MOUVEMENT NKUL BETI
Mobilisation
Le patriotisme ekang face à la poussée des ressentiments ethniques au Cameroun - La voie du peuple ekang : booster son excellence
Source, auteur, copyright
© Maurice Ze
Notre cher pays le Cameroun subit en ce moment un vent de ressentiments ethniques que nous qualifions comme une conséquence directe de la méconnaissance depuis des décennies d’un problème de cohabitation entre les différents peuples de ce pays. Des personnalités politiques et des intellectuels participent à un débat « obscur » sur le tribalisme en évitant de discuter objectivement sur les différentes possibilités à contourner le bain de sang qui a eu lieu dans d’autres pays africains. Au cœur de cette apocalypse qui règne sur notre pays, quelle voie devrait choisir le peuple ekang afin de mieux se préparer pour le « Cameroun de Demain » ? Devons-nous argumenter de la même manière que ces hommes et femmes avertis qui instrumentalisent l’opinion et animent le débat avec des thèses provoquant ou accentuant directement la haine entre les différentes ethnies camerounaises ? Le peuple ekang doit-il opter pour un chemin que nous appelons : « booster son excellence » ?
     Date de publication: 25-03-2012   08:50:59
La notion tribale au Cameroun se fait dans un sens unique : Ceux qui se sentent marginalisés se donnent ce droit de revendication. Ils sont prêts à utiliser tous les moyens pour dénoncer hautement leur malaise. Ils forment des alliances avec pour seul but de semer des troubles entre les citoyens camerounais. Le débat aujourd’hui est volé et confisqué par des hommes et femmes avertis, ces intellectuels que Dr Thierry Amougou qualifie « d’intellectuels faussaires et criminels qui enverront l’espoir d’un peuple définitivement au cimetière de ses illusions de vie bonne une fois le pouvoir aux mains des siens ».

Dr Thierry Amougou souligne dans son article « Les Camerounais et la dérive ethniciste : comment sortir du paradigme du pays organisateur et (ré) enchanter la République ? » que : « Notre pays n’a donc pas un problème ethnique et/ ou tribal, mais un problème politique à résoudre politiquement par des politiques publiques justes et équitables parce que républicaines ».
Pouvons-nous vraiment partager les thèses de Dr Thierry Amougou alors que la réalité se voit autrement ? Nous savons tous que les problèmes interculturels existent au Cameroun. Nous savons tous que le Cameroun n’est pas un peuple mais un ensemble de peuples avec des cultures différentes, des manières différentes de penser, parler, pratiquer et de communier avec l’environnement social etc.

Avec plusieurs ethnies, nous ne pouvons que souhaiter agir ensemble en termes de nation mais la notion d’Etat-nation a échoué. Il est donc important de repenser l’architecture administrative et institutionnelle du Cameroun afin de redonner un sens à un Cameroun où les différents peuples vivront en paix. Si on redéfinit cette architecture au profit d’une décentralisation totale remettant le pouvoir de décisions aux localités, les ressentiments ethniques ne disparaitront certes pas mais la bombe à retardement, qui d’un moment à l’autre risque d’exploser, n’aura plus d’effet.

La poussée des ressentiments ethniques est due aux mécontentements des peuples qui se sentent marginalisés par un pouvoir central, ce pouvoir qui favorise une minorité et qui oublie de repartir équitablement les revenus du Cameroun. Ce même pouvoir qui est incapable de rendre le Cameroun compétitif afin que chaque citoyen ait les mêmes chances d’émancipation. Selon moi, le débat actuel nous éloigne du vrai problème, les hommes et femmes avertis qui instrumentalisent l’opinion se servent des ressentiments ethniques existants dans notre pays pour remettre à tout prix le pouvoir entre leurs mains. Au lieu de s’occuper de la vraie question qui « comment contrôler les ressentiments ethniques qui ne disparaitront jamais », nous vivons en ce moment un débat organisé par des gens assoiffés de s’installer à ETOUDI, la présidence de la république du Cameroun. Nous avons le devoir de contrôler les ressentiments ethniques afin qu’ils n’aboutissent pas à des conflits sanglants. Il est donc question de définir des mécanismes nouveaux pour empêcher la poussée de ces ressentiments et surtout redonner la vitalité au Cameroun : un Cameroun compétitif donnant plus de chances à chacun.

