisse justifiée, c’est un mouvement ekang que nous bâtissons. Il vise tous les ekang.

Le fond du problème est que nous agissons en fonction de nos moyens. Les ressources ne sont pas à notre portée en ce moment. Agir simultanément dans d’autres pays ne semble pas efficace. Qu’à cela ne tienne, l’expansion du MNB (au Gabon, en Guinée Equatoriale, Diaspora etc.) est bel et bien envisagée. Ce sont des antennes locales du MNB qu’on mettra en place. Cette action nécessitera la disponibilité des ressources financières, matérielles et humaines. Toutefois, notre objectif à court terme est l’élaboration d’une charte du mouvement qui permettra la création de ces antennes dans les quatre coins du monde.

Les Ekang/Beti sont asphyxiés par le leadership et know-how bamiléké

Au nom du MNB qui se veut un mouvement avant-gardiste, après 6 mois d’observations locales par son coordinateur, c’est avec un ensemble de questions que nous revenons sur la situation des Ekang/Beti au Cameroun. Elle est dorénavant plus que préoccupante. C’est depuis plus de 5 ans que MNB pointe du doigt ce qui ne va pas chez les Ekang/Beti sans que le moindre effort ne soit fait. Aujourd’hui, le peuple bamiléké, par son dynamisme et son esprit d’organisation, vient mettre à nu la nonchalance des Ekang/Beti.

Si jusqu’à présent les Ekang/Beti se contentaient de ne pas produire d’exploits, l’année 2014 les amènera-t-ils à sortir enfin de ce « silence presque magique » qui les paralyse devant les grands enjeux économiques et de leadership au Cameroun ? Les exemples de grandes réussites bamiléké pourraient-ils pousser les Ekang/Beti à une réflexion sérieuse sur leur situation défavorable ? Au regard du leadership et du know-how bamiléké qui sont arrivés au stade d’exportation, les Ekang/Beti sont-ils en mesure de se mobiliser pour se mettre au travail afin de booster leur excellence ? Autant de questions qui montrent le degré de gravité de la chose.

Les Ekang/Beti refusent de donner le ton, d’agir ou de débattre des problèmes de leadership. Ils semblent ne pas vouloir se réveiller de leur sommeil qui fait d’eux des observateurs dans un espace camerounais où le peuple bamiléké fait des progrès considérables. Actuellement, force est de constater qu’ils sont asphyxiés progressivement sans une moindre réaction de compétitivité. On aurait attendu que des voix s’élèvent pour réclamer une nouvelle orientation, on aurait attendu une attitude nouvelle face au grand déséquilibre déjà en place, bien au contraire l’élite Ekang/Beti se tait…

À l’instar du peuple bamiléké qui a toujours su faire preuve de solidarité pour porter très haut des initiatives purement bamiléké, il est souhaitable que le peuple Ekang/Beti en fasse autant. Grâce à une forte solidarité, des produits bamiléké tels que Canal 2 international, Express Union ou l’université des montagnes (UDM) opèrent aujourd’hui au niveau international en rapportant des prix d’innovation ou en signant des accords de partenariat très stratégiques. Grâce au dynamisme bamiléké, toutes les plateformes économiques, financières et entrepreneuriales se trouvent entre leurs mains.

Nous sommes tous unanimes que le peuple Ekang/Beti doit sans plus attendre booster son excellence et commencer à contrer compétitivement la prédominance bamiléké. Dès lors, une initiative telle que MNB apparait à nos yeux comme une occasion exceptionnelle pour construire les bases d’une organisation efficace.

Le peuple bamiléké a su faire son choix, et aujourd’hui ce peuple a la main mise sur les domaines clés de la vie tels que : l’éducation, les médias, la finance, la technologie etc. Les Ekang/Beti ont aussi un choix : L’excellence ou la médiocrité. Le dynamisme ou la nonchalance.

2014, encore une année de médiocrité des Ekang/Beti ?
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Le peuple ekang
Le peuple ekang se retrouve aujourd’hui au Cameroun, au Gabon, en Guinée Equatoriale, au Congo, à Sao-Tomé et Principe, en Angola et dans la diaspora. « On parle d’environ 12 à 14 millions d’hommes et de femmes unis par une histoire, un parlé différent d’une langue la nuance est nécessaire ici, une cuisine, des us et coutumes qui leur sont propres et les différentient des autres peuples bantou. »
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