MOUVEMENT NKUL BETI
Mobilisation
Le patriotisme ekang contre le beti-pessimisme - Trois personnalités dans l’œil du cyclone
Source, auteur, copyright
© Maurice Ze
Mes remerciements à Mr Celestin Nkou Nkou qui a fait la révision de cet article.
La force du Mouvement Nkul Beti se fonde sur sa capacité d’innover ou de commencer quelque chose de nouveau. Pour la première fois et peut-être la toute première fois dans l’histoire des ekang, MNB va poser une autre pierre pour aider les uns et les autres à se libérer des chaines du beti-pessimisme, car tout n’est pas négatif chez les ekang. Il existe des ekang sur qui on peut compter…
     Date de publication: 27-01-2012   03:48:39
Je suis convaincu que la force de modernisation vient d’une croyance presque religieuse d’être en mesure de tout détruire et de recommencer à bâtir une société meilleure. Mais la croyance seule ne suffit pas. En effet, il est parfois aussi question de briser les tabous afin de motiver ou de récompenser les uns et les autres. Si aujourd’hui je me retrouve à 100% derrière l’idéologie MNB c’est tout simplement parce que je suis d’avis que la société a besoin de connaître ses hommes et femmes de valeur, ses intellectuels ou non, ses politiciens, ses paysans, ses fonctionnaires, ses stars et tous ses autres enfants, lesquels travaillent nuit et jour pour que nous puissions évoluer ensemble positivement. C’est pourquoi je parle de la promotion des individus qui est très importante, pour la simple raison que nous devons être en mesure de donner la tribune qu’il faut à tous ceux qui déploient des efforts pour le bien et le bien-être de tous. Il est donc nécessaire ici d’analyser les œuvres des individus et de les présenter au grand public afin que celui-ci en tire profit.

Je ne suis pas pour que nous tous dansions le bikutsi-sex alors qu’au fond, ce rythme quoique très « endiablé », ne nous apporte rien d’intéressant dans nos vies communes. Je ne partage pas non plus l’idée de glorifier des gens qui, à travers les moyens et les fortunes énormes dont ils disposent, ne sont pas prêts à donner un peu par solidarité. Je crois qu’il est temps de présenter au peuple ekang, le vrai visage de ses personnalités et aussi, faire sortir de l’anonymat tous ceux qui oeuvrent dans l’ombre, en abattant un travail communautaire important. Nous devons avoir les instruments nécessaires qui nous permettent de découvrir ces valeureux hommes et femmes dans une société.

C’est dans ce sens que l’idée m’est venue de vous présenter trois personnalités ekang en analysant ce qui fait leurs fascinations, défauts et leurs chemins à suivre pour s’améliorer. C’est une forme de « concurrence » que je voudrais susciter dans la mesure où nous en avons besoin pour devenir excellents.

Il va de soi que mes analyses n’engagent que moi. Certainement mes amis et protagonistes que je vais citer dans ce dossier spécial pourraient se retourner contre moi mais, c’est le risque à courir lorsqu’on s’auto-déclare « Mobilisateur d’un peuple endormi ». Et au fait, « le monde d’aujourd’hui ne connaît plus la censure ».

Mes admirateurs et sympathisants pour une renaissance du Dialogue devraient mieux comprendre mes intentions ici, en annonçant simultanément trois différentes personnalités ekang. Je me sens bien comme animateur d’esprits. Je me sens aussi bien comme « provocateur » en présentant au peuple ce dont il a besoin, c’est-à-dire les vrais visages de ses leaders perceptibles. Mais au-delà de cette image d’enfant terrible que beaucoup ont de moi, je suis en train de faire passer un message important, lequel j’ai toujours soutenu depuis le lancement du Mouvement Nkul Beti, c’est-à-dire celui dont l’Homme ekang doit être fier. Soyons fiers de ce que valent nos frères et sœurs ekang ! Soyons fiers des réussites des ekang et de leur potentiel. C’est aussi ça le patriotisme ekang !

