MOUVEMENT NKUL BETI
Mobilisation
En attendant le Forum International Ekang : Mon secret à la jeunesse
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© Maurice Ze
C’est quoi la grande leçon après ces années d’endurance et de travail intense pour la plateforme MNB ? J’ai tellement de choses à vous dire sur ce plan que je dirais finalement : « Tout ce que je sais, c'est que j’ai envie d’emporter la jeunesse pour vivre les mêmes rêves ».
     Date de publication: 06-05-2012   04:52:55
C’est depuis plus de 3 ans que je me trouve dans l’aventure « Mouvement Nkul Beti ». Je déploie des efforts « extraterrestres » pour donner une perspective au peuple ekang ou créer un symbole commun de réussite. C’est donc tout fait normal que je m’épuise physiquement et moralement. Il m’arrive parfois que les doutes m’envahissent et que je me retrouve dans une situation de stress inexplicable. Après tout je suis un être humain et heureusement que je pratique intensivement du sport qui me permet de régénérer et de garder mon optimisme et sang-froid. Les professionnels vous diront que partir d’une idée abstraite à une concrétisation n’est pas chose facile. Il faut s’attendre à tout, surtout être en mesure de supporter les forces agissantes parfois négatives.

En attendant le Forum International Ekang, je voudrais motiver la jeunesse en prenant l’exemple sur moi. Je crois que c’est le moment de passer un message à la jeunesse pour lui montrer qu’il est important de rêver mais aussi il faut s’appliquer. Je crois aussi que c’est le moment de signaler aux amis du Mouvement Nkul Beti et surtout à la jeunesse que pour le travail effectué autour de ce projet, je ne perçois rien ni de quelqu’un, encore moins d’une organisation quelconque. Autrement dit mon engagement va au-delà de ce que beaucoup s’imaginent, sans oublier toutes les conséquences négatives qui viennent directement agir sur ma vie privée. L’engagement demande parfois de se priver de beaucoup de choses…

Le prix que je paie est assez grand mais après tout, je suis le premier gagnant de cette campagne de mobilisation et c’est la grande leçon. Apres un « travail de fou », pendant que je fais la promotion d’autres personnes, indirectement je m’implante au sein de cette société en quête d’orientation et d’options pratiques. Je ne peux donc que motiver tous les hommes et femmes de bonne volonté et surtout la jeunesse, de continuer à œuvrer pour un monde équitable et vivable pour tous. Et à tous ceux qui nous observent sans un moindre effort dans l’engagement social, je dirais qu’il est temps de donner un autre sens à vos vies.

Travailler pour les autres ne voudrait pas nécessairement dire « négliger sa propre personne, ses propres ambitions et ses projets personnels ». Je crois qu’il faut garder notre lucidité et savoir combiner nos vœux individuels avec les attentes collectives. Si nous parvenons à trouver le juste milieu, évidemment nous avançons pour nous-mêmes aussi.

Il y a de cela 4 ans environ, je m’en souviens encore comme hier, une connaissance à moi, me signalait dans la tendance du « beti-pessimisme », que je n’étais pas « connu » et qu’il me fallait par conséquent, un cadre de promotion. D’avance une approche apparemment innocente n’a rien d’intrigant. Toutefois lorsqu’on vous fait une offre pour vous « étouffer » ou dévier votre projet naissant (ici le Mouvement Nkul Beti), alors il faut prendre cette offre avec des pincettes. J’avais donc répondu à mon « fameux conseiller » que le jour où je sentirai le besoin de me faire connaître auprès des camerounais, je le ferai avec les moyens dont je dispose. Dans le même ordre d’idées « beti-pessimistes », beaucoup m’ont traité d’ambitieux à outrance, à la limite d’homme « sans pieds sur terre » lorsque je rêvais de mobiliser les beti de partout dans le monde. Les concernés n’ont pas compris à l’époque, peut-être parce que j’avais une longueur d’avance. Mais comment expliquer aux uns et aux autres qui ne comprennent toujours pas que : la mobilisation est possible et elle se pratique même déjà ?

