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Consommation : Le Cameroun boit 80% de lait importé
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Mutations - Jean De Dieu Bidias
La production locale, qui représente pourtant la moitié de la demande, demeure essentiellement collectée de manière artisanale.
     Date de publication: 28-02-2016   05:35:16
Selon une étude de 2015, que vient de rendre publique la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat (Ccima) à Bamenda dans le Nord-Ouest, 80% du lait et produits dérivés (yaourt, fromage, beure) consommés par les ménages au Cameroun sont importés. Ce chiffre devrait pourtant être moins important, au regard de la production locale qui représente plus de la moitié (soit environ 237000 tonnes) de la demande au niveau national. Celle-ci tourne autour de 431000 tonnes par an. Les principaux bassins de production, à savoir l’Adamaoua, le Nord-Ouest, l’Ouest, l’Extrême-Nord et le Nord, produisent respectivement 78 000, 67 913, 15 086, 55674 et 13847 tonnes par an. Il faut ajouter à cela les 6780 tonnes issues du Centre, du Littoral, du Sud-Ouest, de l’Est et Sud. Mais, le secteur laitier camerounais reste confronté à divers problèmes, notamment la transhumance et la collecte artisanale du lait. L’industrialisation apparaît donc comme un impératif catégorique, pour moderniser et rendre compétitif ce secteur. Le président de la Ccima, Christophe Eken, pense que le Cameroun est capable d’inverser la tendance extravertie de la consommation du lait, avec un cheptel de laitier évalué à 1,5 million de vaches selon des chiffres de 2015.

Il est donc attenu du Programme d’appui à la production laitière nationale, en expérimentation dans les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord, des résultats probants. Le cheptel est assez important, et les conditions naturelles favorables dans la plupart des régions du pays. Dans un article publié au lendemain de la mise sur pied du Pland’appui à la production laitière nationale, Maurice Makek, médecin-vétérinaire, avait affirmé que le Cameroun avait mille et une raisons de se doter d’un projet laitier ambitieux. « Les conditions écologiques favorables qui existent dans certaines zones du territoire national n’ont rien à envier aux régions laitières des pays comme le Kenya ou l’Ouganda par exemple. Le programme laitier à mettre en place doit avoir pour objectif stratégique de combler le déficit du pays dans un délai de 15 ans (2025). Cela est possible ; de récentes études estiment qu’avec des investissements de l’ordre de 270 milliards de Frs CFA sur 6 ans (2010-2015), investissements constitués en grande partie du bétail existant, il serait possible de lancer 44.000 petites unités de production, pouvant générer près de 45.000 tonnes de lait/an », avait-il lancé.
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