MOUVEMENT NKUL BETI
Mobilisation
Les devoirs de la diaspora beti - Un élan nouveau dans la troisième république
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© Maurice Ze
Il est nécessaire que la diaspora beti s’implique avec tout coeur au développement du Cameroun et surtout des régions du peuple ekang. C’est le devoir de l’Heure qui exige l’engagement de tout le monde.
     Date de publication: 24-10-2010   17:35:10
En revenant sur ce qui a déjà été dit et sur la situation des beti de l’étranger, surtout de celle qui vivent dans les pays occidentaux, devons-nous parler d’une « diaspora beti » ou tout simplement d’une « communauté beti vivant au delà des frontières du Cameroun ».
Selon moi le terme diaspora est en rapport avec un certain dynamisme d’une communauté et c’est à travers ce dynamisme que se crée le support extérieur dont un pays ou un peuple a besoin. Dans le cas des beti du Cameroun, on ne peut pas parler de diaspora, dans la mesure où dans l’ensemble, les beti vivant à l’extérieur n’ont pas été jusqu’à présent à la hauteur des exigences. Dans un de mes articles, je présente par exemple clairement notre échec dans un pays comme l’Allemagne, où on retrouve l’industrie, la technologie de pointe, les infrastructures, des opportunités etc.
Le cas de l’Allemagne me permet de conclure ici que les beti des autres pays sont face aux mêmes problèmes d’organisation collective, d’adaptation, d’intégration, de rassemblement etc. Ce qui est visible est visible, la couleur noire ne pas être confondue à la couleur blanche : « En matière de développement et des efforts que le peuple attend de nous, nous avons ensemble failli. Le pont de développement devant nous relier à ceux qui vivent au Cameroun et en Afrique en général n’existe pas ». Que les braves personnes vivant à l’extérieur du Cameroun qui s’occupent de leurs familles m’excusent de les jeter dans le même lot. En principe mes analyses reposent plus sur l’impact macroéconomique de nos efforts. N’aurait-on pas pu faire mieux, si on agissait ensemble ? N’aurait-on pas atteint un résultat d’ensemble plus important, si on fusionnait nos énergies et idées ? Des questions qui nous ramènent à l’un des messages les plus important de cette action de mobilisation, à savoir, nous devons réussir à coordonner les efforts, les idées des uns et des autres, les fusionner afin d’arriver à un résultat d’ensemble plus considérable.

Les beti de la diaspora ont des devoirs envers ceux qui vivent au Cameroun, non seulement au sein de nos familles propres, mais aussi des devoirs au-delà de nos maisons. C’est tout normal de commencer à aider sa propre famille, mais j’invite les beti de la diaspora à se mettre au dessus des problèmes familiaux, et à se poser cette question, si finalement, il ne serait pas temps d’agir plus efficacement en essayant de développer des structures locales de développement qui auront un impact plus considérable pour tout le monde. Au lieu de donner directement à manger au peuple, donnons lui plutôt les moyens de produire lui-même sa nourriture. Pour dire ceci autrement, comment la diaspora beti devrait-elle agir, afin que le peuple ekang ou beti s’autonomise ? Quels sont les mécanismes et les instruments qui sont à la disposition de la diaspora beti pour quelle crée un pont de développement, un pont qui apportera son aide pour que la société s’autonomise facilement et rapidement ?

D’aucuns diront que j’emploie ou que j’invente des termes qui ne sont pas parfois accessibles au niveau de la compréhension, mais je crois que ce ne soit pas le cas ici, lorsque je parle du « pont de développement », c’est comme un pont qui relie deux villages ekang et qui permet la circulation des personnes, des biens et qui finalement permet à ces deux villages de pratiquer du commerce avec plus de rentabilité. La diaspora beti doit construire un pont de transfert des biens matériels et immatériels. Avant que je présente ce que ça veut dire dans la pratique, je voudrais faire deux remarques importantes :

