MOUVEMENT NKUL BETI
Mobilisation
Suis-je un collaborateur d’une « révolution musclée » ? - Le vent du changement ne se laisse stopper
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© Maurice Ze
Apres avoir eu l’audace de présenter mes analyses à travers l’article « se salir les mains pour un Cameroun meilleur », « je me trouve très rapidement dans l’œil du cyclone ». Mais qui est le cyclone ? comme vous pouvez l’imaginer, les profiteurs du système mis en place par ses mêmes profiteurs ne peuvent que réagir en faveur de ce qu’ils veulent à tout prix défendre. Et c’est tout à fait normal dans une société où tout sens humain et toute éthique sociale se sont éteints sans laisser de traces.
     Date de publication: 26-02-2011   16:13:15
Quelle réaction attendez-vous de ceux ou celles qui vivent aisément au détriment des autres dans notre cher pays le Cameroun ? Naturellement qu’on a l’habitude de dire que l’être humain est égoïste, naturellement que ce n’est pas aussi intelligent de croire qu’un système non productif va résister face à son effondrement total. Un égoïste évolue avec le temps et adapte ses sources d’intérêts, ce que je dis ici est fréquent dans le monde des technologies - un fabricant d’une technologie, d’un système, « actualise » régulièrement son produit pour être plus compétitif sur le marché international. Le Cameroun est un produit qui doit se vendre dans le monde, le Cameroun doit être « actualisé » parce que son fonctionnement ne passe plus avec la philosophie de ce monde dont les mécanismes de développement et économiques sont devenus encore plus complexes.

Un article de Jeune Afrique titré « Cameroun, un lion endormi », consultez la page http://www.nkul-beti-camer.org/ekang-media-press.php?TAB=1&SUB=0&Item=1549, nous donne des indications sur ce pays, qui a plein de compétences et d’atouts mais qui ne réussit pas à exploiter son potentiel. Alors devons-nous accepter, que notre cher pays qui n’arrive pas à « s’actualiser », se ruine totalement ? Devons-nous accepter, que notre cher pays soit corrompu du pied jusqu’à la tête ? Même les medias qui sont supposés jouer un rôle moteur dans la société, se retrouvent dans les systèmes de mafia et de corruption alors voulons vivre dans une république bananière ?

Toute personne qui est soucieuse du sort de ce pays essaye d’apporter une réponse à mes questions, même les conservateurs ne dorment pas - eux aussi ont des plans pour défendre leurs intérêts. Les gens créent des plateformes politiques ou apolitiques toujours dans le souci de réveiller ce lion endormi. Parmi les plateformes apolitiques se trouve le Mouvement Nkul Beti qui lui propose une approche toute nouvelle et presque innovatrice, une approche qui est aussi valable pour toute l’Afrique noire. Pour le Mouvement Nkul Beti il est question que les Africains mettent sur pied des concepts basés sur l’esprit social de regroupement et de rassemblement pour stimuler la productivité économique en Afrique. Le Mouvement Nkul Beti va même plus loin et soutient la thèse selon laquelle, il faut fortifier le développement régional et l’intégration régionale en Afrique en se recueillant d’abord aux données culturelles des peuples. L’expérience a malheureusement montré que les peuples Africains ne sont pas encore prêts au « mixage des cultures », alors il faut tenir compte de cet aspect pour développer des concepts nouveaux de développement que le Mouvement Nkul Beti perçoit comme des « moteurs économiques axés sur la mobilisation des peuples ». C’est l’un des chemins que le « social » devrait prendre en Afrique, car c’est en mobilisant efficacement un peuple qu’un pouvoir social indépendant du pouvoir politique peut se constituer. Mobiliser efficacement veut dire, rendre ce peuple autonome, lui doter des moyens de gagner plus en autodétermination.

En lançant le Mouvement Nkul Beti, j’avais déjà choisi de « me salir les mains pour un avenir meilleur des ekang », oui j’ai accepté me salir les mains, faire ce travail que tout le monde refuse, ce travail dont son entourage dégage des odeurs insupportables, ce travail qui finalement ferra naître des forces incontrôlables, qui un jour se retourneront contre moi et contre le bien d’un peuple. Et je continue à nettoyer la piste remplie des déchets toxiques pour que la génération qui viendra après nous ait moins de difficulté dans la vie. Pour moi c’est une mission, même si le danger se cache entre les touches du clavier de mon ordinateur.

