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L’avocate Lydienne Yen Eyoum a été libérée
Condamnée à 25 ans de prison par la Cour suprême du Cameroun, pour détournement de fonds, l'avocate Lydienne Yen Eyoum a été libérée sur décision de la présidence. Selon son avocate Caroline Wassermann, elle est sortie de la prison de Yaoundé lundi dans la soirée.
     Date de publication: 05-07-2016   13:44:49
« Une remise totale de la peine restante à purger est accordée à Yen Eyoum Lydienne Annette, épouse Loyse, condamnée à 25 ans de prison pour détournement de deniers publics », a écrit le président Paul Biya dans un décret présidentiel lu lundi soir à la radio d’État.

Lydienne Yen Eyoum était en détention à la prison de Kondengui, à Yaoundé, depuis 2010. L’avocate, qui a toujours nié les faits, avait été arrêtée dans le cadre de l’opération anti-corruption « Épervier », lancée en 2006 par le président Paul Biya.

« Je pense qu’elle va venir en France. Nous avions des informations (sur une possible libération) mais nous ne pensions pas que cela se ferait si vite », a ajouté Me Caroline Wassermann, qui a précisé que sa cliente avait été prise en charge par l’ambassade de France. « Il va y avoir un temps nécessaire au retour à la vie », ajoute l’avocate française, qui n’a pas caché son contentement.

Les juges du Tribunal criminel spécial puis de la Cour suprême avaient déclaré Lydienne Yen Eyoum coupable d’avoir détourné 1,077 milliard de FCFA (1,5 million d’euros) dans le cadre d’une opération de recouvrement d’anciennes créances auprès de la SGBC, filiale de la banque française Société générale. Les enquêteurs lui reprochaient d’avoir gardé la moitié de la somme recouvrée.

Pressions des Nations unies et de la France

Saisies par la défense de l’avocate après la confirmation de sa condamnation, les Nations unies avaient estimé, en juin 2015, que l’arrestation et la privation de liberté de Lydienne Yen Eyoum depuis 2010 étaient « arbitraires ». Le groupe de travail auteur de cet avis demandait au Cameroun de prendre les mesures « pour remédier au préjudice matériel et moral » subi par l’avocate franco-camerounaise.

La France avait également plaidé depuis de nombreux mois pour une remise en liberté de l’avocate, qui a obtenu la nationalité française en 2010. L’affaire avait notamment été au menu de la dernière visite de François Hollande au Cameroun, lors de laquelle le chef de l’État s’était entretenu en tête-à-tête avec le président Paul Biya.
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