Aujourd’hui, en admettant que je suis devenu une personne assez publique au vu des nombreux contacts que j’enregistre, la jeunesse doit donc comprendre qu’avec la volonté, l’effort et la persévérance, l’homme peut déplacer les montagnes. Surtout, ne capitulons jamais devant les obstacles en ces moments où le phénomène de la communication nous offre de grandes opportunités afin de nous armer contre l’adversité et les frontières. Les grands champs de bataille en Afrique ne se trouvent plus au niveau de la politique. Les grands champs de bataille se résument au niveau de la construction des plateformes qui permettront aux individus à mieux s’organiser, pour mieux partager. C’est à travers ces plateformes que la jeunesse saura revendiquer ses droits, qui ne sont rien d’autre qu’un minimum de chances pour sa propre émancipation. Le Forum International Ekang qui se trouve encore à ses débuts constitue une plateforme socioculturelle et économique pour une dynamique sociale et locale.

Si je me réfère au contexte camerounais, la jeunesse est responsable d’elle-même, elle doit enfin se réveiller pour prendre à contre-pieds leurs dirigeants, pas nécessairement à travers des émeutes, mais plutôt utiliser l’organisation et le talent comme instruments pour arriver à ses droits. Tout passe d’abord par l’organisation et rien que l’organisation. Et c’est pour cette raison que j’insiste sur la réorganisation du pouvoir social. MNB est une forme d’organisation et chaque jeune Camerounais est libre d’initier une forme d’organisation, pour contribuer au développement du Cameroun en particulier et de l’Afrique en général. S’il y a une grande leçon après ces années d’endurance, je dirais à la jeunesse de se salir licitement les mains. Dans la mesure où depuis longtemps, nos dirigeants ne sont pas capables de nous proposer de grands changements positifs dans vos vies, il n’y a rien de bon à attendre de ces derniers. Nos dirigeants refusent de comprendre ou d’admettre comment le monde actuel fonctionne. Dès lors, les innovations sociales ne se produiront presque jamais tant que la jeunesse ne deviendra pas elle-même autonome.

C’est important de travailler pour ses ambitions même si celles-ci sont minimes. Ainsi, Jeunes Africains, ne vous laissez pas étouffer dans ce que vous comptiez entreprendre ! Il n’est non plus question de sombrer dans le désespoir alors que la vie vous réserve de grandes surprises. La planète des réussites est fabuleuse. Mettez-vous donc à l’œuvre et sortez de cette logique où la nonchalance domine votre quotidien !

Me concernant personnellement, je suis un rêveur, ambitieux et en même temps un grand bosseur car j’ai compris que le seul moyen d’arriver à réaliser ses rêves est la voie du travail. Que diriez-vous si je vous informe aujourd’hui que je travaille environ 14 heures de temps par jour et ceci, depuis plus de 8 ans déjà ? La poursuite de la réussite n’est pas facile, il faut s’appliquer et vraiment très bien. Il faut se discipliner pour arriver à des exploits, rien ne s’obtient ou ne se donne pour rien. Malheureusement dans la société africaine, on tend à oublier que c’est d’abord l’effort personnel qui compte. Et les conséquences négatives sont visibles aujourd’hui, dans un pays comme le Cameroun où au lieu de récompenser l’effort, la vie active se voit plutôt réglementée par la corruption. On a institutionnalisé la corruption comme instrument de mérite et de reconnaissance en oubliant les vrais avantages d’une société compétitive, grâce à l’effort, la discipline, l’esprit de créativité, le savoir-faire, tant individuel que collectif.

Afin que la jeunesse se remette sur les rails du travail, ce n’est pas l’esprit de favoritisme, de corruption et de nonchalance qui apportera une dynamique sociale… Nous qui avions eu la « chance » de passer une bonne partie de nos vies en dehors du continent africain, savions que l’Afrique noire a besoin d’une nouvelle forme de culture en matière d’organisation et de travail. Le clientélisme, l’inertie et la concussion érigés en systèmes dans la plupart des pays d’Afrique noire constituent une grande tromperie car le monde des exploits, celui des handys, des ipad, des médecines modernes, de l’assurance maladie, du pain quotidien assuré… est le fruit du travail et rien que le travail.

