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Loi électorale: Les évêques exigent des reformes
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© Théodore Tchopa | Le Jour
L'épiscopat camerounais suggère entre autres l'intégration du calendrier électoral dans les textes organisant les élections.
     Date de publication: 06-10-2013   07:46:17
Le 30 septembre, les Camerounais sont allés aux urnes pour choisir leurs élus locaux. 48 heures après, la Conférence épiscopale nationale des évêques du Cameroun (Cenc) a, dans une déclaration préliminaire, émis son avis sur le processus électoral au Cameroun avant et pendant ce double scrutin. La Cenc par la voix de son président en exercice, Mgr Samuel Kleda, qui a donné un point de presse mercredi à Douala, en compagnie de Mgr Antoine Ntalou, le président de la commission nationale Justice et Paix, se dit globalement satisfaite de l'organisation. «La Cenc est en mesure d'affirmer que les élections législatives et municipales du 30 septembre 2013, ainsi que les opérations qui les ont précédées se sont déroulées dans des conditions généralement acceptables, qui ne remettent pas en cause leur sincérité», écrivent les évêques.

Les évêques pensent que l'introduction de la biométrie, une technologie de pointe expérimentée pour la première fois, constitue une avancée dans le processus électoral. Toutefois, ils dénoncent la contrefaçon des cartes électorales biométriques. «Leur utilisation éventuelle porterait un coup à la transparence du scrutin», notent-ils. L'épiscopat déplore la difficile application de la loi électorale en vigueur et suggère son amendement «pour aménager des délais raisonnables pour le dépôt, la proclamation et le contentieux sur les candidatures». «Même la Cour suprême, agissant comme Conseil constitutionnel, a largement dé¬passé le délai de cinq jours légaux prévus pour vider le contentieux sur les candidatures après saisine», déplore la Cenc.


Calendrier électoral

Pour éviter l'effet de surprise qu'a suscité la convocation du corps électoral, l'épiscopat réitère l'introduction dans le code électoral des dispositions précises sur le calendrier électoral.

Comme irrégularités, les 471 observateurs mandatés par les évêques ont constaté l'usage par certains candidats des véhicules administratifs, l'utilisation par un candidat du fichier Elecam pour envoyer des messages de campagne à tous les détenteurs de carte électorale de sa circonscription, la confusion des destinations des matériels électoraux, des heurts entre partis politiques. Ils relèvent en outre que les listes électorales, malgré la désignation des bureaux de vote, n'ont été affichées que le jour du scrutin. «Ce qui a été à l'origine de nombreuses difficultés et de confusion chez quelques électeurs qui ont pris d'assaut différents centres de vote: il leur était souvent ardu de retrouver leurs bureaux de vote. Dans d'autres bureaux de vote, certains électeurs en possession d'une carte d'électeur ne trouvaient pas leur nom sur la liste d'électeurs du bureau de vote indiqué sur la carte», souligne la Cenc.
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