Ma question simple que je pose à chaque beti est celle-ci : Suis-je alors un collaborateur d’une « révolution musclée » au Cameroun ? Ai-je présenté un plan de manifestation ou de marche pour libérer le Cameroun ? Ai-je excité les Camerounais à la manifestation ?

Maudit soit le jour où ses apprentis sorciers, le CODE, CAMDIAC ont proclamé une révolution camerounaise alors qu’ils sont incapables de faire venir une telle révolution. De toute façon, il n’y pas encore eu de « révolution musclée » au Cameroun et éventuellement elle ne se produira pas, mais le vent du changement est en marche chez les beti et personne n’aura l’occasion de faire face à celui et pourquoi ? Le changement dans notre mode vide ne sera pas conditionné par la force, les armes, la loi du plus fort, les intimidations, l’étouffement des manifestations et des volontés progressistes. Le vent du Changement chez les beti est imprégné par la concurrence des idées, le savoir-faire, l’excellence, la compétence, l’organisation, l’endurance, la méthodique, la tolérance sociale. Selon moi c’est à ce niveau que nous avons entamé la révolution qui fait tant peur à certains individus.
Et en général la grande révolution du Cameroun ne viendra pas de la lutte archanée au pouvoir ou du maintien d’un système en effondrement. La grande révolution camerounaise se trouve entre les mains de ceux qui ont compris que l’excellence et la perfection sont déterminantes pour toute société - et ceci nous ramène à la question d’actualisation du Cameroun.

Suite à un message qui m’a été adressé, j’ai décidé de me pencher sur mon clavier à cette heure où la bonne majorité se trouve encore sur le lit, surtout ceux qui m’accusent de collaborateur et qui ne sont même pas en mesure d’évaluer les efforts que je déploie pour balayer la route à leurs enfants. Ceux qui n’apprécient pas mon travail doivent savoir que je travaille durement pour mes convictions, je ne reçois rien gratuitement et tant que je vis, je ne permettrai pas que des gens de mauvaise foi diabolisent mes efforts. Le Cameroun est ce qu’il est, mais il faut savoir qu’il y a des enfants de cette nation qui travaillent nuits et jours pour tenter d’éviter l’apocalypse programmée dans ce pays.

A monsieur JP qui m’a adressé un « message de paix », permettez-moi de publier vos textes avant que je prenne position :

« Maurice,
Merci de me retrouver dans ce Mouvement ,qui au départ me parraisait bcp plus important et généreux.C'est donc dire que, votre philosophie que je qualifie de non Satre et me fait bcp plus m'eloigner du mouvement.Le Cameroun n'est pas un pays ou le dindon de la farce de qui que se soit .C'est un pays qui mérite d'abord le respect pour nous méme citoyen et pour les pays etrangés.L'image que notre pays regorge aujourd'hui,n'est que le resultat de depuis 20 ans de soufrance.C'est pas au moment ou notre pays décole que lescouilles molles se présantent pour nous faire réculer.Parler du décolage, c'est tout simplement voir les chantiers qui sont en oeuvres,les créations par si par là des ecoles superieurs,les recrutements à la fonction ; en passant par les bayeurs de fond se retrouvent dans notre pays pour investir, la construction de la plus grande base militaire et la premiere d'ailleure de l'Union Africaine sera construite à Douala dans notre cher beau pays plain d'espoir ; tout celà parceque nous avons la chose la plus primordiale au monde << LA PAIX>>.
Je vous prendrais pour exemple; Les USA , la CHINE, qui ne s'ocupaient pas du desordre , des guerres mondiales, tjrs renfermés dans leurs coquilles , aujourd'hui ils sont 1er et 2e mondiaux.Le Cameroun ne s'ocupe pas des crises des autres pays de l'Afrique , nous nous occupons de nos propres problémes et nous les gerons entre nous sans passé par tel ou tel pays.Les crises Camerounaises se gérres entre nous.Laisser le Cameroun grandir il est temps de le faire.Celui qui veux créer un movement quelconque dans ce pays doit lui méme se mettre en téte dans nos rues , et non se tenir derrirere un clavier soulever le peuples qui est depuis belurette mur et respectuex .Je ne finirais ceci sans te parler d'une petite Histoire;<< Il y avait trois personnes qui vivaient ensemble; les trois se sont fait fabriqué les armes pour se battre parcequ'ils discutent les teritoires; le troisieme fabriqua une arme trés puissante, un jour il falait qu'ils présenterent leurs objets;le conseil posa la question à celui qui fabriqua la bombe destructive ; comment peut-on faire pour nétraliser cette bombe ? et il les repondit ; << C'est la PAIX>>.