C’est important que le peuple s’oriente et qu’il fasse un bon choix, vous en tant que « Mobilisateurs » vous avez ainsi le devoir de faire ressortir ce que la masse a du mal à saisir. C’est dans cet horizon que j’ai choisi trois personnalités différentes. Je ne voudrais pas les mettre à nu, je fais leur promotion sur le plan professionnel en ressortant ce qu’il y a de positif et de négatif en elles. Je vais essayer d’être objectif dans mon analyse qui est en fait, une suite d’observations et de côtoiements qui ne concerne pas leur vie privée.

Vous aurez l’occasion de découvrir dans ce dossier spécial mon affinité personnelle envers les personnalités annoncées plus haut : Charles ATEBA EYENE, Vincent FOUDA ESSOMBA, Thierry AMOUGOU.
1
Charles ATEBA EYENE, provocateur et enfant terrible
Fascination

S’il est vrai que le RDPC ne m’inspire pas, il demeure pourtant vrai que Charles ATEBA EYENE m’intéresse sincèrement. Je crois que c’est son caractère « provocateur et enfant terrible » qui me fascine. Il existe sûrement un dénominateur commun entre lui et moi, surtout dans sa manière d’exposer les thèmes qui concernent la société et qui sont généralement tabous chez nous. L’une des différences entre-nous c’est que je déshabille la société ekang, et fais en même des propositions concrètes, tandis que « le provocateur » n’en fait pas sur le champ.

Charles ATEBA EYENE, en avant-gardiste du RDPC, a exposé clairement les faiblesses des beti au Cameroun, en publiant entre autres son article « Les Elites du Centre perdront leur procès contre Paul Biya ».
Cliquez ici pour lire cet article

Je sais qu’ils sont nombreux ceux qui ne partagent pas les mêmes thèses que lui, mais en lisant cet article, une leçon directe nous fait comprendre que le problème des beti est celui de leur unification et de leur nonchalance dans la manière d’appréhender le monde. Se référant à son article, les beti ont eu assez de possibilités dans ce régime Biya, mais ils n’ont pas su en profiter à cause des guerres et des luttes de leadership au sein du peuple ekang.

Je cite CHARLES ATEBA EYENE,

« Combien sont-ils chez les Betis, qui ayant bénéficié du décret du président et qui, ont soutenu et encouragé leurs « frères » ? Quel est le lobby beti qui a vu le jour en dehors de l’« Essingan » qui était un laboratoire de promotion du tribalisme pour parler comme Vianney Ombé Ndzana, au profit de l’élite dirigeante des années 1990 ? Comment s’appellent les patriarches Betis crédibles ? Où sont les groupes de presse, les boulangeries et les immeubles appartenant aux Betis ayant occupé les postes dits juteux ? Telles sont les données de l’analyse logique à faire.

Car, partout où un Beti est tombé, c’est son frère qui l’a précipité par égoïsme et par méchanceté gratuite. Même dans le cadre de l’opération Epervier, le paradoxe veut que les Beti se livrent entre eux. Je le dis sans réserve parce que, c’est la vérité. Les vicissitudes des guerres fratricides entre les Beti ont fait que ces derniers n’évoluent qu’avec les autres. Presque tous les ministres Beti ont des hommes de main et d’affaires de l’Ouest ou du Nord. »


C’est une observation qui est claire et nette, que je reprends dans mes « épitres » de mobilisation et de sensibilisation. En effet, après avoir lu ce papier évocateur de l’enfant terrible, j’avais décidé de réorganiser la campagne médiatique du Mouvement Nkul Beti (MNB) en appliquant la thérapie percutante, caractérisée par une guerre psychologique en quelque sorte. Pour mes lecteurs, mes articles vont dans le style « Charles ATEBA EYENE » combiné avec un plus de technocratie et des propositions concrètes.

Je peux donc affirmer ici que l’enfant terrible du RDPC a donné ce qu’il fallait pour que le MNB mène une campagne médiatique jamais vécue dans l’histoire des ekang, car le MNB est le tout premier cadre à savoir combiner les moyens technologiques pour réveiller un éléphant qui visiblement somnambule. J’ai compris à travers les écrits de Charles ATEBA EYENE qu’il faut aller au choc avec le peuple. Il faut créer de la sympathie et en même temps susciter des mécontentements, car le peuple a besoin de toutes les contradictions pour mieux s’orienter. Le peuple ekang a besoin d’être mis à nu pour enfin se réveiller de son sommeil… et c’est ça la grande philosophie du MNB complémentaire à celle de Charles ATEBA EYENE.

