MOUVEMENT NKUL BETI
Mobilisation
Au cœur de la mobilisation - La revue des pensées ekang, une renaissance culturelle prônée par le leadership
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© Maurice Ze
La revue des pensées ekang, une invention du Mouvement Nkul Beti qui est devenue une plateforme importante d’orientation, de recueillement et presque de spiritualité pour tous ceux qui ont ce désir de faire les choses autrement. Cette revue vient d’être dotée d’une page Internet digne de ce nom, le nouveau look de cette plateforme de dynamisation du peuple ekang nous laisse croire que le Mouvement Nkul Beti veut préserver sa place de leader d’opinions dans le monde ekang.
     Date de publication: 01-05-2011   11:19:57
Au-delà de ce travail technique qui a été abattu pour créer cette page que nous appellerons dorénavant « ekang Global revue », que devons-nous retenir sur la revue des pensées ekang ? Avons-nous seulement mis sur pied un cadre de discussions sans fin, ce genre de forum purement culturel et sans moindre innovation ? Cette question mérite d’être posée, si on tient par exemple compte des multiples groupes sur facebook qui offrent des informations sur la culture ekang. Autrement dit, pourquoi la revue des pensées ekang est unique de son genre ?

Personnellement, je ne suis pas un adepte d’une célébration culturelle sans bénéfice durable. S’il est vrai que la culture et l’histoire d’un peuple sont à la base de toute transformation sur le plan du développement social, il ne faudrait pas donc surtout oublier de définir de quelle manière nous devions célébrer notre culture. Je m’explique, la culture ekang comme la plupart des autres cultures africaines est menacée de disparition. La mondialisation, l’évolution de la technologie, le déplacement des personnes et la mobilité mondiale des biens et ressources sont cause d’un mixage culturelle et de l’évolution des cultures : Nous ne parlons plus d’une « culture propre » mais plutôt des cultures qui cohabitent ensemble et se tolèrent. Il est donc important d’innover culturellement pour mieux préserver la culture ekang. Il se pose ainsi une question d’intégration culturelle, de quelle manière allions-nous embrasser les cultures étrangères ? Selon moi, un brassage culturel réussie est donné si et seulement si il tient en même temps compte des questions de pauvreté en développant des solutions de lutte contre celle-ci.

J’ai souvent l’habitude d’avancer bizarrement que je ne peux pas danser le bikutsi lorsque j’ai faim. Imaginons maintenant que mon combat quotidien soit celui de trouver un peu à manger et si celui-ci m’accompagne à longueur de journée, alors je ne n’aurais pas du temps pour préserver mes pas de danse en m’entraînant régulièrement, je serais de ce fait un « mauvais danseur » de bikutsi dans la mesure où j’aurais perdu l’habitude de danser - « une personne qui vit dans la pauvreté ne tient pas compte de sa culture », la prostitution par exemple qui va contre les normes culturelles ekang est le résultat de la pauvreté. L’exode rural qui participe fortement au déclin de normes traditionnelles est aussi dû aux manques de perspectives locales pour les jeunes.
A ma conscience, préserver la culture et résoudre les problèmes de développement social comme la pauvreté vont de pair.

Une renaissance culturelle prônée par le leadership

Le Mouvement Nkul Beti par le biais de la revue des pensées ekang voudrait faire les choses autrement et a choisi le chemin d’innovation. Si vous l’avez remarqué, les thèmes de mobilisation que j’évoque laissent de côté la substance culturelle en faveur du leadership sur le plan économique et d’intégration mondiale. Ce chemin poursuivi n’est pas pour autant opposé à la préservation culturelle, comme je viens de le souligner, célébrons notre culture en mettant plus d’accent sur les questions urgentes de la société.

La revue des pensée ekang veut jouer un rôle pionnier en allant au choc avec le société et en proposant des chemins à suivre. Elle voudrait plus parler d’innovations sociales car c’est elles qui sont prioritaires pour le moment. Elle voudrait aussi thématiser les sujets tabous te, briser les dogmes non bénéfiques. Ils sont nombreux qui sont souvent surpris lorsque j’affirme que le Mouvement Nkul Beti est apolitique alors qu’en même temps je fais naître des sujets politiques très brisants. Ce n’est pas une contradiction, on a aucune ambition politique mais on veut influencer la politique - c’est en quelque sorte une renaissance culturelle, pour nous garantir une bonne intégration mondiale, le droit de parler, de critiquer, de voir les choses autrement etc. revient à tout le monde. Dans le cas de la revue des pensées ekang ce droit s’accompagne des propositions concrètes bénéfiques à la société.

La mobilisation des ekang peut se définir différemment mais au centre de tous les courants qui naîtront de cette mobilisation, on retrouvera un vœu unique, celui d’apporter des réponses aux questions d’une société fonctionnelle et productive. Un débat culturel sans substance avant-gardiste n’a pas de sens d’après moi. A quoi me sont utiles les débats sur les masques culturels ekang si je n’envisage pas les avoir en mémoire pour toujours en développant des méthodes de préservation ? Je parle ici de pragmatisme culturel et non de célébration culturelle comme nous le faisons pour le moment.

Si vous vous êtes donc déjà posé la question, pourquoi le mobilisateur des ekang ne fait pas du Mouvement Nkul Beti une plateforme plus orientée vers la culture, retenez que le patrimoine culturel ekang ne peut pas seul faire face aux problèmes qui existent autour de nous. Il faut substituer les débats culturels classiques aux forums innovateurs.

Le monde qui subit des changements socio-économiques permanents nous oblige à œuvrer pour plus de pragmatisme. Ce n’est qu’à travers des transformations vers le concret que nous seront en mesure de mieux intégrer celui-ci. L’Afrique face à sa situation désastreuse vivra dans les prochaines années une mutation assez considérable qui aura des répercussions sur les cultures africaines. L’attachement culturel et les dogmes traditionnels céderont au profit de la raison matérialiste. Il est donc conseillé de débattre avec plus de substance. C’est l’une des motivations pourquoi nous avons lancé la revue des pensées ekang.
En conclusion, la revue des pensées ekang veut promouvoir un dialogue bénéfique à la société. C’est elle qui constitue le cœur de la mobilisation des ekang.
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