Nous vous remercions de nous laisser gerer nos affaires dans notre beau pays le Cameroun. »


Monsieur JP, évidemment je ne vais pas rendre public votre identité ici, c’est un aspect de mon authenticité. Pour que les lecteurs comprennent la gravité et la hauteur de vos critiques, je vais néanmoins dévoiler ici que vous êtes très bien placé dans une grande boite au cameroun. Je vais aussi dévoiler que vous vivez aisément, sans cette maudite pauvreté. Et c’est aussi la raison pour laquelle je tiens à prendre position sur ce jugement de vous que je qualifie de « double face ».

Vouloir discréditer le Mouvement Nkul Beti est selon moi un acte qui refuse de prendre en considération ce que ce mouvement a apporté jusqu’à présent aux ekang. En me levant pour écrire ce article, j’ai trouvé un message très précieux dans ma boite électronique qui me donne de la drogue pour que je me lève et que je fasse avancer ce mouvement. Je suppose que vous suivez attentivement les pas du mouvement, je vais donc avancer que vous avez pris connaissance de la surdouée Stéphanie Mbida, 14 ans, résidant aux usa. Une petite fille ekang surdouée ! c’est exceptionnelle ! Vous savez quoi ? le message dont je parle ici vient directement de la maman de Stéphanie. Pour dire vrai, Stephanie n’a pas besoin de nous compte tenu de ses exploits, si sa maman vient frapper à la porte du Mouvement Nkul Beti, alors c’est une reconnaissance de plus que ce mouvement est sur le bon chemin et qu’il a sa raison d’être. Les articles de Stephanie sont accessibles sur le net, sur plusieurs sites même camerounais, mais alors pourquoi le contact avec la famille de cette ekang surdouée est précieux pour un combattant d’un monde libre prôné par une concurrence honnête et l’excellence comme moi ?
Le Mouvement Nkul Beti, un mouvement qui vient du futur, a anticipé la redéfinition de l’existence de ce peuple dans ce monde. Le Mouvement Nkul Beti parle par exemple de la « reconstruction de la mémoire collective des ekang», une expression qui vient de l’intellectuel Vincent Fouda et que ce mouvement met en œuvre et en application avec les moyens technologiques. Notez que je parle d’anticiper la justification de notre existence sur terre, c’est-à-dire répondre aujourd’hui, dès maintenant à une question qui nous attend demain, cette question qui fait peur à tout le monde, comment les beti au Cameroun s’en sortiront après des décennies de Nonchalance. C’est la principale raison pour laquelle la maman de Stephanie, étant toute contente, vient remercier le Mouvement Nkul Beti d’avoir donnée à sa fille la place qu’elle mérite. N’a-t-on pas toujours dit qu’on n’est pas roi, si on n’est pas roi chez soi ? Pour Stephanie et sa maman, c’est une grande fierté de constater que ses articles sont publiés sur le site de mobilisation des ekang, le village commun des ekang.
Vous m’accusez directement de « collaborateur », alors permettez moi de vous dire que je suis le premier des ekang à avoir susciter un mouvement d’appartenance à une même famille, un même peuple, une même culture. OUI, le Mouvement Nkul Beti est pour le moment unique et laissez moi vous dire que ce mouvement, sans moyens et ressources, ne doit pas être diabolisé car les résultats commencent à être visibles.
Savez-vous que ce mouvement est devenu une référence au point où des idées similaires telles que Beti Unis, Mouvement Ekang Beti etc. naissent. OUI, monsieur JP ils sont nombreux qui suivent nos traces et personnellement en tant qu’initiateur, c’est une reconnaissance qu’on ne pourra jamais et jamais salir.

