MOUVEMENT NKUL BETI
Mobilisation
Remettons la compétence éthique au cœur de notre engagement social
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© Maurice Ze
Remettons la compétence éthique au cœur de notre engagement social pour préserver d’une part l’identité professionnelle, d’autre part pour produire effectivement des résultats utiles à la société.
     Date de publication: 03-03-2013   15:12:06
Faut-il capituler face à des pratiques et comportements indésireux des uns et des autres ? L’exemple positif de Fabien Didier YENE nous donne espoir. Ce Fabien qui participera au Forum Social Mondial (FSM) à Tunis du 26 au 30 mars 2013 nous enseigne et nous montre à travers son style exemplaire que nous devons continuer à booster l’excellence des peuples et des individus. Une capitulation ou une renonciation à la construction d’une société exemplaire face aux comportements qui prédominent et qui empêchent l’éclosion de cette société est un échec et en même temps, elle représente une trahison. En capitulant, on trahit les individus qui ne nous déçoivent pas et qui mènent le même combat que nous, celui de bâtir une société exemplaire. Toujours est-il que ce n’est pas vraiment facile d’affronter ou de comprendre un monde miné des maux qui l’empêchent d’évoluer ou d’accéder à son excellence tel que le peuple Ekang ou les beti du Cameroun.

S’il est vrai que la promotion des individus n’apporte pas vraiment les résultats que je me souhaite d’une part à cause des « apprentis sorciers » du professionnalisme qui sont les garants d’une Afrique non gagnante, Fabien Didier YENE, à chaque fois que mon regard se tourne vers lui, me donne l’envie nécessaire pour poursuivre la « campagne d’installation des nouveaux leaders ».

Fabien est devenu à mes yeux une référence. En fait, je sais de quoi je parle dans la mesure où j’ai un parcours assez long en matière de mobilisation et de sensibilisation des individus. C’est rare de trouver chez les Ekang, les hommes et les femmes qui ont de la passion pour ce qu’ils entreprennent. La passion, cette condition presque sine qua non pour parler des acteurs d’un monde de solidarité et de réussite. Fabien est un homme qui vit et meurt pour une mission, celle de la circulation non restreinte des personnes dans ce monde devenu village. Je connais Fabien depuis 3 ans environ, il est devenu selon mon appréciation un leader Ekang. Le Mouvement Nkul Beti dans l’ensemble se réjouit de soutenir Fabien qui connait exactement ce qu’il se souhaite, et qui met tous les moyens en œuvre, acceptables pour tous, afin de réaliser et de vivre sa vision.

On ne s’intronise pas au rôle de leader. On ne se proclame non plus leader. Ma compréhension me dit qu’on devient leader lorsqu’on travaille dur, sans relâche, pour réaliser une vision et pour finalement apporter une contribution considérable et positive au changement du monde dans lequel nous vivons. Seulement, il faut éviter de se contredire dans des actions d’inégalité, d’injustice et d’abus. Même lorsqu’on jouit déjà de ce rôle de leader, il faut continuer à travailler sur sa crédibilité et montrer tout au long de son parcours le bon exemple. Un leader a une responsabilité sociale et éthique envers la société.

Chacun peut définir le leadership comme bon lui semble mais le point commun dans toutes les définitions est selon moi : « travailler dur, avec passion, tout en utilisant des méthodes claires acceptables pour tous, pour apporter une contribution considérable à un monde meilleur »

Devenir leader n’est donc pas une question de force et de frappe, ni une question de « se mettre du mauvais côté » qui nous disqualifie automatiquement tout en perdant notre crédibilité.

Aujourd’hui d’aucuns m’accusent de réclamer le leadership, pourtant je ne me suis pas intronisé comme un leader. C’est grâce à mon travail depuis des années que je me retrouve finalement comme un des porte-paroles d’une société en souffrance. Je suis au carrefour de cette société. J’écoute attentivement les problèmes de ceux ou celles qui m’approchent et en même temps, avec mes moyens modestes, j’essaie d’aider toute personne qui trouve en moi une source d’inspiration et de motivation. Ma passion de voir naître un monde équitable et prospère autour de nous Africains me rend parfois aveugle voire même ignorant. Mais toujours est-il que je ne perds pas de vue mon vœu de voir les gens se mobiliser pour créer une dynamique sociale.

