MOUVEMENT NKUL BETI
Mobilisation
Une question de leadership : Les millionnaires et milliardaires Beti ont intérêt à encourager les porteurs de projets prometteurs
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© Maurice Ze
Les beti détenteurs d’énormes ressources doivent se responsabiliser en soutenant financièrement les initiatives ekang. C’est la meilleure façon d’investir, et parallèlement d’assurer l’existence du peuple ekang.
     Date de publication: 18-11-2012   08:43:24
En me levant ce matin, très tôt, l’envie me vient de crier subitement au secours car voilà l’histoire d’un ekang à qui on refuse visiblement de l’aide dont il a tant besoin pour mener une action profitable pour tous. L’hiver tant attendu s’annonce très froid pour les beti. Nous sommes tous unanimes que nous avons signé un pacte avec le diable depuis belle lurette en refusant d’investir financièrement sur les projets ekang.

Est-il question ici de l’histoire commune aux Camerounais ? Nous le savons tous que dans ce pays, la compétence, l’excellence et le mérite ont été dévalorisés. Donc à priori une chose normale que les porteurs de projets prometteurs ne trouvent pas de maisons d’accueil ni d’écho sur un terrain hostile à la modernité. Toutefois, le message que je voudrais passer est particulier puisque je m’adresse directement à l’élite beti, détentrice des ressources que nous recherchons en vain. Les millionnaires et milliardaires beti ont apparemment oublié que l’argent doit circuler, que seul à travers des investissements dans les PME par exemple, nous serions en mesure de fortifier le BETI ECONOMIC EMPOWERMENT (BEEM). Une situation très alarmante pour les créateurs et pour toute personne ambitieuse sans fond propre.

Au moment où le consultant Célestin Nkou Nkou remet en question la manière d’encourager ou de promouvoir les PME au Cameroun, cf. Perspectives MNB No 4, Lisez cett édition de Perspectives MNB en cliquant ici, je reviens sur la question du leadership ekang au Cameroun en rapport avec l’encouragement des initiatives ou des activités créatrices d’emplois. On cherche en vain un cadre de financement des activités ekang au Cameroun. En effet, sur le plan de la mobilisation des ressources financières, il n’existe presque pas d’issue à choisir pour les ekang. C’est très alarmant !

Pourrait-on parler d’une manière efficace à mettre en place pour que les beti entrepreneurs rentrent en possession des capitaux financiers ? C’est clair que les beti doivent procéder autrement pour soutenir les idées (moteurs économiques et créateurs d’emplois). Sur le plan local, les banques et les établissements de microfinance octroieront difficilement des crédits aux beti, considérés comme des « mauvais hommes d’affaires ». En plus, pour des projets de grande importance et pleins d’enjeux géopolitiques géoéconomiques, les établissements financiers vous claqueront la porte au nez en tant que beti. La réalité camerounaise que personne n’ose crier à haute voix montre que l’appartenance ethnique devient rapidement un critère pour qu’on n’octroie pas des crédits.

Dans le cas du Mouvement Nkul Beti, ce projet doté d’une brisance géopolitique et géoéconomique, la mobilisation des ressources financières demeure l’équation encore non résolue, surtout que les beti ne sont pas propriétaires des établissements financiers au Cameroun. L’avenir des entrepreneurs beti est n’est pas noir mais l’hiver s’annonce très froid pour eux. Le chemin du BETI ECONOMIC EMPOWERMENT ou de l’émergence économique s’annonce très long surtout qu’une bonne partie de la communauté beti n’appréhende pas encore les avantages de ce que j’ai toujours appelé la solidarité moderne.

La question des ressources financières est devenue mon compagnon de tous les jours, elle affecte directement mon rythme de travail et l’évolution de MNB. En ce moment, le beti-pessimisme a tendance à m’envahir à ce sujet. Après avoir accompagné le MNB dans son évolution avec mes propres ressources, ma marge de manœuvre pour ce projet s’est totalement rétrécie. J’aurais attendu un soutien considérable de l’élite beti soucieuse de former le leadership ekang. J’aurais attendu que l’élite beti, détentrice des capitaux, use de la solidarité moderne pour venir en aide au MNB mais mes cris d’alarme n’ont pas atteint l’esprit de cette élite. Eh bien même le Coordinateur de MNB a des forces limitées dans la mesure où on ne peut pas tout influencer en sa faveur. Après au moins 4 ans de sensibilisation non-stop, mon constat sur la société ekang du Cameroun n’est pas positif, l’hiver s’annonce très froid. Visiblement les ekang du Cameroun ont signé un pacte avec le diable !

