MOUVEMENT NKUL BETI
Mobilisation
Regard mitigé sur l’implication du RDPC à Akonolinga
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© Maurice Ze
Lors de la clôture de sa campagne électorale, le parti des flammes s’est célébré à Akonolinga en organisant un imposant meeting. Les vidéos que nous joignons à cette publication montrent un RDPC (Rassemblement démocratique du Peuple Camerounais) maître absolu du terrain dans le Nyong et Mfoumou. Par ailleurs, les résultats des élections municipales étant connus, le RDPC sort gagnant dans ce département avec 100% des voix. Les rdpcistes sont donc bel et bien chez eux. Toutefois, quel regard démocratique et progressiste portons-nous sur cette implantation dominante du parti des flammes ? Un parti unique est-il salutaire pour le développement d’Akonolinga ? Ville à l’agonie. Ville ayant perdu de sa gaité d’autrefois.
     Date de publication: 10-10-2013   06:16:42
Reconnaissons que le RDPC a suffisamment déployé des ressources pour organiser le 27 septembre 2013 un événement qui aurait pu faire rêver toute personne qui entretient des liens forts avec Akonolinga. En tenant compte de l’enthousiasme des militants, sympathisants et personnes neutres, il est fort probable que l’élite politique a su faire son travail pendant les meetings précédents qui ont lieu à Ayos, Endom, Mengan etc.

Au-delà de ce savoir-faire organisationnel que tout observateur neutre aurait attesté aux organisateurs, quelles sont les révélations intéressantes du meeting rdpciste qui pourraient engendrer une autonomie du département ? S’il est vrai qu’à l’époque déjà, les rassemblements du parti des flammes présentaient des allures imposantes mais sans contenance, deux décennies après, compte tenu d’une certaine maturité, des valeurs modernistes et progressistes qui nous animent, que pouvons-nous objectivement dire des problèmes auxquels Akonolinga fait face ?

Pendant que de nouveaux partis politiques émergent dans différentes régions du Cameroun, et au moment où le RDPC récolte d’une manière générale des résultats moins performants, dans le Nyong et Mfoumou, on dirait que le vent du multipartisme n’a jamais soufflé. Le meeting de clôture de la campagne rdpciste, et les résultats des élections municipales qui sont connus nous poussent à croire que la renaissance effective d’Akonolinga tardera à se mettre en route.

C’est avec certitude, voire même une certaine suffisance et aisance que les ministres présents et les intervenants ont déclaré que : « Akonolinga c’est le RDPC, Akonolinga c’est Paul Biya, cette ville n’accorde aucune place à l’opposition ». Ce qui nous ramène à un constat simple : La grande opposition camerounaise n’est pas présente dans le département. Et indirectement, l’une des causes de la « disparition progressive » d’Akonolinga est due au fait que le gens ne connaissent pas la diversité des offres politiques. Le RDPC est pour le moment la seule force politique présente sur les lieux. En fait, les populations expriment leur mécontentent face à tous les problèmes vécus au quotidien. Toutefois, elles n’ont aucune alternative politique que les éternelles promesses jamais réalisées du RDPC, parti unique.

Les rdpcistes ont accompagné leur meeting de clôture avec un spectacle musical. Toute personne qui aurait vécu cet événement majeur dirait qu’Akonolinga demeure le berceau du Bikutsi. On dit parfois que le talent nous permet d’agir pour sortir d’une pauvreté qui nous ronge les os. Il convient ainsi de savoir si la musique et le showbiz pourraient apporter aux ressortissants d’Akonolinga ce bien-être tant recherché. Parlant de bien-être, de quoi est-il vraiment question ici ? Quels sont les problèmes majeurs dont les populations attendent des solutions concrètes ? A notre humble avis, il manque une perspective économique et de leadership social pour que ces talents qu’abritent les uns et les autres éclosent vraiment. Le meeting du RPDC aurait donc été une occasion exceptionnelle de parler des questions de développement de la ville et du département. Etant le maître absolu du terrain, et faute d’offres politiques diversifiées, nous recherchons en vain un programme de développement bien conçu par le RDPC pour le Nyong et Mfoumou.