Défauts

Comme je viens de le souligner, Charles ATEBA EYENE « provoque » et anime les esprits, en oubliant parfois de faire des propositions concrètes pour l’avenir des ekang du Cameroun. Evidemment tout critique ne doit pas être nécessairement aussi celui-là qui définit une orientation concrète pour tel ou tel sujet. Quand il promet à la télé que « les corrompus auront chaud avec lui », on aurait attendu que les thèses de l’enfant terrible de Bikoka, soient suivies des propositions non seulement du genre « petits avantages pour les membres du pays organisateur », mais aussi, des remèdes qui vont au-delà de la survie du seul peuple beti, lequel attend aussi des retours de toutes les autres tribus camerounaises.

A la fin on a l’impression que c’est en l’honneur du RDPC qu’il dénude le peuple ekang. Les mauvaises langues diront que c’est tout simplement du calcul sur le plan politique et personnel, même si ses thèses gardent une valeur jusqu’à nos jours. Certains critiques diront que ses ouvrages n’ont qu’un seul objectif, celui de se faire des sous en vendant plus d’exemplaires tel fut le cas avec « le paradoxe du pays organisateur ».

Charles ATEBA EYENE est malheureusement l’une de ces personnes qui font la différence entre les beti du Centre et ceux du Sud, pourtant nous sommes tous du même peuple. Indirectement, il se contredit lorsqu’il démontre que l’un des grands problèmes des beti réside dans leurs mésententes. En même temps, il prône la différenciation voire à la limite, le « séparatisme » à travers ses propos tels que « les fils du Sud », « les élites du Centre ». Charles ATEBA EYENE n’est donc pas un unificateur au sens propre, et je vois mal comment il soutiendrait l’idée d’un patriotisme ekang. Pourtant le patriotisme ekang représente la grande innovation du siècle qui fait l’essence d’un leadership ekang.

Améliorations

Sortir des calculs alimentaires RDPCistes, pourrait être l’une des grandes décisions que l’enfant terrible devrait prendre afin qu’il soit plus crédible. En créant à côté de son école d’éthique un mouvement ekang élitiste-progressiste, à la fois moderniste et davantage rassembleur, AEC nous apporterait un plus dans cette course de leadership en vogue au Cameroun.
2
Vincent Sosthène FOUDA ESSOMBA, le poète
Fascination

Etant auteur de l’article « L’esprit de survie dans ce Cameroun des vampires », je crée certainement de la confusion sans vos têtes en vous affirmant que j’admire Vincent FOUDA ESSOMBA. Comment est-il possible que je critique durement quelqu’un qui me fascine ? Une question qui à mes yeux est facile à répondre car en effet, nous sommes généralement plus déçus par quelqu’un que nous admirons que par tout autre. Mes attentes envers Vincent FOUDA ESSOMBA furent ainsi et restent encore trop élevées, au point où une moindre déception est susceptible de remettre un bon nombre de choses en cause.

J’ai travaillé avec Vincent pendant plus de 20 mois sur son projet politique « Cameroun Génération 2011 », il m’est donc arrivé de le connaître à travers les correspondances et le téléphone. Le jour où cet ekang me confie son idée de vouloir poser sa candidature à la magistrature suprême du Cameroun, la sympathie redouble en moi. Je me dis : « Enfin voici le genre que j’attendais. Un beti courageux qui se met hors du « clan » RDPC pour défier l’empereur Paul Biya et toute sa pléthore de dirigeants. Je pressens en FOUDA les signes du nouveau leader ekang qu’il faut soutenir ».

