MOUVEMENT NKUL BETI
Mobilisation
Les nouveaux médias et l’abondance qui nuit
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© Maurice Ze
Le temps où s’exprimer était encore un luxe est bel et bien passé. Les médias classiques et établis sont face aux nouveaux acteurs qui savent se servir des nouvelles formes de communication. Le paysage médiatique africain connaît ainsi des mutations et le métier de journalisme se redéfinit en créant parfois une abondance en Informations qui nuit.
     Date de publication: 05-12-2012   13:02:51
De nos jours le monde médiatique se sert de plusieurs instruments pour vulgariser ou propager l’information. L’imprimerie qui demeure toujours une méthode coûteuse de publication s’est vite retrouvée devant une concurrence des moyens d’expression basée sur l’électronique. Internet, dont la vraie utilité en Afrique tarde encore à venir, est devenu l’instrument central et presque obligatoire de communication et d’expression. Le téléphone portable, le Smartphone, les emails, les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter, les forums en ligne, les Messengers, les vidéos et d’autres formes d’inventions communicatives nous montrent que la manière de propager l’information est plus flexible de nos jours permettant ainsi à des millions d’Africains de participer à un dialogue global. Remercions donc l’évolution de la technologie qui nous met dans un état à organiser facilement et rapidement les informations à travers de nouvelles formes d’expression.

Toutefois, cette évolution positive des moyens d’échanges et de dialogue nous confronte à l’évaluation d’un éventuel bénéfice apparent d’une communication sans restriction. En plus, compte tenu de l’état des lieux dans le continent noir, l’Afrique est-elle disposée à profiter de la même manière de cette communication que les pays avancés ? C’est évident que chacun répondrait par NON. Plusieurs raisons désavantagent l’Afrique à ce niveau en commençant par les infrastructures qui sont moins performantes et pas disponibles partout. Au-delà de ce problème d’infrastructures, au regard de ce qui se déroule dans les réseaux sociaux et chez les promoteurs des sites africains, il est important d’approfondir la réflexion autour des nouveaux médias qui naissent grâce à l’internet. Car nous sommes visiblement face à une abondance en Informations qui parfois nuit, produite par ces médias.

L’objectif que nous poursuivons n’est pas de mette à nu le mal qui provient des réseaux sociaux tel que Facebook et de certains sites africains pratiquant du journalisme en ligne. Notre but est de présenter les faits tels que nous les percevons. Posons-nous cette question, s’il est possible que le vrai journalisme soit sur le point de disparaitre en Afrique à cause des moyens techniques toute nouvelles que nous offre la communication pour diffuser l’information ? A cause d’une utilisation abusive de la communication et parfois non adaptée ou inacceptable, courons-nous le risque de vivre un jour une sorte de désinformation totale ? Le chaos dans la manière d’informer en Afrique est-il déjà programmé ? Donner une réponse exacte à ces question c’est pratiquement impossible si on tient compte des diverses orientations que connaît la communication. Mais abordons le problème posé ici en nous référant aux expériences faites, car en tant que promoteur d’un média en ligne, nous jetons aussi un œil critique sur la manière de diffuser l’information aujourd’hui.
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Facebook ou l’abondance qui nuit ?
Reprenons ce que nous avons déjà eu à dénoncer plusieurs fois. En effet, le monde de la communication est venu bouleverser le monde du journalisme en apportant d’autres manières de s’exprimer et d’atteindre un très grand public. Il suffit tout juste de poster un message sur Facebook pour qu’à la minute qui suit, des millions de personnes prennent connaissance de ce message. La même facilité avec laquelle on publie les textes nous permet aussi de vulgariser les photos et les vidéos. Chacun a les moyens de produire et de vulgariser l’information, et les journalistes de métier sont obligés de mener un combat de visibilité sur Facebook. Les observations faites nous montrent que les photos, les vidéos et les textes publiés redéfinissent une nouvelle manière de s’informer et d’écrire. C’est ainsi que les vrais journalistes sont obligés de se réorienter à cette nouvelle forme de communiquer.

Chacun est pressé de publier ses dernières photos, sa dernière vidéo. Même lorsque les images sont de mauvaise qualité, c’est important que le public de Facebook soit informé en « temps réel ».