* Lorsque je parle l’échec de la diaspora beti, je ne me retire pas du lot. Personnellement, j’ai échoué dans la vie et sur plusieurs plans. Que mes frères et sœurs ekang ne croient pas je suis ce bon exemple. Même au niveau de ma propre famille je n’ai été à la hauteur des exigences. Mais il n’est jamais trop tard dans la vie, c’est l’une des raisons personnelles pour laquelle je mobilise les ekang - j’ai finalement compris que faire du bien pour sa propre famille c’est aussi commencer à l’extérieur. Je sais que ceux qui matérialisent très rapidement la vie ne comprendront pas mes propos ici, retenez tout simplement ceci : Ma maman m’a mis au monde pour que je fasse ce que je suis en train de faire aujourd’hui, à savoir apporter ma contribution au développement du peuple ekang. C’est l’une de mes missions sur cette terre et pour l’accomplissement de cette mission, il y a un prix à payer du côté de ma propre famille. J’arrive à cette conclusion après des décennies de souffrance, d’incertitude, de contradiction etc. J’espère qu’un jour j’aurai le temps de me pencher sur mon clavier pour dire qui je suis vraiment, car j’ai parcouru jusqu’à présent un chemin seulement explicable par les forces qui viennent de loin.

* Dans un pays normal, où la politique est au service du peuple, on devrait plus attendre de la part des institutions de l’état une aide pour stimuler le développement dans nos régions. Mais tel n’est pas le cas, nous sommes à ce niveau obligés d’attendre que les gens plus soucieux et conscients arrivent au pouvoir. Deuxièmement, au Cameroun le peuple ekang n’a pas les moyens nécessaires pour assoire une autre philosophie de développement, aucune plateforme existante pouvant donner à ceux qui vivent dans ce pays d’espérer. On arrive alors à la conclusion que l’époque de gloire et de grandes ambitions pour le peuple ekang ne peut que naître et soutenue de l’extérieur du Cameroun. La diaspora beti doit être consciente de cet aspect : Les moyens dont on a besoin pour se développer dans ce monde en pleine vitesse ne peuvent venir que de l’extérieur et ceci d’une façon coordonnée. L’urgence actuelle est d’agir intelligemment pour transférer les biens matériels et immatériels vers nos régions soufrant de pauvreté.

La diaspora beti doit construire un pont de transfert des biens matériels et immatériels - Les axes d’orientations
1
Un regroupement efficace
Selon moi le regroupement représente le seul moyen efficace pour bénéficier au maximum des instruments que nous proposent les pays occidentaux comme par exemple l’Allemagne. Il est alors important de comprendre que nous devons accentuer nos efforts pour éviter les luttes internes au sein des regroupements et se concentrer plus à les préserver. Il faut aller au-delà et comprendre que toute forme de regroupement a des objectifs - c’est en travaillant pour atteindre ces objectifs qu’on évite facilement à arriver à des confrontations internes.

D’après mes expériences, le monde occidental, je parle d’abord ici de l’Europe, met à la disposition des regroupements des instruments pour pouvoir arriver facilement à leurs buts. Ces instruments sont généralement d’ordre financier ou infrastructurel. C’est important de se regrouper parce que :
(1) Comme je le dis toujours, il faut fusionner les efforts et les idées. Le monde actuel fonctionne en majorité grâce à la complémentarité. C’est grâce à elle qu’on accélère les processus, on réduit les efforts à dépenser sur tel ou tel plan etc. Lorsqu’on n’est pas en mesure de tout faire, on cherche des gens qui apporteront du support à tel ou tel niveau. Et pour les ekang du Cameroun, rien ne bougera tant qu’on n’acceptera pas d’entrer dans cette logique.
   
(2) En prenant l’Allemagne comme exemple, je reviens sur le « jeux important » qui se cache derrière les regroupements. L’Allemagne finance le développement en Afrique et au Cameroun en particulier - un ministère spécial a été mis sur pied pour cela. L’Allemagne dépense de grosses sommes d’argent pour aider l’Afrique à se développer (un budget annuel qui dépasse une centaine de millions d’euros) et ne donne pas directement cet argent aux gouvernements africains, mais plutôt aux organismes allemands qui sont les agents de développement. Ces organismes avant de recevoir de l’argent de l’état allemand doivent justifier les fins des financements qu’ils demandent- le plus important ici, c’est de savoir que dans la plupart des cas, l’état allemand ne sort de l’argent que si et seulement si les agents de développement allemands présentent des regroupements africains (association, organisation, entreprise, institut etc.) comme leurs partenaires, quelque soit l’endroit où ces partenaires sont localisés. Maintenant, les organismes allemands de développement, qui ne vivent que grâce aux moyens que l’état allemand met à leur disposition, recherchent les associations et organisations africaines pour aller en partenariat avec elles, sans elles ils ne pourront non plus exister. Comme nous n’avons aucune association beti digne de nom en Allemagne, comment est-ce que nous aurons donc la possibilité de profiter de ces « gros marchés financiers » que les organismes allemands se partagent avec des associations africaines ?
   