Mais Vincent FOUDA ESSOMBA est plus que l’homme politique. C’est un brillant écrivain qui maîtrise l’art de la poésie. Il a rendu de nombreux hommages qui constituent une partie de notre richesse culturelle, par exemple « L’Hommage à ABEGA ».
Cliquez ici pour lire cet hommage

Vincent FOUDA ESSOMBA est un ekang qui reconnaît ses origines culturelles et les exprime à travers ses notes et sa poésie. Pour le Mouvement Nkul Beti, il a joué un rôle important et continue à œuvrer pour que nous ne perdions pas de vue nos objectifs culturels et historiques. Lorsque je parle de la « reconstruction de la mémoire collective » des ekang, c’est Vincent qui est l’auteur de cette expression. C’est à travers cette expression qu’est née la « revue des pensées ekang » devenue finalement « ekang Global revue ». Vous voyez donc que l’enfant d’AKONO a contribué sans le savoir, à l’orientation du Mouvement Nkul Beti.

En lisant l’un des articles, on comprend aisément qu’il est un grand penseur, je cite :

« La naïveté peut montrer des défauts, mais jamais des vices, et c’est pour cela qu’on dit une grossièreté naïve, et qu’on ne dit point une méchanceté naïve

Je ne crois pas que ceci soit de moi, je crois l'avoir lu et en avoir fait une maxime, pourquoi donc parbleu ? Simplement parce qu'il semble y avoir du bon sens ici tout comme quand on découvre qu'il faut être sans main pour les avoir éternellement propre de cette propreté qui fait qu'on puisse manger avec une cuillère et une fourchette, oublier de débarrasser la table quand on a fini tout simplement parce qu'on ne sait pas qui a préparé et servi le repas qui nous donne des forces et surtout adoucit nos papille gustative ! »

Cliquez ici pour lire cet article

Contrairement à ce que beaucoup pourront penser, derrière l’homme politique Vincent FOUDA ESSOMBA se cache quelqu’un qui connaît son histoire et sa culture et qui est fier de le montrer quand c’est nécessaire. Sur ce plan, il a répondu à plusieurs appels du MNB soit par la mise à disposition de documents, soit par la production vidéo, comme celle qui se trouve sur la page de « ekang Global revue » et dont l’importance demeure évidente. C’est l’œuvre d’un homme qui invite le peuple ekang à s’adapter aux nouvelles réalités mondiales.

Sur le plan politique national, les messages de cet intellectuel sont aussi d’une grande richesse pour un « Cameroun meilleur ». Je crois qu’il est l’un des meilleurs actuellement sur la scène politique camerounaise, qui à travers ses idées, montre que le Cameroun peut opter pour une politique moderniste, réaliste et sociale. Ayant été personnellement impliqué dans la publication de ses écrits, je suis attiré par le ton précis et compréhensible des articles de Vincent FOUDA ESSOMBA. Aussi, le natif d’AKONO peut se réjouir aujourd’hui d’avoir joué un rôle marquant pour l’amélioration des offres politiques au Cameroun. De novembre 2009, date à laquelle il déclare sa candidature à la présidence, une bonne partie des ses textes a été reprise et servie de base de réflexion pour d’autres intellectuels ou opposant africains.

Défauts

Malgré son habileté à rédiger les messages et à analyser les contextes, l’homme-poète Vincent FOUDA ESSOMBA a aussi ses défauts, par rapport à ses ambitions d’homme public et politique. Pour le comprendre il faut avoir travaillé avec lui.

Si aujourd’hui « j’ai des divergences avec le fils d’AKONO » c’est surtout pour des raisons professionnelles. Cela est facile à deviner, car je suis plus technicien, réalisateur, superviseur pendant que Vincent FOUDA ESSOMBA est le « long crayon » qui a sa vision pour le Cameroun mais confronté à un problème d’organisation. Je ne sais pas si je dois encore souligner ici que Paul Biya domine sur ses opposants parce que ceux-ci ne connaissent pas ce qu’on appelle organisation. Comment s’organiser pour arriver à ETOUDI (présidence du Cameroun) a toujours été la question qui a donné les maux de tête à tous les opposants camerounais y compris l’enfant d’AKONO.