Pourquoi les initiatives ekang du Cameroun sont condamnées à mourir même lorsqu’elles sont innovatrices ou peuvent créer des centaines d’emplois ? Eh oui les ressources et toujours les ressources, sans elles on va difficilement avancer.

Bien que je sois du même avis que le consultant Célestin Nkou Nkou qui remet en cause la démarche du gouvernement camerounais en ce qui concerne les PME, je crois aussi que nous devons nous organiser autrement pour mobiliser les ressources. Il y a visiblement une élite beti qui détient assez de capital financier, elle doit se regrouper pour permettre l’émergence économique beti.

En réalité, tout comme un bon nombre de beti, je suis coincé à cause d’un manque de ressources financières. Je crois être en mesure de dire que j’ai fait mes preuves. C’est depuis belle lurette que je fais du « One Man show » en passant par l’excellence et la perfection pour réveiller cette élite millionnaire pour qu’elle prenne enfin le devenir des beti en main, mais en vain. Si jusqu’à l’heure actuelle MNB et son promoteur n’ont toujours pas reçu le soutien financier de l’élite millionnaire, il est fort probable que le « Cameroun de Demain » se reconstitue sans la participation des ekang.

Où sont passés les millionnaires et milliardaires beti ? Où sont passés les valeureux hommes et femmes de ce peuple ? Ces questions méritent d’être posées. Sur ma page facebook je dis : « Les plus éveillés de la société africaine m’aideront ». L’élite millionnaire beti n’est-elle pas éveillée ? Chacun applaudit mais aucune personne n’est prête à agir concrètement. Qu’est-ce qui ne va chez cette élite qui ne se rend pas compte de la nécessité de l’heure ? La question du leadership ekang au Cameroun est plus que jamais actuelle. Une question existentielle qui risque même de faire exploser tout le Cameroun semble ne pas avoir de priorité chez le concernés eux-mêmes.

Je lance un appel à toute la communauté ekang du Cameroun de se lever et de faire usage de son existence sur la terre. Il est inadmissible, qu’une initiative telle que MNB ne soit pas soutenue. Il est aussi inadmissible que les beti porteurs de projets soient totalement bloqués dans ce pays à cause d’un manque de ressources et du monopole dont certains voudraient à tout prix conserver.

Le leadership ekang doit se former pour encourager les porteurs de projets qui ne trouvent pas d’issue au Cameroun. Comment ça marche ?
  • En finançant la création des structures locales de développement
  • En finançant la création d’emplois durables et l’augmentation des revenus de la population
  • En participant à la lutte contre la pauvreté, l’ignorance et le chômage en vue de l’amélioration des : niveau, cadre et conditions de vie (accès à l’eau potable, aux soins de santé et à l’éducation pour tous, aux énergies renouvelables, à l’électricité, aux TIC, aux voies de communication, etc.)
  • En aidant la diaspora beti à s’impliquer au développement du Cameroun (transfert des biens, des fonds, des infrastructures, des savoirs, du savoir-faire, du savoir-être)


Si MNB a été cité comme un projet qui risque de mourir par manque de ressources, une autre initiative ekang dans le domaine de la microfinance risque aussi de s’éteindre. En effet, avec mon partenaire, mentor, père et ami Célestin Nkou Nkou, nous avons développé des produits pour améliorer le service de la microfinance dans ce pays. Une très bonne initiative qui encourage le partenariat ekang, qui créera des centaines d’emplois et enfin qui montre l’excellence du peuple ekang. Etant confronté à de nombreuses difficultés tels que l’acquisition du capital et aux aspects liés au monopole que certains voudraient à tout prix conserver, nous avons besoin d’aide de l’élite ekang. Malheureusement celle-ci ne peut nous apporter aucun soutien ici, d’ailleurs qu’elle n’est pas organisée dans le monde des affaires, et elle ferme les yeux sur les grands enjeux du Cameroun.

