MOUVEMENT NKUL BETI
Mobilisation
Extrait du document « Bilan et rapport de l’année 2010 » - c’est l’heure de tirer les leçons du Mouvement Nkul Beti
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© Maurice Ze
La fin d’année approche, ce dimanche 21 novembre 2010, c’est l’heure de tirer une conclusion de ce qui nous a mouvementé depuis la redynamisation du Mouvement Nkul Beti le 15 janvier 2010. Je me concentre sur ce document pour écrire le rapport de l’action de mobilisation des ekang, sans trop m’attarder sur les aspects émotionnels qui nous ont accompagné tout au long de cette année. Malgré que l’année ne soit pas encore à terme, tous les arguments sont réunis pour que chacun de nous puisse tirer un bilan des efforts fournis.

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     Date de publication: 21-11-2010   12:20:46
C’est le deuxième rapport de ce genre, après celui de décembre 2009. S’il faut se fixer sur la date de lancement du Mouvement Nkul Beti, je dirais que ce mouvement existe depuis décembre 2008, tout en soulignant que les premières tentatives de regroupement et de mobilisation débutent une dizaine de mois avant cette date. La mobilisation des ekang a une préhistoire : les beti de Hambourg et de Berlin se regroupent comme étant l’initiative Essingang, les choses marchent apparemment bien jusqu’au moment où l’explosion du groupe formé commence. Malgré le nombre croissant des membres, les querelles prennent le dessus sur le vœu commun de se regrouper. Les causes sont plurielles, entre autres les intérêts différents liés plus au problème financier, y compris la bataille autour du leadership et naturellement « le problème des hommes et des femmes ». Nous essayons par la suite de sauver le travail déjà fait en créant un nouveau groupe Nkul Beti, à la tête de celui-ci se trouve Madame Haoua Bekamenga comme présidente, elle vit à Berlin. Je propose mon support à la présidente, on commence à travailler intensivement nuits et jours pour professionnaliser Nkul Beti. Deux mois après, un groupe majoritaire de 9 personnes se forme pour se révolter contre l’émancipation et la modernisation - les 9 personnes sous la forme d’un protocole nous retirent toute responsabilité. Encore des querelles et des conflits inutiles, sans oublier le problème de remboursement des cotisations qui n’a pas été réglé jusqu’aujourd’hui.

Je commence alors à faire mes plans afin de proclamer mon indépendance vis-à-vis de toute personne d’origine beti dans le monde, car il n’est plus question que je participe à la construction d’un bien commun qui sera par la suite mis à plat par des gens inconscients. C’est la naissance du Mouvement Nkul Beti. Je ne parle plus de Nkul Beti mais plutôt du Mouvement Nkul Beti, une manière de démarrer une vaste campagne de sensibilisation. Je motive Madame Haoua Bekamenga à mettre sur pied Nkul Beti Berlin, parce que dans ma stratégie j’ai seulement besoin d’une association professionnelle et d’une plateforme de communication pour entamer la campagne de mobilisation dans les quatre coins du monde. Puisqu’un mouvement a besoin d’une spécificité, je ne parle plus de célébrer la culture beti mais plutôt d’innovation, de création, de technologie, de communication et de la production.

Apres une vingtaine de mois de travail intense, je dirais que j’ai grandi avec cette mission, je suis devenu plus sage, j’ai appris à comprendre les ekang sous un angle plus tolérant, j’ai compris que c’est nécessaire de devenir plus flexible au niveau de la méthodique à suivre dans la mesure où chacun ne saisie pas la mobilisation de la même façon que moi.
Il y a assez de choses qui se sont produites qui étaient imprévues, tel est le cas avec l’esprit de patriotisme local qui s’est emparé de moi - j’avais déjà un faible pour notre peuple, mais ce sentiment s’est accentué vu l’ampleur de la situation et le degré de brisance.

La mobilisation des ekang est un jeu de stress, un match qui ne connaît pas de nul, soit on est gagnant ou perdant, soit c’est la réussite ou l’échec. Mes propres ambitions se sont jumelées à celles de tout un peuple, et lorsqu’on arrive à ce niveau, où d’un moment à l’autre tout peut s’effondrer, le stress quotidien et la pression augmentent à un degré qui peut rapidement amener quelqu’un au bord de la dépression. Heureusement que dans mon cas je suis un habitué des situations extrêmement difficiles. Je crois que je dois le dire à haute voix ici, je suis résistant aux situations de grand stress.
Puisque c’est le temps du bilan, laissez moi vous informer que je déploie des efforts extra-terrestres pour éviter l’échec. Laissez moi aussi vous dire que je n’ai pas le temps de respirer, car ce n’est pas du tout facile de bâtir une œuvre dans une situation où le minimum de paramètres n’est pas donné. Vu les espoirs et les attentes, je ne peux ni abandonner, ni me contenter seulement des résultats déjà atteints. Le Mouvement Nkul Beti a suscité un enthousiasme assez considérable, les gens sont contents de voir enfin une grande œuvre ekang se dessiner à l’horizon. Et c’est cet aspect qui me donne des nuits blanches.