La révision qui est une composante obligatoire du métier de publication, ne joue presque pas un rôle sur Facebook. Aucun moyen de contrôle effectif pour stopper certaines informations en circulation sur Facebook dans la mesure où on ne peut que réagir après que des millions de personnes aient pris connaissance d’une information postée. Les Africains, qui progressivement ne connaissent plus une certaine éthique, ne pensent plus à préserver certaines mœurs de la tradition africaines. Nous le constatons, une bonne quantité des photos publiées sur Facebook par les Africains nous donnent du dégoût. C’est un cri d’alarme ! Où avançons-nous avec cette nouvelle forme d’informer la communauté ? L’impression que nous avons c’est que certains Africains sont prisonniers des satisfactions sexuelles. La grossièreté et la banalité sont à l’ordre du jour… en un mot, c’est tout ce qui est mauvais qui intéresse de plus en plus cette classe de personnes.

Il y a un grand malheur dans tout ça, même ceux qui souhaitent une information contrôlée sont contaminés sans qu’ils ne le veulent et pour cause : ils ont les mains liées et presque impuissants devant une automatisation de l’information : une photo ne respectant pas les normes de la société, si jamais elles existent encore, ne pourra être retirée de la circulation que lorsque certaines personnes se plaindront. Mais avant qu’une requête ne soit effective ici, des millions de personnes auront déjà vu ladite photo.
Les promoteurs de Facebook expliqueront naturellement que c’est pour cela qu’il est conseillé de bien choisir ses amis. Est-il vraiment possible de ne pas recevoir les postes des « mauvais amis » ? Savons-nous exactement qui peut être un porteur de la mauvaise information sur Facebook ? Nos observations montrent que même des personnes éveillées se laissent entrainer dans ce chaos en informations en devenant elles-mêmes des « mauvais amis » et porteuses de mauvaises informations.

Il est possible de démarrer une campagne abusive ou de diffamation contre une personne, une personnalité sans que la concernée ici aient effectivement les moyens de stopper ce genre de campagne – de toute façon, les dégâts sont d’abord produites même si on stoppe très tôt possible cette campagne. Le risque est là de se retrouver un jour face à une société africaine incontrôlable qui sévit dans les réseaux sociaux.

Avec le « I LIKE », sommes-nous en mesure d’en tirer profit pour une Afrique qui respecte encore des valeurs culturelles qui font leurs preuves depuis des siècles ? Le « I LIKE » nous donne-t-il vraiment la garantie que nous sommes en train de nous informer de la meilleure façon ? L’Afrique des informations authentiques et précieuses est-elle mal partie avec cette jeunesse africaine qui célèbre sans restriction son indépendance dans les réseaux sociaux ?

Nous déplorons que même certains intellectuels, écrivains et journalistes africains s’alignent derrière cette manière de produire l’information. Pourtant nous attendons d’eux de mieux canaliser cette jeunesse africaine souffrante d’orientations et en manque de valeurs morales. Encore plus pire, une certaine élite africaine bien instruite se sert de cette facilité de communiquer et de dispenser l’information pour entamer une sorte de règlement de comptes. Voire même participer ouvertement à la poussée du néo-tribalisme. Eh oui tout ça c’est Facebook.

En aucun cas nous ne renions la facilité que Facebook propose aux Africains pour s’informer et discuter avec les amis, les membres de la famille et autres, toutefois notre regard ici porte sur les inconvénients d’une communication qui n’est pas régie par la révision et le contrôle. Facebook facilite largement la communication mais tue en même temps la manière de penser, d’écrire et de produire des informations authentiques et précieuses.
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Les mutations dans le monde des médias africains
Dans le monde actuel, nous pouvons être lecteur et rédacteur en même temps. Nous n’attendons plus que nous soyons informés par un média établi, nous produisons nous-même les informations et les vulgarisons aussi très rapidement. Ce qui est valable pour la presse écrite est aussi valable pour la télévision car la technologie nous permet aujourd’hui de diffuser des contenus de toute forme.

