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Ma théorie du crédit pour tous* ou la démocratisation du capital
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Célestin NKOU NKOU
Expert en Microfinance
cnnconsult@yahoo.fr
En proposant un crédit moyen de 100 FCFA par jour à 10 millions d’emprunteurs potentiels (le nombre d’abonnés au téléphone portable au Cameroun), cela fait quand même : 365 milliards de FCFA de ‘micro-financements’ virtuels.
     Date de publication: 03-11-2014   19:11:45
De mémoire du R.P. Engelbert Mveng : « La pauvreté révèle, de façon non déguisée, la structure profonde de la société humaine contemporaine face aux biens matériels. Cette structure est basée sur l´iniquité et la démesure. C´est malheureusement une vérité qui ne fait pas honneur à l´humanité: la totalité des richesses de notre planète est contrôlée par une poignée d´hommes qui représentent à peine les 20% de la population du globe, les 80% autres vivant dans la misère. Or, paradoxalement, c´est dans les pays riches que l´on parle le plus de la pauvreté. Ce sont ceux qui possèdent qui désirent posséder davantage. »

Sachant que la ‘fiat money’ n’existe pas, quel que soit le montant d’argent disponible, en ‘representative’ ou en ‘credit money’, sous forme de monnaie : papier, métallique divisionnaire, fiduciaire, scripturale… cette somme est convertible (partout vice-versa) en monnaie : électronique, virtuelle, ‘invisible’, ‘inodore’, ‘incolore’, ‘anonyme’, ‘insonore’, voire ‘intouchable’. Par conséquent, les mêmes monnaies sont aussi recyclables en crédits.

Sans prétendre être un Pythagore quelconque, j’avoue que les maths ne m’aiment pas même quand je les caresse. Néanmoins, je me suis retrouvé en train de gribouiller sur une feuille, les cinq théorèmes approximatifs ci-dessous, dont je laisse à mon compatriote Henri HOGBE NLEND le soin de développer et de perfectionner éventuellement la formulation :

Avec :



Pour ne citer qu’un exemple, sans décaisser ni un seul franc CFA de leurs comptes bancaires, ni sortir des sous de leurs poches, les fournisseurs d’accès au téléphone savent comment accorder à leurs multiples clients, des menus microcrédits de montants dérisoires, à très court terme. La réalisation de cette opération de recyclage d’argent sans épargne préalable, ni garantie, ni intérêt, ni frais, ni commissions est facilitée par la ‘magie’ des TIC. Et les clients, de surcroît ceux des classes pauvres, remboursent normalement, intégralement et insensiblement. Ceci est un prodige dans un pays où le non-remboursement est devenu la règle. Techniquement parlant, à travers des simulations financières et technologiques simplifiées, les opérateurs de téléphonie mobile créent donc de la monnaie eux aussi à l’instar des banques.

En proposant un crédit moyen de 100 FCFA par jour à 10 millions d’emprunteurs potentiels (le nombre d’abonnés au téléphone portable au Cameroun), cela fait quand même : 365 milliards de FCFA de ‘micro-financements’ virtuels. Même si la devise utilisée ne se présente que sous la forme invisible et insaisissable de crédit de communication, elle demeure transférable et transformable. Dès lors elle peut toujours servir à quelque chose d’utile. Elle peut toujours répondre à un substantiel besoin économique. Nous avons démontré dans une précédente analyse que : Le Besoin est la différence entre la Situation de Finance Inclusive Désirée et la Situation de Finance Classique Actuelle, qui se traduit par la formule arithmétique suivante : SFID – SFCA = B. Connaissant désormais la théorie qui nous permet de trouver le Besoin, il suffit maintenant de rechercher les éléments qui nous conduisent à formuler que SFID soit égale à SFCA, et nous aurons : SFID – SFCA = Zéro Besoin.

Afin de démocratiser l’accès au Crédit (ou au Capital), il paraît qu’il faut passer par l’inclusion financière. Mais, dans quel tiroir se trouve donc coincée la noble Stratégie Nationale de la Finance Inclusive du Cameroun, laquelle peut être déclenchée par un seul petit emprunt obligataire ?
*N.B. :
Ma conviction est la suivante :

  • Puisque l’argent n’a pas de tribu, le capital n’a pas de catégories socioprofessionnelles.
  • Un microcrédit peut aider un individu.
  • Un prêt meso peut ‘changer’ une vie et une famille.
  • Plusieurs microcrédits peuvent renforcer une communauté.
  • Des milliers de crédits peuvent transformer tout une économie.
  • Le crédit est une industrie et un levier de croissance : du pouvoir d’achat, de la consommation, de l’amélioration potentielle de l’espérance de vie, du niveau et des conditions d’existence des popultions.
  • Ne pas faire crédit, c’est pratiquer de la thésaurisation.
  • Thésauriser de la monnaie fiduciaire ne met pas à l'abri de la dévaluation.
  • Plus les opérateurs de téléphonie accordent les crédits, plus les gens appellent, abonnés ou non-abonnés.
  • Plus la consommation du téléphone augmente, plus le chiffre d’affaires et les marges de profit croissent chez les fournisseurs d’accès au téléphone.
  • Cette théorie est valable tant pour les opérateurs de téléphonie mobile, que pour tous les établissements financiers prêteurs et assimilés, toutes catégories confondues.

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