L’ayant côtoyé, j’ai naturellement fait assez souvent de propositions concernant ce manque d’organisation de sa part, mais dommage qu’elles ont été toutes refoulées.

Le second aspect qui d’après moi constitue un problème non négligeable de l’enfant d’AKONO est le fossé qui existe entre ses publications, et les règles de la « démocratie directe ». La nouvelle génération des politiciens africains ne doit pas exclure dans sa méthodologie, les instruments modernes de l’appréhension de la démocratie, car le peuple doit à tout prix participer à l’organisation et à l’amélioration de la vie politique. Ceci n’est possible que si et seulement si les leaders politiques communient avec le peuple. Puisque suite à ses nombreuses déceptions, le peuple hésite de plus en plus à s’approcher du candidat, un leader politique de la nouvelle génération doit aller vers le peuple, l’embrasser et discuter avec lui… Tout ceci afin de créer le sentiment de solidarité qui permet de partager les souvenirs, l’histoire, les peines, les joies, le destin et les espoirs du peuple. Un homme politique de la nouvelle génération doit pouvoir galvaniser le peuple par ses apparitions conviviales, lors des conférences et les débats. La politique de l’époque qui se pratiquait à distance est dépassée, les tirades écrites ou télévisées (encore faut-il que les gens comprennent la « gromologie ») ne sont plus suffisantes pour qu’un leader politique emporte le peuple avec lui. Bref le peuple a besoin de vivre une relation de proximité sincère avec son leader, laquelle donne la possibilité d’apprécier ou non un candidat souvent inconnu.

Je suis conscient que c’est extrêmement difficile dans un pays comme le Cameroun où les manifestations publiques des potentiels opposants, traversent difficilement le chas de la censure. Mais, c’est le chemin à suivre… Louis Tobie Mbida nous l’a démontré à travers ses improvisations dans les différents marchés de la capitale du Cameroun.

Améliorations

Si Vincent FOUDA ESSOMBA voudrait arriver à ETOUDI, il doit pouvoir communier avec le peuple et être réaliste. L’enfant d’AKONO a déjà une vision politique pour le Cameroun, il lui revient maintenant à mieux s’organiser afin que le peuple vive avec lui cette vision politique. Je crois qu’autour de lui, il doit pouvoir mettre une équipe forte sur pied, capable d’organiser les ressources et tous les instruments nécessaires vers le chemin d’ETOUDI.
3
Thierry AMOUGOU, panafricaniste et grand opposant
Fascination

Thierry AMOUGOU, un autre intellectuel ekang qui est devenu une figure incontournable pour une pensée moderniste de l’Afrique. Il est jeune et à son age, déjà président de la fondation MOUMIE, structure qui avec le temps, devient un cadre africain prestigieux, pour la reconnaissance et le mérite des Africains. Toutes les activités de cette œuvre montrent le rôle et l’importance d’une institution dans le processus de développement et la marche de la démocratie en Afrique.

D’emblée, un « grand patriote ekang » comme moi ne peut donc que se laisser emporter les nobles idées du « fondateur », sans toutefois sous-estimer le rôle de l’équipe autour de la fondation MOUMIE. Le macro-économiste et enseignant Thierry AMOUGOU dirigent une prestigieuse « case à palabre » qui a une dimension panafricaine. Ma grande faiblesse dans la vie est d’être toujours fasciné par des personnes qui ont une vision, et qui mettent tout en œuvre pour que celle-ci se réalise. Tel est le cas chez Vincent FOUDA ESSOMBA, tel est aussi le cas chez Thierry AMOUGOU. A mon avis c’est très encourageant de savoir que c’est un ekang qui est la figure centrale de la fondation MOUMIE.