Pour moi, « je suis un guerrier ekang de la nouvelle génération » qui ne capitule pas devant les intimidations, l’adversité, le chantage et les menaces. Le Forum International Ekang est le moment idéal de sortir d’une campagne médiatique afin de bouger les choses d’une autre manière, vers une grande victoire. J’ai compris beaucoup de choses entre temps : Je suis un « entrepreneur » et non un activiste social. Je suis un technicien et non un combattant qui prône la modernisation sans être capable d’agir effectivement pour que celle-ci arrive enfin. Je suis un spécialiste des TIC, mais pas un promoteur de site web qui se contente seulement à relayer les informations. Je suis un créateur avec une obsession d’innover ou de proposer des produits utiles à nos vies.
Je dirais que je suis un « moderniste averti » et non un combattant politicien comme ces frères camerounais qui se mêlent de la politique sans aucune vision pratique pour le Cameroun.

Vous me demanderiez donc pourquoi je continue à me pencher sur mon clavier d’ordinateur pour rédiger des messages au lieu de me concentrer uniquement aux activités plus utiles à la modernisation tant prônée telle que la réalisation des projets. Je répondrais une fois de plus : « Tout ce que je sais, c'est que j’ai envie d’emporter la jeunesse pour vivre les mêmes rêves ».

D’un côté, la jeunesse engouffrée dans un lot de problèmes a besoin des gens qui se lèvent pour réclamer leur autonomie et sensibilisent la masse pour une autodétermination. En outre, je crois que je fais partie de ceux-là qui ont marre d’une situation défavorable pour nous tous, alors qu’il suffit d’une dynamique économique pour que nos conditions de vie s’améliorent. En écrivant je souhaite ainsi réveiller la masse qui apparemment, a oublié que c’est l’économie qui détermine nos vies. De l’autre côté, je voudrais m’exprimer pour décrire le « monde meilleur » que je m’imagine, le chemin que je me souhaite pour la jeunesse. C’est regrettable, car nous avons tout fait et avons offert à tous un moyen pour pouvoir s’exprimer librement, mais apparemment personne ne comprend ce que c’est que « faire valoir ses idées » par le biais des médias. Tout le monde doit apprendre à lutter, à vivre ou à mourir pour ses idées, car chacun peut participer à la construction d’un monde meilleur. Je suis persuadé que toute personne est utile sur cette terre. Or, si parfois vous vous sentez inutile, regardez autour de vous pour vous apercevoir que le monde a besoin de votre participation.

De toute façon, je continue à m’exprimer et à faire des propositions… je continue à mener ce combat en me soumettant maintenant à l’organisation du Forum International Ekang. J’aime me ranger du côté des hommes et femmes de valeur, car j’ai cette folle envie continue d’aider les pauvres et les plus faibles de la société en créant des mécanismes favorables à une dynamique sociale.

Je dirais à la jeunesse de prendre le Forum International Ekang comme un moyen de participer activement à la mise sur pied d’un cadre de promotion plus compétitif. La jeunesse est appelée à ne pas rester à l’écart, mais plutôt de s’y mêler avec son dynamisme et son appréhension du monde actuel. Que la jeunesse fasse du Forum un vrai événement en utilisant les moyens de communication actuelles pour rendre le travail que nous faisons présents dans les médias et réseau sociaux.

Je vis de cette croyance, que nous allons tôt ou tard installer MNB et son projet FIE parmi les nouveaux révélateurs, dans les questions du développement africain.
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Le peuple ekang se retrouve aujourd’hui au Cameroun, au Gabon, en Guinée Equatoriale, au Congo, à Sao-Tomé et Principe, en Angola et dans la diaspora. « On parle d’environ 12 à 14 millions d’hommes et de femmes unis par une histoire, un parlé différent d’une langue la nuance est nécessaire ici, une cuisine, des us et coutumes qui leur sont propres et les différentient des autres peuples bantou. »
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