(3) C’est important de se regrouper parce que les mécanismes de fonctionnement des fonds internationaux nous exigent à le faire - il faut créer des cadres juridiques pour profiter au maximum des financements qui proviennent des états, des fondations et d’autres formes d’organismes. Généralement le cadre juridique qu’on crée facilement est l’association à but non lucratif pour éviter de payer des impôts et de se confronter à d’autres formes de tracasseries administratives.
   
(4) C’est important de se regrouper parce que nous accédons facilement aux infrastructures, nous pouvons facilement signer des coopérations etc. A travers un regroupement juridique, nous gagnons une marge de crédibilité et le travail devient plus professionnel.
   
 
     
 
Mon appel, mettez les associations, les organisations, les entreprises et les instituts sur pieds, c’est au sein de ces structures que la diaspora beti sera à la hauteur de créer et de faire fonctionner le pont de développement.
 
     
 
2
La construction des plateformes ekang
Un extrait d’un des mes articles…

« Le message le plus important de la mobilisation est celui de la création des plateformes adéquates pour un développement durable. L’organisation dont je parle toujours ne se fait qu’à travers des plateformes. Maintenant qu’est-ce qu’une plateforme ? Dans uns sens purement technique, ce serait facile, en fonction des domaines, de répondre à cette question - dans un cadre social ou de développement le mot « plateforme » a toujours sa place dans la mesure où une plateforme constitue une solution à un problème bien donné. Les activistes sociaux créent par exemple des associations comme plateforme pour résoudre les problèmes sociaux - le CEMAC est par exemple une plateforme politique pour promouvoir l’économie en Afrique centrale - la FIFA est une plateforme sportive pour promouvoir le football dans le monde. Vincent Fouda, pour gagner les élections 2011 au Cameroun, a créé sa plateforme « Cameroun Génération 2011 » à consulter sur www.generationcameroun2011.com.
Bref, la création des plateformes appropriées est la clé du développement et de l’innovation. »


Du même article, je dis ceci…

« Sur la scène internationale hors du Cameroun, un bon nombre d’activités de développement de la diaspora camerounaise sont observées. En général le dynamisme camerounais hors du Cameroun est positif, mais malheureusement celui-ci est en train d’avoir lieu sans trop l’influence des ekang. Les plateformes de développement qui naissent et qui fonctionnent, sont d’une manière générale aux mains des compatriotes camerounais qui ne sont pas des ekang.
Pour ceux qui ne sont pas soucieux de la situation géopolitique et géoéconomique du Cameroun (une situation d’équilibre dans les domaines les plus fruiteux), ce dynamisme qui se passe pratiquement sans nous, représente en première vue un problème qui ne nous concerne pas. Ceux qui observent l’évolution du Cameroun avec d’autres yeux se feront avec raison du soucis de notre situation, dans la mesure où un « leadership camerounais » hors du Cameroun se forme sans que nous fassions vraiment partie. Les vrais décideurs des plateformes construites par la diaspora camerounaise ne se trouvent pas vraiment entre nos mains. »


Et je termine en disant ceci…

« Lorsque les Allemands investissent au Cameroun, ils prennent d’abord contact avec des plateformes camerounaises qui fonctionnent - c’est à ce niveau que les grands enjeux se jouent et se joueront dans l’avenir. Les investisseurs étrangers ne viendront plus directement traiter avec le gouvernement camerounais qui n’a pas d’experts appropriés, mais plutôt avec ceux qui ont fait leurs preuves en construisant des plateformes appropriées. »
 
     
 
Mon appel, Le Mouvement Nkul Beti est une plateforme importante, mais elle ne suffira pas seule pour résoudre tous nos problèmes. La diaspora beti doit profiter des infrastructures qui existent dans les pays occidentaux pour construire d’autres plateformes.
 
     
 
3
Le développement des structures locales
Le pont de développement qui est à réaliser exige que des structures locales servant de relaie soient créées. Puisqu’on parle de transférer les biens matériels et immatériels, il faudrait absolument avoir des cadres qui nous permettrons d’en tirer profit des biens qu’on aurait transférés. C’est à ce niveau qu’interviennent les structures locales de développements. Qu’est ce qui fait la caractéristique essentielle d’une structure de développement ?
(1) Elle permet de créer un multiplicateur de développant en exploitant les biens que la diaspora beti transfère. Cette structure peut être une association, une entreprise, une organisation etc.
   