L’opposition camerounaise, qui semble ne pas donner une importance à l’électorat du département, semble aussi avoir abandonné cette ville à son propre sort en capitulant devant un RDPC fort. La parole revient donc à ceux qui sont aux affaires de dévoiler une feuille de route susceptible de stimuler une renaissance effective de la ville…et pour cela, il important de jeter un regard d’observateur averti sur les prises de parole des barons locaux du RDPC lors de ce fameux meeting.

Les hommes forts du RDPC ont abordé partiellement les problèmes locaux en commençant par l’état des routes. Selon les deux ministres présents, Akonolinga aura bientôt ses routes bitumées. « C’est déjà un acquis », ont-ils affirmé. En essayant d’expliquer les mécanismes politiques pour la réalisation des projets, les barons du RDPC ajoutent qu’il faut tenir en considération le temps d’exécution et les paramètres politiques qui font parfois que tel ou tel projet avance ou retarde. Afin de situer toute personne qui ne connait pas l’état d’urbanisation de cette ville, les routes se trouvent dans un état très insupportable pour les populations. D’ailleurs, depuis plus de deux décennies, la ville a continuellement vieilli, elle tend progressivement à se transformer en un grand village où les quartiers se jumellent faute des routes. Ville qui jadis se distinguait par ses différents quartiers a besoin urgemment d’un retraçage des routes…

Nous nous posons bien évidement la question de savoir si le bitumage des routes à lui-seul déclenchera le dynamisme communautaire nécessaire pour faire du département du Nyong et Mfoumou une région génératrice de revenus économiques, créatrice d’emplois et d‘opportunités pour les populations. Mais acceptons-le, les routes impraticables représentent un problème non négligeable. Dès-lors, nous attendons vivement que les dires des ministres se concrétisent.
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Le ministre Robert Nkilli et « sa vision »
En analysant l’allocution du ministre Robert Nkilli, l’homme politique le plus influent de la région, il invite ses frères et sœurs à construire des maisons dans le département. Il les invite aussi à se lancer dans la création de grands champs agricoles qui eux créeront de l’emploi pour les populations locales. Cet appel fait-il de Robert Nkilli un visionnaire ? Admettons que ce soit un modèle de développement. Mais après tout, cet appel du ministre doit être suivi et coordonné pour produire vraiment un début de prise de conscience de la part de l’élite millionnaire susceptible de créer de grands champs agricoles. Il serait donc temps pour le ministre du transport d’initier réellement un rassemblement de l’élite millionnaire. Des appels successifs sans moindre suivie aboutiront avec moins de chance à un résultat. Il convient de souligner ici que c’est n’est pas la première fois que Robert Nkilli invite l’élite locale à réaliser dans leur département d’origine. Robert Nkilli aurait-il effectivement l’objectif de contribuer à un développement durable de la région ? S’il en est ainsi, bien que l’agriculture de seconde génération que le ministre évoque ne soit pas la seule porte du développement, c’est une idée à soutenir. Après tout, il faudra commencer par quelque chose pour créer des emplois, pour faire jaillir l’économie locale. L’agriculture de seconde génération, malgré ses inconvénients, apporterait aussi des perspectives réelles à la seule condition qu’elle soit associée à des programmes de mise en place des structures locales de soutien à l’émergence économique locale.
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Place aux maires compétents
La parole du ministre des travaux publics Patrice Amba Salla est aussi importante que celle de Robert Nkilli dans la mesure où il évoque indirectement ce que la décentralisation du Cameroun attend des régions autonomes. Selon lui, « le vote d’un maire n’est plus une petite affaire ». Il souligne d’ailleurs, qu’ayant été maire à Ayos, ville devenue plus moderne qu’Akonolinga, il sait de quoi il parle.