Depuis un an, deux Ekang (Maurice Ze et Célestin Nkou Nkou), porteur d’un projet prometteur (CRRC : Centrale de Risques et des Renseignements Commerciaux), cherchent à rentrer en contact avec le Gouverneur de la BEAC (Lucas ABAGA NCHAMA), sans résultat. Contrairement à l’hostilité aux innovations dont le Cameroun fait preuve, un an après qu’on ait mis ce projet sur pied, la BECEAO (Banque des états de l’Afrique de l’ouest) comptant 8 pays a lancé la réalisation d’un projet semblable au nôtre, bref avec les mêmes objectifs. Il faut rappeler ici que la BEAC et la BECEAO représentent deux institutions financières similaires. Donc voilà une réalité amère qui empêchent les innovations au Cameroun, et met à l’œil nu les dessous du monde ekang. Sinon comment expliquer que la BECEAO soutienne la réalisation d’un projet semblable sur lequel nous travaillons une année en avance. C’est inacceptable que deux Ekang ayant une avance technologique de 12 mois en moyenne soient bloqués dans ce Cameroun qui a besoin de tout effort pour se vitaliser.
Au moment où nous sommes dévoués à booster l’excellence du peuple Ekang, je crie au scandale ! Et je préviens les beti de l’apocalypse qui les entend dans le « Cameroun de Demain ». Ce Cameroun que nous croyons loin de nous, pourtant qui se trouve devant nos portes.

En conclusion, l’élite millionnaire beti a le devoir de mettre tout en œuvre pour faciliter l’émergence économique beti.

The Independent
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omgba  18-11-2012   /13:10:15 | Une question de leadership
A mon humble avis, un appel comme celui-ci est difficilement recevable
non pas sur le contenu du projet mais sur la stratégie de communication.
Cette opération devrait se mener en réseau. Par exemple approcher une ou deux personnalités (Ekang)ayant un carnet d'adresse et pas forcément en activité, se faire introduire. Il y a trop de méfiance au Cameroun, les gens se posent la question de la fiabilité de la structure de gestion de ces fonds. Les milliardaires Beti risqueraient difficilement leurs fonds c'est une question d'aversion au risque et non de tare structurelle du Beti. Il faut la preuve par un projet pilote pas très coûteux.
des gens comme professeur Joseph Owona sensible à la cause et se faire introduire chez d'autres ainsi de suite.
Abaga Nchama en (ewono Ebega Ntsama)est très exposé et récupère cette fonction dans un contexte sensible avec toute la méfiance du Cameroun.
Commencer par un projet pilote ex. collecte des fonds pour la construction d'une école moderne. Une initiative localisé de microfinance réduite à un ou deux villages avec des fonds limités issus peut être simplement de la diaspora.
Un projet de microfinance ne nécessite pas des fonds importants au départ, l'expérience de Mohamed Yunus (l'inventeur du micro crédit) est édifiante à ce titre. Le projet devrait procéder par extension à partir d'un projet pilote localisé sinon on plonge dans la théorie.
Autre possibilité se rapprocher de partenaires hors du Pays (Allemagne, France ...)sous la forme d'une initiative locale d'aide au développement (pas forcément exclusif aux Ekang) ensuite développer et transformer
S'associer à un nom qui suscite la confiance et accrédite le projet (voir certains Européens ou Americains de la micro finance ex. Jacques Attali) peut être plus accessible qu'un Gouverneur de la BEAC.
Enfin il faut rencontrer ces Africains de l'ouest qui l'ont réussi et en tirer des enseignements
Contact: abenah@wanadoo.fr       abenah@wanadoo.fr
 
miracam  18-11-2012   /11:50:40 | Etat des lieux
Bel état des lieux Maurice Ze. Hélas , l'homme Ekang.... Nous devons avancer , sans trop espérer le coup de main de nos milliardaires. C'est vrai qu'ils existent aussi ceux qui peuvent soutenir les projets, mais ou les trouve t-on ? Je souhaite que cette alerte va sensibiliser plus d'un
Contact: miracam@rocketmail.com       http://www.miracam.org
 
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