Voici ce que je pense de votre message en détails
1
Une question de crédibilité
Monsieur JP, nous savons tous deux que vous étiez chargé d’organiser l’implantation du Mouvement Nkul Beti au Cameroun. Nous savons aussi que dans notre dernière conversation il était question de la réunion entre les membres rassemblés qui devait avoir lieu à Douala dans un endroit très prestigieux dont je ne cite pas le nom ici. Nous savons aussi que je n’ai plus jamais reçu un message de vous malgré mes trois demandes. 6 à 7 mois après, vous m’adressez un message pour me critiquer. J’ose maintenant vous posez la question, si vous avez encore cette crédibilité pour avancer des critiques, vous avez eu l’occasion et ma confiance de vous occuper de l’implantation du mouvement au Cameroun, maintenant vous avancer des critiques concernant l’orientation de ce mouvement.

D’ailleurs, des questions sans réponses me viennent en tête. Que s’est-il passé après ladite réunion ? Pourquoi après des mois de silence, je reçois subitement un message d’un des membres de la sorte « Je vous prie de ne plus jamais m’envoyer des messages » ? Avez-vous voulu m’utiliser pour vos propres buts ? Avez-vous voulu m’utiliser pour rendre service à un certain groupe ?

Vous allez être d’accord avec moi que le Cameroun dont vous soutenez ne fonctionne pas comme il faut : La crédibilité et « donner, tenir à sa parole » sont des éléments de base pour faire fonctionner une société.
2
Le Cameroun est-il la propriété privée d’une minorité ?
« Nous vous remercions de nous laisser gérer nos affaires dans notre beau pays le Cameroun. », une phrase qui m’amène à me poser cette question, si le Cameroun est la propriété privée d’une minorité. Croyez-vous vraiment que vous êtes les seuls à aimer ce pays le Cameroun ? Ou alors vous assimiler le patriotisme à la confiscation de tout et au maintient d’un certain ordre favorable pour certains.

Je vous invite à accepter que le Cameroun est la terre natale des millions de personnes et que dans ce pays tout mouvement de changement, de modernisation de la société ne doit pas être immédiatement classé comme une action non patriotique.
3
Ne jamais sous-estimer les forces qui viennent de la technologie et l’authenticité des personnes !
Le Mouvement Nkul Beti est le bon exemple qui montre, que s’assoire derrière un clavier peut constituer une arme excellente pour lutter contre ceux qui ignorent l’évolution du Monde. Je ne vais pas citer la révolution dans le monde arabe qui passe par les autoroutes de l’information. Deux grands dictateurs sont déjà tombés et le troisième tombera dans les prochains jours.
Permettez-moi de vous expliquer un tout petit peu la nouvelle donne que les gens comme moi se servent : je l’ai souligné plus haut, ceux qui seront excellents et perfectionnistes décideront du Cameroun. Posez-vous maintenant la question, pourquoi un Maurice Ze, sans ressources, très pauvre, réussi à sensibiliser les gens. Pourquoi j’ai réussi à faire valoir ma valoir ma voie ? Qu’est-ce qui fait ma force, alors qu’on croyait jusqu’à présent que seul les plus forts et les plus riches ont le droit au grand podium national ? La croyance en L’excellence, le vœux de toujours perfectionner les résultats, savoir se servir des biens de la technologie et tout ceci combiné avec mon authenticité vous donnent une réponse à mes questions.

Concernant mon authenticité, je ne vais jamais changer de position ni « fermer la bouche », si je suis convaincu que nous n’avons pas encore atteint la perfection. Si je suis convaincu qu’il y a encore une montagne à déplacer pour que ce monde devienne équitable, alors je vais agir en utilisant le peu de moyens qui sont à ma disposition.
4
Je me salie les mains pour les pauvres et le peuple
Je suis désolé que le Mouvement Nkul Beti s’éloigne de plus en plus d’une philosophie que vous trouvez la meilleure. Je constate malheureusement que vous ne m’avez pas compris dans cette action de mobilisation. Je le répète encore ici et si possible à haute voix, le Mouvement Nkul Beti dont je suis l’initiateur se donne l’objectif de défendre les pauvres et de développer des perspectives pour le bien du peuple. Le Mouvement Nkul Beti dont je suis l’initiateur joue aussi le rôle d’éclaireur, par la voix de son coordinateur ce mouvement oriente le peuple vers une direction meilleure. Vous allez être d’accord avec moi que c’est innovant et précieux ce que ce mouvement entreprend : nous parlons de la concurrence des idées, de la compétence, des innovations sociales, de l’excellence, de la productivité, de l’organisation etc.