(2) Elle redistribue les biens transférés en créant des emplois ou en stimulation la naissance des projets. La diaspora beti doit jouer le rôle de créateur d’emplois ici.
   
(3) Une structure locale peut aussi jouer le rôle de formateur, sans la formation des personnes, les biens transférés n’apporteront pas des résultats considérables.
   
(4) Le peuple doit plus investir pour s’autonomiser et c’est avec l’aide des structures locales fonctionnelles que nous arriverons nous-mêmes à prendre notre devenir en main.
   
4
Le partenariat et le rôle des organismes internationaux
J’ai commencé à présenter un peu plus haut l’importance des partenariats. Et j’achève ici en insistant encore que c’est en général dans le partenariat que les choses se déroulent rapidement : on épargne en énergies et en coûts ; on gagne en savoir-faire ; on se crée de nouveau marchés etc.

Il faut préciser que nous avons plusieurs possibilités d’aller en partenariat, entres autres :
(1) Le partenariat local entre deux structures locales ekang
   
(2) Le partenariat local entre une structure locale ekang et une autre structure agissant sur le territoire camerounais
   
(3) Le partenariat entre une structure locale ekang et un organisme international, qui en principe aura plus de moyens
   
(4) Le partenariat entre une structure locale ekang et une structure ekang de la diaspora
   
(5) Le partenariat entre deux structure ekang de la diaspora
   
 
     
 
Mon appel, quelque soit la forme du partenariat choisi, on gagne généralement, alors les détenteurs de projets, les développeurs, les activistes etc. rendez vos tâches faciles par le biais des coopérations. Et surtout que les ekang commencent entres eux à signer des accords de coopération.
 
     
 
5
Le transfert du savoir ekang
Notre capital premier est le savoir-faire et dans le cas des beti de la diaspora, c’est extrêmement important de transmettre le savoir acquis dans les pays industrialisés. Selon moi, ceux qui ont eu la chance de fréquenter les pays occidentaux, de visiter les universités et les écoles de formations, se trouvent dans l’obligation de mettre leur savoir-faire au service de la société. Comment cela peut se peux réaliser ?
(1) A travers des regroupements, en créant des associations ou en initiant des projets en fonction des compétences.
   
(2) En créant des plateformes de réflexions et d’apport au développement.
   
(3) En créant des structures locales développements, autour desquelles les emplois vont se générer.
   
(4) En créant des structures locales de formation dans le domaine où on détient du savoir-faire.
   
(5) En travaillant ensemble avec des partenaires internationaux, surtout du pays dans lequel on vit. Il faudrait agir ici de manière à convaincre les partenaires d’investir dans nos régions au Cameroun.
   
6
Le transfert de technologie et des infrastructures
Pour produire nous avons besoins de la technologie - les machines industrielles et de fabrications, les infrastructures pour arriver à la transformation de nos matières, les procédés de transformations, bref les connaissances nécessaires pour assoire l’industrie et les services dans nos régions. Nous devrons même penser au-delà en exportant la technologie, car il existe effectivement des domaines de l’ingénierie pouvant nous servir à devenir « exportateur des connaissances », le petit exemple ici est le domaine des technologies de l’information. Ce domaine a besoin seulement d’une petite volonté d’organisation pour qu’il soit productif chez-nous.

Objectivement nous n’avons pas les moyens (infrastructures, les finances, le savoir-faire, la technologie etc.) pour donner l’impulsion nécessaire au développement. Il faut ainsi repenser au niveau de l’acquisition des infrastructures de travail et de la technologie, surtout en allant à la conquête des entreprises et associations étrangères.