A mon avis nous avons le devoir de rendre le Cameroun plus honnête en remettant au centre la compétence et l’excellence d’un côté, et de l’autre côté fortifier le développement local. Nous devons décentraliser le Cameroun totalement ou opter pour le fédéralisme. Centraliser le pouvoir ne nous a apporté qu’assez d’inconvénients (corruption, favoritisme, mauvaise gestion, manque de vitalité économique) et a donné une légitimation d’enrichissement à une minorité face à des peuples complètements marginalisés.

Nous revenons sur un problème connus par ceux qui suivent la mobilisation des ekang de prêt à savoir : « Faut-il rêver d’un état ekang dans une république fédérale du Cameroun ? ». Nous avons répondu à cette question en présentant une innovation du siècle qui est le patriotisme ekang. Si jusqu’à présent aucune voix ne se lève pour défendre la cause ekang dans ce débat « obscur » sur le tribalisme, « booster l’excellence du peuple ekang » à travers le patriotisme ekang est le chemin que les beti au Cameroun devraient suivre pour faire face à cette poussée des ressentiments ethniques. En tenant compte de la constellation géopolitique et géoéconomique du Cameroun, la meilleure manière de ne pas se laisser écraser, dominer ou avaler par d’autres peuples est de se mettre au travail en redonnant une valeur au patriotisme local que nous avons baptisé patriotisme ekang. Il n’est pas question de faire du Cameroun un bain de sang mais plutôt un pays où les localités bénéficieront en grande partie de leur autonomie.

Si je me réfère au tout premier article sur le patriotisme ekang, voici le contexte dans lequel cette innovation du siècle naît et sa pensée de base :

- Le champ de bataille n’est plus la politique camerounaise avec ses inconvénients tels que le favoritisme, la corruption, le partage du pouvoir, mais plutôt l’acquisition de la compétence et l’atteinte de l’excellence. Nous sommes convaincus que dans le « Cameroun de Demain » les plus excellents dirigeront le Cameroun. C’est le groupe qui sera plus excellent qui conditionnera la politique camerounaise et non ceux qui détiendront le pouvoir politique. Pour aller loin plus, les détenteurs du pouvoir politique de demain seront les « marionnettes » de ceux qui se seront mieux préparés en devenant plus excellent.

- C’est une légitimation et voire même un devoir absolu d’être plus compétitif dans les domaines précieux tels que l’organisation, la production, la technologie, la communication et les innovations sociales. Cette légitimation nous rend plus excellent et permet de reconquérir le domaine économique et indirectement, maintenir le pouvoir politique entre nos mains. Les grands enjeux futurs (géopolitiques et géoéconomiques) seront gagnés par ceux qui seront mieux organisés en définissant des mécanismes de survie liés aux activités économiques et à l’entreprenariat.

Les aspects clés du patriotisme ekang face à la poussée des ressentiments ethniques

La notion d’Etat-nation ayant échoué, on se sent plus ekang que camerounais : « Je suis d’abord un patriote ekang avant d’être un patriote camerounais ». Autrement dit, chez les beti, on se sent plus ekang, on est tous soucieux d’une même situation, celle de donner une orientation propre à nous. Nous reconnaissons tous l’urgence de définir un chemin vital et favorable pour nous en reprenant le pouvoir d’organisation entre nos mains : Il est question de s’émanciper du pouvoir central en devenant plus autonome à travers nos propres initiatives.

Le patriotisme ekang voudrait un Cameroun fédéral qui nous met dans une position à être plus travailleur, créatif et innovateur. Nous allons dans une république fédérale moins préconiser l’équilibre régional et mettre au premier plan une compétitivité réglementée. C’est ainsi que tout le territoire camerounais gagnera sur le plan du développement, et surtout les régions du peuple ekang seront mieux administrées par son élite locale. Un Cameroun fédéral nous permettra d’établir une concurrence réelle dans ce pays, qui elle nous donnera les moyens efficaces de développement. Un Cameroun fédéral est le moyen le plus efficace d’assurer la décentralisation fruiteuse du Cameroun, d’empêcher le tribalisme, le favoritisme et la corruption etc.

