MOUVEMENT NKUL BETI
Mobilisation
Message de fin d’année 2010
Source, auteur, copyright
© Maurice Ze
Mes chers frères et sœurs
Peuple ekang

     Date de publication: 17-12-2010   01:59:09
A moins de deux semaines de Janvier 2011, je me penche sur mon clavier pour m’exprimer une dernière fois cette année. Je me rend finalement compte que les mots me manquent étant donné que je me suis assez exprimé durant les onze derniers mois. Toute cette année était pleine d’émotions de mon côté et j’ai aussi appris assez sur certaines réalités. En effet la mobilisation des ekang représente un apprentissage dans lequel j’ai pu tester mes limites. A la fin de l’apprentissage de cette année, je dirais tout d’abord que la mobilisation continue dans sa deuxième phase, c’est-à-dire la troisième année consécutive que nous allons travailler pour nous positionner comme force et aussi pour nous créer des perspectives réelles.

Cette année a montré que les beti du Cameroun n’ont aucune raison de sombrer dans le désespoir. Nous l’avons prouvé et nous continuons à le faire, chez les beti ça peut marcher, chez les beti le rassemblement effectif reste l’unique solution pour confirmer positivement notre présence sur la scène nationale et au niveau régional africain.
L’apprentissage de cette année nous amène à beaucoup rêver, le peuple ekang du Cameroun n’est pas « maudit » comme le disent certains. Je l’ai dit en décembre 2009 et je le répète encore aujourd’hui, ce n’est qu’à partir des symboles communs que nous allons préserver l’unification et que nous nous mettrons sur le chemin du travail. Notre devoir est donc de déployer des efforts pour faire naître ces symboles.

L’apprentissage de cette année montre aussi que c’est nous qui donnons raison à notre élite qui s’est débarrassée de toute responsabilité sociale. Nous attendons avec patience un soi-disant « Jugement de l’élite », ce qui n’arrivera jamais. Alors si certains de vous ne s’engagent pas parce que l’élite actuelle n’a pas encore été jugée, je dirais que c’est une mauvaise démarche. Nous devons nous salir les mains pour que l’élite actuelle soit jugée, ceci n’est pas un appel aux armes et machettes. Se salir les mains veut dire aussi remettre l’organisation de notre société entre nos mains en participant activement à la construction de celle-ci. L’expérience a malheureusement montré qu’en Afrique la liberté d’un peuple ne se donne pas, elle s’arrache - que le peuple ekang se lève et s’organise avec les moyens modernes de développement pour arracher sa liberté. Organisons nous pour rétablir le pouvoir social. Se salir les mains ne doit pas être le devoir des autres, chacun doit s’engager.

De la même façon que je réagissais à une critique d’un frère ekang, nous devons dépasser le stade où les gens vivent encore de cette conviction que « chez les beti rien n'avance », nous nous trouvons dans phase où chacun de nous doit se poser la question sur ses devoirs en tant que membre du peuple ekang. Que chacun de nous sorte et se libère de cette perception fataliste qui fait de l’homme beti un fainéant. Réfléchissons d’abord sur nos devoirs en tant que membres d’une communauté qui a besoin de l’apport de chacun ! Quels sont vos devoirs vis-à-vis du peuple ekang ? Et que faites-vous quotidiennement pour être à la hauteur de ces devoirs ?

S’engager pour la résolution de nos problèmes n’est pas une question de miracle. Chacun en fonction de ses moyens peut apporter une contribution à l’édification d’une société forte. Nous avons vu que certaines personnes ne sont pas restées indifférentes à ce message d’apport à la construction de notre société et du Cameroun. Le Mouvement Nkul Beti remercie à ce titre Vincent Fouda Essomba, Aline Zomo Bem, Monique WISNIEWSKI, Léon Chabuel Oback, Erick Achille Omar Nkoo, Anita Mbazoa Bessomo, Sandrine Nadege Akamba Ndzana, Fabien Didier Yene, Bernard Owona Enama, Nkul Beti Maroc
Naturellement que le Mouvement Nkul Beti remercie aussi tous ceux qui se sont impliqués dans cette action de mobilisation, soit par des interventions soit par leurs visites sur le site.

L’apprentissage de cette année nous a aussi permis de mieux modeler notre stratégie en l’adaptant continuellement par rapport aux observations. Un document de stratégie a été élaboré par la suite. IL permettra à chacun de plus apprendre sur ce que nous voulons atteindre. Le document de stratégie du Mouvement Nkul Beti montre que la mission devant nous n’est pas facile, mais elle est faisable dans la mesure où nous avons à faire véritablement à un projet de société innovateur.
Des leçons ont été tirées par rapport au manque de ressources. Mobiliser les ressources nécessaires pour continuer à réaliser les idées du Mouvement Nkul Beti nous a poussé à penser plus en terme d’entreprenariat et d’investissement sans toutefois sortir du cadre social.

Le document de stratégie du Mouvement Nkul Beti permet à chacun de comprendre que ce mouvement veut devenir une instance supérieure qui se donne le devoir d’orienter la société. C’est la raison pour laquelle nous continuons à nous approprier les instruments nécessaires pour créer un cadre excellent de travail. C’est tout ekang ambitieux, dynamique et discipliné qui bénéficiera de ce travail.

Je remercie toute la communauté de m’avoir écouté cette année. « Il n’y a rien de si précieux que de savoir que les gens t’écoutent et qu’ils sont prêts à te suivrent pour une mission difficile ».

Pour en finir, je souhaite bonne fin d’année à chacun de vous - et pour les chrétiens, bonne fête de noël. Que 2011 porte bonheur à chacun !

Maurice Ze
Coordinateur du Mouvement Nkul Beti
N.B
Jusqu’au 15 janvier 2011, je répondrai seulement aux messages qui me seront adressés directement. Pour toute autre information, consultez le site.
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Le peuple ekang
Le peuple ekang se retrouve aujourd’hui au Cameroun, au Gabon, en Guinée Equatoriale, au Congo, à Sao-Tomé et Principe, en Angola et dans la diaspora. « On parle d’environ 12 à 14 millions d’hommes et de femmes unis par une histoire, un parlé différent d’une langue la nuance est nécessaire ici, une cuisine, des us et coutumes qui leur sont propres et les différentient des autres peuples bantou. »
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