Dans le cas de l’Afrique, les mutations médiatiques se produisent lentement à cause des moyens de diffusion et des infrastructures de communication qui font défaut. Toutefois, la tendance médiatique est incontournable, les médias ne sont plus une question de monopole. Pour s’établir dans le monde des médias, nous n’avons plus besoin d’investir de gros moyens car c’est le savoir-faire sur le plan de la communication qui fixe dorénavant le chemin à suivre. La course aux medias est ouverte à toute personne ayant un savoir-faire sur le plan de la communication !
C’est à observer que la majorité des nouveaux médias qui naissent en Afrique grâce à Internet n’est pas localisée dans le continent noir, étant donné que les WEBSERVER de ses médias ne se trouvent pas en Afrique.
Les nouveaux médias africains ne sont pas contrôlables et la censure ne les fait pas peur dans la mesure où ils diffusent des quatre coins du monde. A priori une très bonne chose, les peuples africains consomment l’information tel qu’elle est produite. Mais les dessous d’un monde médiatique sans structure et sans règles à respecter nous mettent devant d’autres formes de problèmes : la manipulation de l’opinion, la perte de qualité en informations, la naissance de nouvelle idéologie telle que le tribalisme virtuel etc.

Les idéologies qui se forment autour des nouveaux médias décideront de l’avenir de ceux-ci. Un problème camerounais qui nous montre l’importance des idéologies est le tribalisme et la poussée des ressentiments ethniques. C’est à observer que certains médias ont clairement définit leur rôle en faisant la promotion de telle ou telle ethnie. Nous n’avons rien contre. Mais lorsqu’autour de cette promotion se forme une idéologie néo-tribaliste, les nouveaux médias deviennent automatiquement une abondance qui nuit.

L’exemple du Mouvement Nkul Beti avec son média NKUL BETI CAMER est très adéquat pour comprendre la mutation qui a lieu au niveau des médias. Le Mouvement Nkul Beti vient s’imposer dans le paysage médiatique camerounais pour une raison simple : MNB a défini sa philosophie ; MNB a le savoir-faire ; MNB se sert de la technologie pour former l’opinion.
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Les sites d’informations en ligne
L’abondance des sites d’informations en ligne nous fait aussi prendre du recul par rapport à la facilité de communiquer aujourd’hui. Quels sont les sites qui nous offrent des informations de qualité ? Une question qui devient progressivement difficile à répondre vu le nombre assez élevé des sites. Les consommateurs africains se trouvent ainsi devant un problème de choix des sites préférés. Surtout que les même informations, les mêmes articles se retrouvent généralement publiés dans la plupart des sites. C’est évident que les sites d’informations en ligne tuent à la longue le vrai journalisme et mettent les journalistes africains par vocation devant un problème existentiel car ils deviennent eux-mêmes une abondance qui risque de ne plus jouer le rôle sociétal qui lui est attribué.

Les sites naissent « en masse » et sans une vision bien définie. Nous avons à faire ici à un phénomène qui a tendance à nous faire oublier que la promotion des sites d’informations exige un minimum de savoir-faire et un certain professionnalisme. C’est très bien que l’offre soit « en masse », toutefois cette abondance en informations met à nu le grand problème africain qui se situe au niveau d’un manque de savoir-faire. L’ignorance par rapport à la conception, la mise en œuvre et la promotion d’un site web ne contribue pas à l’amélioration de la qualité de l’information diffusée. Certains promoteurs des sites d’informations oublient que l’ergonomie, le design, la manière de présenter l’information etc. contribuent à une bonne qualité de l’information.

Regardez sur le plan technique ce que la majorité des sites camerounais propose aujourd’hui ! Ce n’est pas du tout de la qualité. Il faut du know how pour proposer la qualité et ce n’est malheureusement pas le cas dans le paysage médiatique camerounais. Le géant Facebook nous montre que la technologie influence énormément la manière de vulgariser l’information. Dès lors, les sites africains d’informations sont conseillés de se perfectionner sur le plan technique afin de mieux valoriser l’information.

« En toute honnêteté intellectuelle, nous devons éviter de devenir spécialiste partout et en tout, lorsque nous ne possédons ni assez d’arguments, ni beaucoup de compétences dans tel ou tel domaine. Ensuite, il est normal de laisser (à César ce qui est à César), le travail des spécialistes aux spécialistes, et de sortir de cet angle où chacun croit être en mesure de promouvoir un site internet ».
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Facebook, une menace directe pour les sites africains ?
Ses différents forums qui se créent sur cette plateforme sont vus comme des concurrents directs des sites africains. A priori une très bonne chose de créer des forums sur Facebook, les gens peuvent dialoguer sans restriction et faire circuler des informations. Toutefois, en même temps, on tue l’effort africain dans la mesure où les sites africains perdent progressivement leur clientèle au profit des groupes crées sur Facebook.