Thierry AMOUGOU n’est pas seulement cet homme qui fait fonctionner la fondation MOUMIE, il est un panafricaniste qui s’est placé au-dessus de toutes les divergences ethniques et régionales africaines, dans le bus d’œuvrer pour une Afrique unie et démocratique. L’intellectuel Thierry AMOGOU traite les problèmes de la Côte d’Ivoire tout comme ceux du Cameroun. Je crois qu’il admet que le retard accusé par l’Afrique sur le plan de développement est d’abord favorisé par l’application approximative ou inverse des règles démocratiques en Afrique. C’est ainsi qu’il mène un combat au même titre que tous ceux qui voudraient arriver à un changement politique en Afrique, mais à la seule différence que le macro-économiste est d’abord un homme scientifique, capable d’analyser les problèmes de l’Afrique avec plus de « sérieux ». De toute façon, le panafricaniste Thierry AMOGOU utilise une méthode « innovante » pour exposer sa vision de l’Afrique.

Thierry AMOUGOU ne se dit pas écrivain mais à mon avis il l’est déjà. Ce qui arrive aux autres ekang lui arrive aussi. Ecrire devient une passion pour Thierry. Ses trois derniers ouvrages, a) Le christ était-il chrétien ? Lettre d'un Africain à l'Eglise catholique et aux chrétiens, b) Cinquantenaire de l’Afrique indépendante (1960-2010), c) Le Biyaïsme, tous sortis en 2011, nous montrent avec quelle ardeur cet intellectuel travaille. De toute façon, c’est du mérite de publier trois livres qui portent une analyse scientifique, donc une grande importance pour la diversité et la richesse intellectuelle africaine.
La publication de ses ouvrages montre aussi que nous avons en face de nous, un bosseur et un discipliné dans la mesure où il n’est pas facile de publier, sans tomber sous le coup de la monotonie, en une même année, trois ouvrages différents traitant des thèmes si importants. J’ai de la fascination pour les bosseurs car rien ne s’obtient sans un travail assidu et sans une attitude de professionnalisme…

N’oublions pas aussi que le macro-économiste publie aussi des articles denses à un rythme régulier. Sur le site MNB ou sur d’autres, vous trouverez la pensée de Thierry AMOUGOU. Après Vincent FOUDA ESSOMBA, il est la deuxième personnalité à occuper une place majeure et stratégique sur notre site de mobilisation. C’est un « calibre intellectuel » du Mouvement Nkul Beti.

Défauts

Naturellement que « monsieur le panafricaniste » a aussi ses défauts d’ordre professionnels. Contrairement à Vincent FOUDA ESSOMBA, je n’ai pas encore eu à travailler sur un projet précis avec Thierry AMOUGOU par conséquent, mon analyse ici ne peut que prendre appui sur ses ouvrages et publications.

Les articles de Thierry AMOUGOU ne sont pas faits pour « l’homme de la rue ». En les publiant sur certains sites boulevards, je dirais que ces supports ne sont pas appropriés car ils ont généralement pour but de créer de la sensation ou d’atteindre un nombre assez important de personnes. Je crois personnellement que les articles de Thierry AMOUGOU effritent leur qualité supérieure lorsqu’ils sont lus par la masse, je veux dire le bas peuple ou l’homme moyen. Pourquoi ses articles ne sont pas faits pour le bas peuple ? Premièrement, Ils sont généralement longs voire très longs même, du coup difficiles d’accès pour ceux qui veulent capter la quintessence du message de l’auteur. Deuxièmement, Thierry AMOUGOU écrit avec un esprit d’analyse scientifique. Ce qui fait que l’Africain moyen ou le bas peuple d’habitude sous scolarisé, ne comprenne que difficilement les thèmes développés par l’auteur.


Un autre regret : Thierry AMOUGOU ne nous fait pas profiter largement de son autre casquette, celle du macro-économiste. Il est bien vrai que le développement de l’Afrique commence par la modernisation des institutions politiques et de la pensée politique, mais nous aimerions aussi savoir davantage, quelle est la propre vision économique africaine de Thierry AMOUGOU ? Pourtant, il réalise aussi des travaux dans cette direction, tel que dans son ouvrage intitulé : « La Chine en Afrique : Menace ou opportunité pour le développement ? » bénéfique pour l’avenir de l’Afrique.
On a l’impression que Thierry AMOUGOU est plus « opposant politique » qu’un économiste engagé, alors qu’il devrait faire exploser ses compétences au niveau des mécanismes économiques au profit de l’Afrique.