Que mes protagonistes ne confondent pas les thèmes de leadership que je défends vivement avec des ambitions quelconques de leadership. M’est-il arrivé un seul instant de vouloir me positionner comme le leader des Ekang ? NON. Mon seul souhait ou ma seule ambition légitime est d’apporter ma contribution au développement de l’Afrique par mes méthodes que des milliers de personnes acceptent et trouvent favorables à la modernisation que nous avons tant besoin.

Ce qui me caractérise c’est cette naïveté, celle de croire à un monde meilleur et saint. Mais au fond, cette même naïveté constitue une arme qui m’offre une longueur d’avance sur ces imposteurs qui voudraient se mettre au-dessus des règles d’une société juste. Ceux-là qui croient qu’un nous tous tolérions un monde où on ne respecte pas les règles élémentaires d’une société fonctionnelle. Mais heureusement, de valeureux individus que je classe au rang de « femmes et hommes d’honneur » viennent nous montrer qu’on peut aussi agir autrement. OUI, nous pouvons aussi agir avec des moyens propres pour arriver à la réussite.

A mon avis, la réussite n’est pas nécessairement conditionnée par des actes malsains. Le comble, les imposteurs s’éternisent à croire que toute réussite a une valeur. Pourtant, il y a des réussites amères qui enfoncent la société dans un trou sans issu. C’est faux de croire que toute réussite a une valeur pour la simple raison qu’il faut savoir apprécier la valeur d’une réussite pour jouir aisément d’elle. Tel n’est généralement pas le cas chez les imposteurs qui utilisent tous les moyens possibles pour arriver rapidement à ce qu’ils se souhaitent.

Atteindre la réussite, et surtout cette réussite sociale dont nombreux sont en quêtes, est une question de choix. On fait le choix de servir le peuple. Dans mon cas, j’ai fait le choix d’aider le peuple en mettant l’accent sur le professionnalisme, les propositions et le développement des solutions profitables pour tous. Je tiens à me courber devant toute personne qui a fait ce choix de servir le peuple en restant toujours du bon côté, malgré toutes les tentatives d’une Afrique du désordre, des abus et des marabouts de la réussite.

Des doutes m’emportent. Faut-il continuer à rouler le tapis rouge pour que les plus éveillés de la société en profitent, et qu’ils exploitent les possibilités qui leurs sont données ou faut-il tout abandonner et se concentrer sur moi-même ? Faut-il continuer à aider des gens qui ne connaissent pas ce que j’appelle « le salut des mérites », et qui par conséquent se lèvent et détruisent sans regret les efforts entrepris, d’ailleurs pour leur bien ? N’est-il pas temps que le phénomène d’individualisme me rejoigne afin d’éviter ces « apprentis sorciers » qui viennent empoisonner le monde des professionnels à travers leurs comportements indésireux ?

Avec ma modeste contribution, je participe à la promotion des individus mais c’est vraiment dommage que dans la société Ekang la jeunesse reprenne le même chemin que leurs ainés. L’ignorance de croire que ce que l’autre fait est facile à atteindre, le non-respect des efforts d’autres personnes, le manque de discipline, l’envie abusive d’atteinte à la réussite et tous les autres maux que nous connaissons prédominent. Pourtant, dans le cas du Cameroun il faut se réorganiser avec de nouvelles valeurs surtout morales.

Nous devons tourner le dos aux manières injustes ! Les nouveaux leaders s’engagent à montrer le bon exemple. C’est à ce niveau que commence le vrai développement. Les nouveaux leaders ne vivent pas dans cette croyance que tout est facile, qu’on peut se lever et piétiner les efforts entrepris par d’autres personnes. NON ! Les nouveaux leaders ont d’abord du respect par rapport à ces efforts avant d’apporter leurs propres contributions. Il est fort probable de ne pas être à la hauteur de produire soi-même des résultats si on manque de capacité morale pour évaluer et apprécier la performance d’une autre personne.