C’est à travers le fédéralisme que les élites locales auront plus de pouvoir pour influencer le développement de leurs régions. Nous serons nous-mêmes responsables de nos décisions. Les populations locales voteront elles-mêmes leurs dirigeants et jugeront les résultats de leur travail. Le peuple ne sera plus au service de la politique, mais plutôt la politique comparaitra devant le peuple. En un mot, l’autonomie et l’autodétermination du peuple ekang seront fortifiées.

Le patriotisme ekang est persuadé que les grands problèmes de développement de nos régions sont en majorité accentués par la façon dont l’administration étatique fonctionne. C’est une erreur politique trop grave de nommer les gouverneurs, les préfets et sous-préfets pour administrer les régions où ils n’ont aucun attachement culturel ou historique. Dans cette décision, nous voyons que les représentants de l’état ne développent en eux aucun patriotisme local - d’ailleurs qu’ils ne rendent même pas compte à la population locale, ils peuvent se permettre ainsi de piller les régions concernées et de les amener au bout de la ruine.

Le patriotisme ekang défend l’idée d’un peuple uni avec des acteurs soucieux de développer leurs régions par des accomplissements matériels ou immatériels. Un patriote ekang vit d’une nouvelle approche de la société et comprend que les intérêts du peuple se trouvent au centre de nos préoccupations. Un patriote ekang est doté d’un dynamisme de création et croit en l’excellence.

Voilà en quelque sorte la meilleure attitude à adopter à l’égard de la poussée des ressentiments ethniques au Cameroun.
Maurice Ze
Coordinateur du Mouvement Nkul Beti
Spécialiste des TIC & Promoteur de l’entreprenariat social
maurice@zemprosys.com
Skype : mouvement-nkul-beti
   Commentaires
  Pour écrire un commentaire, connectez-vous en cliquant ici
Autres Liens Internet
1.  Télécharger cet article
MENTIONS, COPYRIGHTS
© Maurice Ze
Warning. A l’attention de tous nos visiteurs internautes !
Le Code de la propriété intellectuelle n’autorise que « les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective ». Tous les éléments présentés sur notre site MNB (images, vidéos, extraits sonores, textes, photos, logos, illustrations, etc.) sont soumis de facto au droit d'auteur, même si leur accès est libre et gratuit et qu'aucune mention de copyright © ne précise qu'ils sont protégés !

Lors de vos utilisations, reproductions ou représentations d’une œuvre ou d’une partie d’œuvre publiée sur notre site, il est donc conseillé d’obtenir au préalable, le consentement de son auteur, de citer l’auteur et la source originale éventuelle de ladite œuvre. Faute par le copiste de respecter cette démarche, il s’expose seul aux lois, poursuites et condamnations en vigueur, lesquelles combattent le plagiat et la contrefaçon.
Le peuple ekang
Le peuple ekang se retrouve aujourd’hui au Cameroun, au Gabon, en Guinée Equatoriale, au Congo, à Sao-Tomé et Principe, en Angola et dans la diaspora. « On parle d’environ 12 à 14 millions d’hommes et de femmes unis par une histoire, un parlé différent d’une langue la nuance est nécessaire ici, une cuisine, des us et coutumes qui leur sont propres et les différentient des autres peuples bantou. »
TOP VIDEO
Récit Mvett ALUM NDONG MINKO du maître-conteur MVOMO EKO BIKORO
NOS PARTENAIRES

Warning: mysql_free_result() expects parameter 1 to be resource, null given in /home/qwlipmay/nkul-beti-camer.com/ekang-global-revue.php on line 3125

Warning: mysql_free_result() expects parameter 1 to be resource, null given in /home/qwlipmay/nkul-beti-camer.com/ekang-global-revue.php on line 3129