Améliorations

La grande pensée de Thierry AMOUGOU s’évapore parce que la plupart des mediums dans lesquels il publie pour l’instant, ne sont pas souvent appropriés ou alors ne sont pas techniquement avancés. Quant à son style, il devrait soit écrire aussi des textes pour l’homme moyen, soit trouver ou créer des mediums nouveaux pour la vulgarisation de sa pensée. Naturellement au sein du Mouvement Nkul Beti, nous nous élevons vers le sérieux en intégrant des outils nouveaux qui augmentent la visibilité de chacun de nos « gros calibres intellectuels ». Thierry AMOUGOU aura donc toujours sa place chez nous. Mais en général, il devrait commencer par se faire une idée sur la centralisation de ses articles et ouvrages.

Mon vœux et peut-être celui de beaucoup d’Africains demeure que : Thierry AMOUGOU entretienne son lectorat par des questions de développement pur, et qui ont directement trait aux mécanismes économiques novateurs.
En conclusion, en ma qualité de provocateur, de mobilisateur et d’enfant terrible, je ne saurais terminer ma présentation sans ramener d’autres questions piquantes sur la table de discussion. Alors voici les questions pour créer encore plus de confusion :

1. Parmi les personnalités présentées qui est plus bénéfique pour le Mouvement Nkul Beti ?

2. Quelle est la personne qui selon vous dispose des qualités d’un leader ekang ? Qui pourra parler au nom des beti dans l’avenir ?

3. Pourquoi Charles ATEBA EYENE du RDPC est aussi important que les autres pour le Mouvement Nkul Beti ? Charles ATEBA EYENE est-il la force sous l’ombre téléguidant la campagne médiatique du Mouvement Nkul Beti ?

4. Qui est le meilleur patriote ekang (patriotisme ekang) ?

Prenez part à la discussion en m’écrivant ou en laissant votre commentaire sur cette page.

En fin, je voudrais signaler que les personnalités présentées ici peuvent directement intervenir en prenant à contre-pieds mes propos.