Alors distancez-vous de cette idée que ce mouvement ne va pas soutenir un changement pacifique au Cameroun, distancez-vous de cette idée que ce mouvement va fermer les yeux sur les problèmes graves des beti, distancez-vous de cette idée que ce mouvement viendra pour soutenir une élite qui veut tout confisquer, une élite qui a rejeté sa responsabilité sociale.

Et si vous êtes militant du RDPC, distancez-vous de cette idée que je viendrai me salir les mains pour ce parti politique. D’ailleurs que je ne me salie pas les mains pour les hommes politiques et leurs ambitions, le Mouvement Nkul Beti n’a pas été lancé pour soutenir un parti politique quelconque. Le Mouvement Nkul Beti a déjà défini sa propre philosophie avant-gardiste de s’occuper seulement du peuple et des pauvres.
Je vous invite à comprendre que je parle du pouvoir social qu’il faut réorganiser et non du pouvoir politique.

Le Mouvement Nkul Beti ne change pas de position du jour au lendemain, la mission première de ce mouvement est poursuivi. Même si un jour je ne suis plus disponible, ce jour quelqu’un d’autre prendra la relève car je suis convaincu que, le peu qui a déjà été atteint, a éveillé la conscience des gens. Comme je le disais au début de cet article, le vent du changement ne pourra plus s’éteindre.
5
Quels sont les facteurs de paix dans un pays ?
OUI la paix est l’argument de plus en plus présenté par les non modernistes pour empêcher le processus de modernisation du Cameroun. Mais c’est étonnant qu’on construise la plus grande base militaire au Cameroun alors que dans ce pays la paix nous est donnée et garantie par le régime actuel. Quelle contradiction ? Quelle dépendance ? Pourquoi avons-nous besoin d’une base militaire de plus si le Cameroun est un pays de paix ?

Au-delà de cette première contradiction tous les experts internationaux vous diront que la paix qui règne au Cameroun est apparente. Ce n’est pas pour rien qu’on parle du « Cameroun comme état fragile ». Si la paix était garantie au Cameroun, les forces de l’ordre n’auraient pas brutalisé la marche des opposants le 23 février dernier. Pourquoi a-t-on séquestré Louis Tobie Mbida et les partisans du PDC ce jour-là, alors qu’ils tenaient seulement à une réunion d’ordre normal et calme ? Vous parlez de paix lorsqu’un parti politique reconnu officiellement est séquestré sans aucune motivation valable ? Une deuxième contradiction qui montre qu’on parle de paix alors qu’au fond c’est de la répression mentale, tout le monde a peur de se lever, les intellectuels qui se taisent et ferment leurs yeux sur une bombe qui va exploser d’une façon ou d’une autre.

Comment imaginez-vous la sortie du Cameroun en octobre 2011 ? Les mêmes reprendront le pouvoir par force ? Que ferriez-vous lorsque Paul Biya claquera la porte pour dire assez, je ne veux plus ? Seriez-vous encore capable de parler du Cameroun comme pays de paix ?

Vous parlez de paix, savez-vous vraiment ce que ça veut dire, vivre continuellement dans l’inquiétude ? Savez-vous ce que ça veut dire, passer toute la journée sans trouver à manger ? Savez-vous ce que ça veut dire, voir un membre de la famille mourir tout simplement parce que l’argent manque pour acheter une nivaquine ? Savez-vous ce que ça veut dire, voir ses enfants traînés dans la rue en longueur de la journée en allant de poubelle en poubelle ? Etes-vous vraiment conscient des effets d’une pauvreté extrêmes ? Avez-vous vécu dans la pauvreté ? Savez-vous que le Cameroun importe le sucre animal du Brésil pour nourrir sa population ?