« L’apport des compagnies et des associations internationales est plus stratégique, dans la mesure où nous voulons par exemple développer les régions dépourvues de chez-nous. Ce but à lui seul demande déjà assez de ressources, que nous sommes obligés d’intégrer d’autres partenaires dans nos concepts. La manière intelligente d’agir ne consiste pas seulement à gérer les efforts et le génie des ekang, mais aussi à gagner des partenaires susceptibles de mettre à notre disposition leurs ressources (infrastructures, équipements, personnels, le savoir-faire, les finances, les chemins de distributions etc.) »
7
Proposer des services bénéficiant des effets de la mondialisation
S’il y a un aspect positif de la mondialisation, c’est que les moyens de communications actuels nous permettent de faire beaucoup de choses, même comme dans le cas du Cameroun les infrastructures de communication ne sont pas à la hauteur des exigences actuelles. Malgré cela, nous ne devons pas perdre de vue que c’est possible aujourd’hui de proposer des services dans les quatre coins du monde en restant chez soi - nous n’avons plus besoin de nous déplacer pour venir par exemple vendre nos services en Europe. Naturellement qu’il s’agit ici d’une vision idéale du monde actuelle, les problèmes d’infrastructures par exemple viennent relativiser cette nouvelle approche du monde. Le plus important selon moi est de se demander comment on peut en tirer profit du monde de communication - quelles sont les mesures à prendre pour générer des services tout autour d’Internet ? La réponse à cette question se trouve au niveau du savoir-faire, il faut créer des plateformes de communication permettant de vendre le savoir-faire des ingénieurs, des développeurs, des scientifiques, des médecins ekang vivant au Cameroun. Dans cet objectif, la diaspora beti doit se comporter de la sorte :
(1) Mettre à la disposition de ceux qui vivent au Cameroun des Instruments de travail (infrastructure électronique, accès à Internet, etc.)
   
(2) Créer un pont virtuel de développement qui reliera nos experts du Cameroun au Monde extérieur - il s’agit ici d’une plateforme sur laquelle les services se vendent et se gèrent.
   
(3) La diaspora beti en tant que promoteur se charge de trouver de la clientèle pour ceux qui vivent au Cameroun et qui sont associés à ce mode de service.
   
 
     
 
L’idée est un peu plus compliquée que je la présente ici, mais réalisable. C’est possible de vendre aujourd’hui le savoir-faire provenant d’Afrique au monde extérieur. Prenez l’exemple de l’Inde et des autres pays asiatiques.
 
     
 
8
Repenser les mécanismes de transfert d’argent et d’acquisitions des moyens financiers
Le Ghana nous a montré l’exemple que c’est possible que tout pays profite considérablement des avoirs de la diaspora. De ce fait il est aussi possible que le peuple ekang soit aidé efficacement par les avoirs de sa diaspora. Selon moi, la seule condition ici est de repenser les mécanismes de transfert d’argent, car je suis effectivement d’avis que l’envoi d’argent au Cameroun peut être modernisé avec de nouvelles formes de services. Il faudrait même aller plus loin en créant nous-mêmes des services de transactions financières.

Il faut alors innover pour que les taxes financières résultant des transactions entrent encore dans le cycle économique ekang. L’objectif ici est simple à formuler : Comment innover de telle façon qu’un ekang pour une taxe de transaction de par exemple de 4 euro paye seulement 2 euro et que le reste soit utilisé pour le développement social.

Le fond social de développement (FSD) qui vous a déjà été présenté est animé par ce genre de pensée. L’avenir nous dira !

Pour ce qui est de l’acquisition des moyens financiers, il est urgent de comprendre comment les fonds internationaux octroyés au développement du tiers monde fonctionne. Il s’est avéré que le « Fund Raising » représente un domaine important surtout pour les associations qui sont à la recherche des capitaux.
9
Internet au service du développement
« Je crois ici que je vais me faire des ennemis pour tous les ekang qui se retrouvent dans les réseaux sociaux comme facebook ».

Mes frères et sœurs, il faut faire attention en utilisant facebook par exemple. Un réseau social avec les « J’aime ça », « la photo de tel a été identifiée » etc. nous rend non productif, si on passe assez de temps à l’utiliser. Notre prochaine aliénation est programmée, car ce n’est pas à travers facebook que nous allons résoudre nos problèmes. Mon conseil, utilisez facebook en pensant toujours que dans le monde réel, le temps que vous consacré pour cette nouvelle vie peut être exploité plus positivement.

Il faudrait considérer Internet comme un instrument pouvant nous permettre de résoudre rapidement certains de nos problèmes. Il revient alors à nous de savoir comment mieux s’en servir. Selon moi la diaspora beti qui un accès très facile à Internet devrait se concentrer pour tirer au maximum profit de ce medium. Ceci commence par la construction des sites pour transmettre le savoir et promouvoir des métiers nouveaux et se termine par je ne sais quoi. La palette des services à travers Internet est effectivement assez élargie. Un peu de créativité de la part de la diaspora beti pour que sur ce plan nous ne soyons pas les derniers.
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