Pourquoi ne pas devenir vous-même pionnier de la pensée du patriotisme ekang qui lutte contre la mouvance du beti-pessimisme en nous faisant parvenir vos articles ?
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YENE Fabien Didier  28-01-2012   /21:47:09 | Le patriotisme ekang contre le beti-pessimisme - Trois personnalités dans l'oeil du cyclone
Bonjour Maurice,
Je voudrais réagir à ton article "Le patriotisme ekang contre le beti-pessimisme. Trois personnalités dans l'œil du cyclone’’. Mais avant tout, je devrais peut-être te prévenir que je serai un peu long…
Je commence par te remercier sincèrement pour le grand travail que tu effectues. Je te tire mon chapeau ! Depuis le lancement du mouvement Nkul-beti.org, je lis régulièrement les messages que tu fais circuler et j’ai une grande admiration pour ce boulot que tu fais, à mon sens, avec détermination et surtout avec altruisme. J’imagine combien tu t’investis pour faire ces analyses et publier toutes ces informations. Je sais combien c’est compliqué et difficile de rassembler nos compatriotes, et je sais de quoi je parle, je suis moi-même Beti… Je dois avouer avoir moi-même baissé les bras un moment, et ne plus t’avoir relancé. Mais c’était pour des raisons indépendantes de ma volonté : mes divers fronts de lutte (ou champs de batailles !) m’ont laissé peu de temps pour réagir. Enfin, de par mon expérience comme initiateur de la grande famille Nkul-Beti du Maroc, je peux témoigner que la tâche est ardue et je ne peux que t’apporter mon soutien moral.
Si tu me le permets, je voudrais t’avouer un petit regret : aux vues de tes échanges et de tes désaccords avec Vincent Fouda, j’ai préféré me réserver et rester à distance en 2010 et 2011. Sincèrement, les articles que tu as publiés avant les élections pour la magistrature suprême du Cameroun ne m’ont pas laissé indifférent. Si tu te souviens bien, dans nos derniers échanges, tu me demandais d'adresser une lettre aux politiciens camerounais sur la situation déplorable des migrants au Maghreb, dont les droits sont quotidiennement bafoués. Je ne t'avais donné de réponse. C'était par prudence, ne souhaitant pas voir notre lutte instrumentalisée à des fins politiciennes. Mais en lisant ton dernier article, et en le comparant aux précédents, je comprends que tu veux aller jusqu'au bout. Tu as un message clair et net, tu veux qu'on se débarrasse de nos peurs, de tout ce qui freine notre développement et qu’on prenne enfin notre destin en main.
C'est la raison qui me pousse aujourd’hui à te répondre et à prendre part au débat. Mais avant tout, je voudrais donner un point de vue qui n’engage que moi. A mon sens, la question n'est pas ici de savoir qui, entre Vincent Fouda, Charle Ateba Eyene ou Thierry Amougou, sera à la tête de la locomotive des Beti, mais qui de ces trois personnalités est suffisamment investie pour redorer l’image des Beti. Peut-être « redorer » est ambitieux. Je crois comprendre que tu as des infinités avec ces grands frères, que tu estimes beaucoup. Moi aussi, je respecte sincèrement toutes ces figures Essingang et je trouve que tous trois ont une place très importante, essentielle même. Mais je me dis que l’heure n’est pas aux louanges et que la question est de savoir ce qu’ils font vraiment pour le mouvement. Dans les années 1999-2000, j’admirais déjà Charles Ateba Eyene, venu s’entretenir avec nous au Collège INSTIC, pour encourager les jeunes que nous étions à développer notre quartier. J’étais le modérateur de cette petite table ronde : que de bons souvenirs ! Bref, tout cela pour te dire que je connais un peu Charles et que je le considère vraiment comme une figure de référence.
Concernant Vincent Fouda : je l’ai découvert grâce à toi. J’ai fait des recherches sur lui et sur ses ambitions. J’ai cherché à savoir ce qu’il préconisait concrètement pour le Cameroun, pour tous ces jeunes livrés à eux-mêmes. Et je t’assure que cela m’a fasciné. J’admire son courage et son dynamisme. J’ai été ravi d’apprendre qu’il se présentait aux élections présidentielles (petite confidence : j’étais le président de la commission électorale du Maroc. Beaucoup de jeunes camerounais avaient l’œil sur lui, et comptaient sur sa victoire. Dommage !).
En revanche, je ne connais malheureusement pas le grand frère Thierry Amougou. J’ai seulement découvert ses positions panafricanistes en novembre 2011, à l’occasion d’une de mes conférences (dans le cadre d’une tournée en Allemagne, Autriche, Suisse, Belgique et France, pour évoquer les politiques migratoires répressives aux frontières extérieures de l’Europe, mon sujet de prédilection) : un journaliste m’a en effet demandé ce que je pensais des écris de Thierry Amougou. En tous cas, je suis content de savoir que Mr Thierry Amougou est Beti, et encore plus Essingang.
Comment se prononcer maintenant sur celui des trois qui sera notre ‘’ Zomloah’’ ? Je pense qu’ils sont tous dignes d’être porte-parole de ce mouvement et qu’ils devraient t’encourager un peu plus dans la promotion de notre plate-forme. D’après moi, celui qui aura l’humilité et la grandeur de reconnaître sans ambages le travail des deux autres (passé, présent et à venir), celui-là se dégagera et méritera d’être notre meneur. Un joli adage de chez nous dit ‘’La tête est droite parce que sa force vient des deux épaules’’. Voilà en quelques mots le fruit de ma pensée.
Encore une fois, un grand merci pour ton travail. Continue de nous interpeller comme tu le fais. Je continuerais à te lire depuis la France où je vis désormais. Je regrette de n’avoir pas eu le temps, pendant ma tournée en Allemagne, de venir te voir (les conférences ne m’ont laissé que très peu de temps libre). Mais un petit bout de moi est resté là-bas : mon livre vient d’être traduit en allemand (« Bis an die Grenzen. Chronik einer Migration ») !

Fabien Didier YENE
Consultant en Migration
yenefabien@yahoo.fr
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Skype: yefadidier01
Contact: yenefabien@yahoo.fr       
 
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