Pour comprendre pourquoi le Mouvement Nkul Beti veut plus parler du concret, il faudrait revenir sur ma personne et mon habilité d’être plus pratique. Ma vocation première (développement des softwares) m’a permis de tenir plus en considération les résultats et la méthodique, car on devient un bon développeur de softwares que si et seulement si le travail qu’on effectue fonctionne, si le code d’un software a des erreurs, alors rien ne fonctionnera et les résultats ne seront pas visibles.
Je disais à un ekang que la différence entre un intellectuel et un technicien (ingénieur, développeur etc.) se situe au niveau de la visibilité des résultats. Pendant qu’un intellectuel peut se permettre d’avancer des grandes théories sans toutefois être dans l’obligation de les vérifier, le technicien lui ne peut pas se permettre de ne pas faire fonctionner son système. En gros, vous devez comprendre que Le Mouvement Nkul Beti est plus de l’ingénierie que des forums de discussions et de célébration de la culture ekang. Nous avons à faire ici à une construction ou un modèle de développement qui doit fonctionner. Selon moi un groupe des ekang doit se lever pour livrer un travail de pionnier, il faut repenser la société en la dotant d’un dynamisme au niveau des réalisations. Notre société a besoin des gens plein de pragmatisme…

Dans ma vie, j’ai été rapidement confronté aux résultats des projets - je me souviens que j’étais jardinier pendant mon séjour au Lycée d’Akonolinga, je me souviens que j’entretenais mon jardin trois fois dans la journée pour arriver à des résultats. Et avec le grand soleil d’Afrique, c’était plus que pénible ! Le Mouvement Nkul Beti est une autre forme de jardin qui doit être entretenu en tenant compte de nos attentes. On ne peut exprimer nos attentes que par des résultats qu’on se fixe. Le seul mot significatif pour moi est le résultat que nous attentons du Mouvement Nkul Beti. Nous devons veiller à ce que la mobilisation des ekang devienne du concret, qu’elle devienne une chose qu’on peut toucher, une chose palpable. On doit pouvoir arriver à consommer le Mouvement Nkul Beti comme tout autre produit, comme par exemple le pain. OUI c’est possible de consommer chaque matin Le Mouvement Nkul Beti, imaginez-vous, que chacun matin vous suivez les informations d’une chaîne de télévision de notre mouvement social. Une fois de plus, quel résultat palpable attendons-nous du Mouvement Nkul Beti ?

Aux yeux de certains, le Mouvement Nkul Beti ne se fait pas encore comprendre, alors que nous avons à faire ici au pragmatisme. Nous parlons des thèmes réels de la société et nous faisons des propositions concrètes. Nous avons pris de l’avance sur les autres en parlant d’innovations sociales, du transfert de technologie, de la communication, de la production etc. Nous avons pris de l’avance sur les autres parce que nous faisons de la politique de développement. Nous sommes avancés parce que nous ne sommes pas au service de la politique mais plutôt du social. Une société moderne fonctionne grâce aux innovations, au dynamisme et à la créativité de ses membres. Il est alors important d’accentuer le débat en tenant plus compte de ses aspects - nous avons besoin d’instaurer une nouvelle idéologie basée sur la production, le service et l’acquisition du savoir. La vie ne se résume pas seulement par la politique et ses querelles, on peut aussi réorganiser une société autrement.

Le Mouvement Nkul Beti propose un des chemins parce qu’au fond il existe plusieurs façon de s’autonomiser - le mieux serait que d’autres initiatives ekang naissent pour qu’on devienne plus concurrent. Il serait mieux que les gens sortent de tous les côtés avec des idées nouvelles, le know-how, les infrastructures etc. afin qu’ensemble on agisse pour faire face à la mondialisation. Le One-Men-Show ne nous amènera pas loin.

Pour terminer cette introduction, le Mouvement Nkul Beti veut poser un acte considérable pour montrer l’exemple et donner espoirs aux désespérés. Je suis personnellement persuadé que ce n’est que de cette façon que nous allons arriver rapidement à l’unification. C’est en créant des structures réelles que nous allons créer la main d’œuvre et ce n’est qu’ainsi que nous allons assurer une paix durable dans notre pays.
Le Mouvement Nkul Beti veut faire un travail de qualité…

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Récit Mvett ALUM NDONG MINKO du maître-conteur MVOMO EKO BIKORO
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