C’est à observer, pour s’informer en ligne, les Africains se connectent de préférence sur Facebook et passent la majorité de leur temps sur cette plateforme au détriment des sites africains. Nous craignons que les sites africains d’informations disparaissent progressivement.
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Les nouveaux acteurs du journalisme
Les journalistes par vocation n’ont généralement pas de moyens pour s’approprier le matériel de vulgarisation d’informations. Ils sont donc soumis à une certaine conduite, qui dans certains cas, n’est pas appréciée par eux. Dans le cas de l’Afrique, ils sont généralement soumis aux règles que les propriétaires des médias fixent. Et dans plusieurs pays africains, ces règles tournent autour de l’argent et de la corruption. Avec la nouvelle forme de communication que nous vivons, les choses ont complètement changé, les nouveaux acteurs du journalisme ont fait leur apparition. Et ils opèrent dorénavant sans soumission.

Les nouveaux propriétaires des médias font leur entrée grâce à la communication facile et l’avancée de la technologie. Ils sont les derniers à décider sur l’information à publier car c’est eux qui détiennent les moyens d’expressions et le matériel de publication (la technique). Tout comme dans les médias classiques, les nouveaux propriétaires ne peuvent pas être neutres dans la mesure où ils ont une idéologie qu’ils préconisent. Ils influencent l’opinion en faveur d’une mission ou des buts cachés. Il faut souligner ici que sur Facebook, certains groupes créés sont vus comme des médias qui poursuivent des objectifs bien précis. C’est ainsi que nous vivons des campagnes de désinformation avec des groupes virtuels qui ciblent minutieusement leurs buts. Des lobbies politiques se mettent sur pied pour redéfinir l’information à leur profit. Les penseurs de Facebook qui ont mis en place la fonction « journal » ont directement donné à chacun la possibilité de créer son propre journal, sans oublier la fonction « page » et ses implications. Un exemple qui argumente ce que nous exposons ici est la page AGRIBIS que nous trouvons très bien. Voilà un nouveau média sérieux qui n’existe que sur Facebook pour le moment. AGRIBIS nous montre comment c’est facile de nos jours de créer un média sans toutefois investir pour rentrer en possession des infrastructures.

Les relayeurs d’informations se chargent seulement de distribuer les informations à leurs clientèles. Avec l’arrivée d’internet, il est devenu très facile d’être relayeur d’informations. Il suffit par exemple de se créer gratuitement un compte utilisateur sur Facebook pour devenir relayeur d’informations, en faisant seulement circuler les liens internet des articles produits par des médias ou écrits par des journalistes. Généralement on retrouve des relayeurs sur Facebook inscrits dans plusieurs groupes pour atteindre le plus grand nombre de personnes possible. Bien évidemment un relayeur peut aussi poursuivre des objectifs bien définis ou cachés.

Les intellectuels font fortement concurrence aux journalistes par vocation. Ils sont venus troubler le beau monde du journalisme. Les intellectuels qui produisent à un rythme régulier deviennent aussi des journalistes de ce monde qui nous offre des moyens d’expression faciles et gratuits. C’est ainsi qu’un article rédigé par un intellectuel va se retrouver publié sur plusieurs sites sans que l’auteur ne fasse trop d’efforts pour cette publication, grâce à des mécanismes qui se sont développés avec l’arrivée d’internet : relayage d’informations, copiage d’un site à un autre etc. Les intellectuels qui ont des messages à passer ou qui mènent une campagne ont vite compris les avantages que les multiples sites d’informations offrent. Ils sont dorénavant assis devant les claviers d’ordinateur pour influencer l’opinion et critiquer les gouvernements africains. Les intellectuels mènent aujourd’hui une très grande campagne contre les dictateurs africains qui tardent à démocratiser leurs pays. Les vrais journalistes ont été repoussés au second rang, d’ailleurs les intellectuels les montrent du doigt de ne pas mieux assumer leur rôle dans la société.

Les acteurs à l’ombre qu’on ne connait pas mais qui influencent l’opinion. Les politiciens par exemple se servent de cette forme de journalisme pour faire accepter leurs idéologies politiques. Vous verrez que sur Facebook des gens s’enregistrent sous des pseudonymes dans plusieurs groupes avec un seul but, influencer le public au profit d’un politicien. Ils sont tellement bien organisés qu’on a l’impression de vivre une opération-commando. C’est la nouvelle guerre politique dont certains politiciens ont vite compris l’importance.

Remercions donc l’évolution de la technologie d’avoir introduit la communication facile dans nos vies malgré tous ces inconvénients.
The Independent.
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