En analysant à fond l’allocution du ministre Patrice Amba Salla, une ville comme Akonolinga a besoin d’un maire qui est animé d’un minimum de dynamisme afin de mieux profiter de ce que la décentralisation du Cameroun entraine de positif. Ce que nous croyons, les communes autonomes doivent elles-mêmes d’abord produire avant de vouloir l’aide de l’état. En revenant sur la situation catastrophique d’Akonolinga, le maire sortant avait pour seul moyen de générer des revenus que le prélèvement des impôts aux petits commerçants. Une activité loin des attentes d’une ville à l’agonie. La décentralisation voudrait que les populations locales prennent leur avenir entre leurs mains. Elles ont de ce fait besoin d’un leader qui innove, propose des concepts de développement, participe aux colloques internationaux, signe des partenariats nationaux et internationaux etc. Le maire échouant d’Akonolinga n’a pas cette compétence de faire rayonner la ville au rythme de la décentralisation.

La parole « très sémantique » du ministre Patrice Amba Salla et aussi celle du ministre Nkilli révèlent en fait qu’on ne voudrait plus d’un maire « dormeur ». Même au sein du RDPC, les attentes envers ceux qui sont aux affaires commencent à prendre une dimension plus sociale imprégnée d’un vœu de réussite locale. S’il y a un bon nombre d’années que certains maires de cette ville s’accaparaient de toute petite issue pour leurs propres intérêts, l’image du prochain maire se dessinera à travers ses ambitions pour la ville. En tout cas, nous sommes d’avis que l’investiture du prochain maire d’Akonolinga soit accompagnée des programmes de développements que les différents candidats présenteront afin de se faire élire.
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Chances réelles pour une force d’opposition
Malgré la dominance du RDPC, les perspectives politiques d’une force d’opposition locale sont-elles zéro ? Les populations locales ne connaissent que le RDPC comme seule maison d’accueil politique. Dans Akonolinga et ses arrondissements, on vit au rythme du RDPC. L’opposition locale qui se constitue au sein du parti des flammes n’entraine pas une fragmentation du parti. On finit de régler les disputes à l’amiable en conservant son unité. Ce qui explique par ailleurs que les candidats aux élections n’ont présenté aucun programme au public, les ministres ressortissant du département décident et fixent la route à suivre. Dans cette situation alarmante pour la démocratie, nous croyons naturellement qu’une force d’opposition aura du mal à s’implanter dans le Nyong et Mfoumou. Toutefois, si les rdpcistes dans un avenir proche ne produisent pas de résultats concrets pour le bien d’Akonolinga et sa renaissance, les chances pour la naissance d’une force d’opposition y seront réelles.
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A propos des vidéos
Nos excuses pour le caractère amateur des vidéos listées ci-dessus. Elles ont été prises par un téléphone NOKIA.







Allocution du Ministre Patrice Amba Salla





Pas de danse du Ministre Robert Nkilli



Allocution du Ministre Robert Nkilli

Maurice Ze
Natif d’Akonolinga
maurice@zemprosys.com
00237 90464362
   Commentaires
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Ella Mvogoh Bruno  10-10-2013   /13:39:13 | la politique à akonolinga
ce que vs devez comprendre c'est que ako,oli,ga etait qu'en meme la ville de l'ex firt lady de regret memoire il n'est donc pas question de perdre cette position aupres de prince. par ailleur ce n'est vraiment pas de la contradiction donc ns avons besion mais des investisseurs pour remplacer l'etat à tout faire . or nos minister riches n'ont vraiment pas fait un effort pr l'etre donc risque zero à moins d'investir ds un truc plus ou moins louche pr ne pas dire qui rapporte plus de 100 pc. donc investir à akonoolinga c'est d'avance une perte seche. mais comme vs avez la chance d'avoir au moins le bikutsi , on amuse la galerie en attendant la prochaine election. quant au maire toutes les oportunités st accaparées par ceux qui l'on mit en place et les realizations ne st jamais à terme c'est ça le risqué de nos homes d'affaire. je peux en dire plus mais je m'arrete la pr ne pas tuer votre enthousiasme il peut tjr avoir une breche. heuuuuu je ne suis pas de labas mais c'est comme ça partout et je suis bien place pr le dire
 
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