Nous avons le devoir de maintenir le respect d’une certaine éthique ou le savoir-être dans le monde du travail. Je dis à mes protagonistes que je lutte farouchement contre les actes injustes et j’œuvre pour la reconnaissance des valeurs et des efforts des individus. Je ne partage pas ce vampirisme social qui fait qu’on soit toujours prêt à s’emparer des biens, des efforts et des réussites qui ne nous appartiennent pas. Malgré l’individualisme qui règne de tous les côtés, je reste convaincu que ce vampirisme social constitue un frein énorme au développement. Le monde des professionnels ne fonctionne que grâce à la compétence éthique. Une équipe professionnelle ne saurait se constituer si chacun de ses membres ne met pas de valeur sur les aspects qui consolident les relations humaines.

Mon approche consiste à évoluer en respectant les normes élémentaires du professionnalisme qui exigent qu’on doit bosser dur pour produire des résultats, que tout effort professionnel produit par un individu mérite un salut. On ne s’empare pas du projet de quelqu’un sans avoir une légitimation. On ne « perturbe » pas la réalisation d’un projet social pour des raisons d’égo ou pour des calculs malsains. Pour moi c’est affront contre le professionnalisme.
Les gens malintentionnés font échouer sans remord des projets sociaux destinés à aider les populations soufreuses tout simplement parce qu’ils veulent à tout prix se profiler ou « devenir leader » sans penser aux conséquences. Nous sommes tous unanime qu’au Cameroun les beti doivent enfin créer une dynamique sociale. Comment donc qualifier et justifier les actes qui stoppent ou qui ralentissent toute initiative œuvrant pour cette dynamique sociale ?

Pour devenir leader dans le Cameroun de Demain et chez les beti en particulier, il n’y aura qu’un seul chemin c’est-à-dire le travail et la discipline professionnelle. Le chemin du leadership ne passe que par là en même temps, nous devons mettre tout en œuvre pour que règne le respect des valeurs, le respect des efforts des gens, la passion d’aider la société à se développer, la capacité d’écoute et de faire des propositions etc.

Les nouveaux leaders ne sauraient être le fruit du maraboutage ni des comportements indésireux. Les nouveaux leaders se créent eux-mêmes leur chemin par leur choix de participer considérablement à l’amélioration du monde. Nous ne demandons pas à chacun d’aider à la construction du Cameroun. Toutefois, les individus qui restent indifférents à la solidarité moderne, à l’esprit collectif et au dynamisme communautaire doivent aussi respecter le choix que nous autres avions fait pour créer des perspectives réelles aux jeunes et familles. Tout acte visant à détruire ces perspectives doit être condamné.

Pour l’Afrique en général, le monde des professionnels ne doit pas tolérer ces « apprentis sorciers » qui se mettent au-dessus des règles élémentaires d’une société juste pour satisfaire leurs besoins personnels. Nous voulons une Afrique autrement. Nous voulons une Afrique positive soucieuse d’édifier un nouveau pacte social plus avantageux au développement et à la prospérité. Une Afrique qui tolère des comportements malsains et qui bafoue l’éthique du travail est mal partie.

De ce fait, remettons la compétence éthique au cœur de notre engagement social pour préserver d’une part l’identité professionnelle, d’autre part pour produire effectivement des résultats utiles à la société.

« Agir en professionnel implique pour des groupes d’individus qu’ils sont soumis à la loi des professions et sont par le fait même membre en règle d’un ordre professionnel »
The Independent
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Le peuple ekang se retrouve aujourd’hui au Cameroun, au Gabon, en Guinée Equatoriale, au Congo, à Sao-Tomé et Principe, en Angola et dans la diaspora. « On parle d’environ 12 à 14 millions d’hommes et de femmes unis par une histoire, un parlé différent d’une langue la nuance est nécessaire ici, une cuisine, des us et coutumes qui leur sont propres et les différentient des autres peuples bantou. »
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