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Eglise évangélique du Cameroun : la grande mafia
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Africapresse.com - Par Germain Socrate Tanleu (Cameroun)
Les fidèles de cette branche protestante des Eglises Camerounaises sont engagés dans des contributions qui n’engraissent que les dirigeants. Piétinant ainsi la feuille de route qui avait été confiée à l’équipe qui trône actuellement à la tête de cette structure.
     Date de publication: 20-11-2014   01:06:45
C’est à une Eglise évangélique du Cameroun relookée que les observateurs de la scène religieuse, les fidèles de cette confession religieuse et surtout leurs partenaires étrangers s’étaient attendus au sortir du synode de yabassi. Tant, le message brandi par son président, Isaac Batome HENGA, comme principal crédo tranchait net avec certaines velléités qu’on avait notées jusque là dans ce milieu. « Le recentrage moral et spirituel de l’EEC » ; c’était ça le message qu’il avait brandi. Donnant ainsi à croire que la page des dérives et autres soubresauts était tournée à l’Eglise évangélique du Cameroun (EEC)

Folklore et disgrâce

Cinq ans après, celui qui préside aux destinées de cette institution est -il capable de reprendre ce message avec le même ton ? Non ! Car, plusieurs années après son arrivée à la tête de cette structure, c’est la disgrâce.

En effet le climat s’est détérioré. A cause d’une gestion qui ne privilégie que les intérêts des dirigeants et autres hauts cadres et chefs de paroisses. C’est ainsi que les fidèles sont engagés dans des contributions dont les conséquences n’améliorent que leur quotidien. En tout cas, ce sont ceux-ci qui doivent cotiser pour envoyer les pasteurs au pèlerinage par exemple ; assumer les frais de congé des pasteurs ; encadrer les veuves des pasteurs décédés alors qu’en même temps, l’institution gère un budget assez important. Les œuvres (écoles, hôpitaux, collèges, etc…) sont en piteux état. La promotion des jeunes ne s’inscrit pas dans les priorités des dirigeants. Ils sont allés chercher plusieurs retraités pour occuper d’importants postes dans certaines œuvres. C’est fort de cette désolation que les diplômés de l’enseignement supérieur, chrétiens communiant de EEC, sont obligés d’aller se battre auprès des structures où, il faut passer parfois par des méthodes peu orthodoxes, pour décrocher ne serait-ce qu’un stage académique. Aucune recommandation de la part de certains pasteurs qui brassent pourtant des centaines de chefs d’entreprises, de hauts cadres des administrations publiques, et même des membres du gouvernement dans leur communauté. On comprend d’ailleurs pourquoi l’aumônerie protestante universitaire a disparu. Un scandale. Un véritable scandale qui n’émeut personne et, surtout pas la hiérarchie de l’institution qui n’a rien à foutre apparemment. Si non, on comprend mal que les jeunes soient permanemment confrontés aux problèmes spirituels et autres drames mais, ne trouvent point de cadre approprié pour échanger avec un théologien commis pour cette tache.

Au plan administratif, c’est également une gestion à l’emporte pièce. On ne parle point de profile de carrière à l’EEC. C’est pourquoi, tout se passe comme le président souhaite. Les postes les plus importants sont réserves à ceux qui s’entendent avec « le boss ». C’est cette façon de gérer qui justifie la tribalisation du circuit de décision. D’où, la recherche effrénée du gain pour les jeunes pasteurs. Encore que plusieurs d’entre eux n’embrassent plus ce métier par vocation. A ces nombreuses rengaines, s’associent plusieurs autres casseroles. A l’instar de l’infidélité qui caractérise plusieurs d’entre ces ministres du culte. A la question de savoir pourquoi ces drames ? Certains nous on répondu qu’ils sont aussi des humains. Une façon d’insinuer que la recherche de l’objectif n’est plus le leitmotiv à l’EEC. Au contraire ! Le bénéfice passe avant tout autre chose. Le président Isaac Batome ne peut pas expliquer au public ce qui l’a emmené à modifier la constitution de cette structure lors de l’avant dernier synode et, prolonger le mandat a 7 ans. Si ce n’est une volonté se faire d’avantage du beurre même à travers les services qu’il laisserait à ses collaborateurs comme la dédicace des temples. Des services qui l’ont rendu riche, au détriment de la bonne marche des activités de l’EEC. Vraiment dommage !

Avenir sombre

A la vérité, cette chasse au gombo a fragilisé l’EEC. Au point de provoquer des départs en masse dans les rangs des fidèles. Ils se disent fatigués par cette manière dont-ils sont exploités. N’ont-ils pas raison ? Bien sûr que si ! Car, il n’ya plus de visibilité avec ces hommes. Cette politique d’arnaque et d’exploitation de l’homme par l’homme a tout assombri. Plusieurs observateurs placent désormais leur espoir sur le bureau qui sortira du synode de Mbouda. Celui de 2016 qui aura à sa tête le pasteur Richard Priso Mongolé actuellement vice Président en charge des mouvements. On le présente comme un homme dynamique. Seulement, ne tombera-t-il pas aussi dans les mêmes travers que l’actuel président ? Et les hommes pour l’accompagner dans la gestion, auront-ils la poigne nécessaire pour contrecarrer d’éventuelles frasques de sa part? Telle sont les questions qui alimentent en ce moment les débats au sein de la structure.

Ce qu’il faut dire c’est que la prochaine équipe dirigeante aura fort à faire. Tant au niveau de la restructuration que la mise en place de nouvelles stratégies pouvant aider à conquérir de nouveaux fidèles.

De toutes les façons une remise à niveau s’impose dans cette confession religieuse où, on en a eu assez.
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