D’aucuns disent que je suis imprévisible, mais je ne le suis pas, je sais exactement ce que c’est que vivre dans une pauvreté extrême et lorsqu’on la vit, on devient authentique, on n’est pas prêt à vendre son âme. J’ai de grands doutes que soyez authentique dans votre message.
En partant du Cameroun pour l’Allemagne 1991, ma pauvre maman vendait la nourriture à des heures non acceptables pour son âge, 3h du matin, pour voir ses enfants vivre. C’était la situation pour un grand nombre de familles. A-t-elle changée ? NON, elle s’est aggravée, 40% de la population est confrontée avec les réalités dures de la vie, elle vit de moins de 2 dollars par jour d’après le dernier rapport de l’ONU/Banque mondiale.

Je vais accepter que vous défendiez vos intérêts mais ne parlez pas de paix comme les missionnaires le faisaient à l’époque, en nous doctrinant de ne pas se plaindre si on est pauvre sur cette terre, car au ciel on serra riche. Une doctrine totalement fausse où les gens ne pensent qu’à leurs ventres en oubliant qu’ils ont de la progéniture à protéger.
6
Laisser le Cameroun grandir
Un très grand souhait de vous de nous prier de laisser le Cameroun grandir. Si j’ai bonne mémoire, la date de repère du Cameroun est 1960. Alors 50 années sont passées que le Cameroun se trouve dans ce processus de développement. Les résultats sont incontestables par tous, vous l’avez vous même noté « c’est maintenant que le résultat commencent à voir le jour ». Pouvons-nous nous appuyer sans craintes à ce que vous avancez dans votre message ? Les grands projets commencent-ils vraiment à payer ? ou alors ils s’agit encore des grandes promesses de créer 25000 emplois pour les jeunes ? Et même si c’est le cas, et même si les résultats commencent à être visibles, n’est-il pas légitime pour tout être humain de voir un rafraîchissement de son entourage ? Le même président, les mêmes ministres, les mêmes personnes limogées et re-intégrées et depuis des décennies. Le Cameroun est-il la propriété privée d’une minorité ?

Le partisan d’un monde qui donne les chances à tous dont je suis, je vous invite à donner ces chances à la nouvelle génération de prendre la relève. Même si les grands projets ont été initiés, ceux-ci vont continuer à être réalisés mêmes avec d’autres personnes à la tête du Cameroun. Nous ne devons pas perdre de vue que la monotonie empêche la créativité, les innovations et les exploits, dans le cas du Cameroun nous vivons en ce moment les conséquences d’une situation monotone par exemple l’équipe de football qui a totalement perdu sa place qu’elle méritait dans la société.
Le Cameroun a besoin d’une nouvelle génération d’hommes politiques qui peuvent avancer au même rythme que ce monde en pleine mutation.

La fonction publique et les grands projets n’apportent pas vraiment de grandes perspectives pour un pays qui a besoin urgemment d’un rafraîchissement total. La fonction publique ne représente aucune industrie et elle ne peut être considérée comme un moteur de création d’emplois à une dimension effective. Où sont passé les innovations, le programme d’entreprenariat, la production de la technologie, la mise en valeur du savoir-faire camerounais etc. ?

« Laisser le Cameroun grandir » c’est aussi accepter que les autres sont capables de faire mieux, c’est avoir cette audace de permettre l’émancipation de tout camerounais tant sur le plan politique, socioculturel et économique.

Avant que je n’arrive à la fin de cet article, je voudrais dire un mot sur cette phrase de vous : « Celui qui veux créer un movement quelconque dans ce pays doit lui méme se mettre en téte dans nos rues , et non se tenir derrirere un clavier soulever le peuples »
Le Mouvement Nkul existe déjà, il est une réalité qui au jour le jour gagne en importance. Je ne me cache pas dernier un clavier pour soulever le peuple, j’ai un plan concret qui fait la base de ce mouvement. Je vous invite à lire notre document de stratégie avant de commencer à nous diaboliser.
En conclusion, le monde évolue et le Cameroun ne peut pas se permettre de l’ignorer, la preuve en est que MTN et Orange, deux multinationales étrangères, détiennent le monopole de la téléphonie dans ce pays. Vous ne pouvez pas accepter une modernisation à sens unique, savourer des biens de la modernisation produits au-delà du territoire camerounais mais refuser en même temps une « actualisation » interne et locale de ce pays.
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